2 avril 2012

Susciter un intérêt sur un exercice mathématique par l’amusement?

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En plein travail autour d’un rallye scientifique (un article bientôt présentera l’activité, une fois qu’elle sera testée), nous étions dans la perspective de créer 5 énigmes mathématiques. Notre projet s’inspirait grandement du rallye mathématique de la Sarthe.

Ici, les énoncés sont clairs et épurés ne laissant pas de place au doute.

 

Notre premier jet donc ressembla beaucoup à des énoncés type ceux d’un livre classique, peu attractif au premier abord, l’intérêt de les effectuer n’est donc seulement que l’idée de compétition entre les classes.

Lors d’un rallye, doit-on  proposer des énoncés que l’on peut faire en classe?

Notre cher collègue de SVT a lui proposé sa première énigme autour de l’ornithorynque.

ornithorynqueL’énigme raconte l’histoire d’Ornitho Virenque (ouh! le jeu de mot) qui recherche ses origines et le travail des élèves est de créer la carte d’identité d’Ornitho.

Bien sûr, l’objectif des élèves est de la remplir et d’un coup d’oeil bien avisé, on remarque que l’on demande le type d’espèce qui est le cœur de l’énigme.

L’histoire est attrayante, l’envie vient d’elle-même pour résoudre le problème posé, la notion de compétition n’est plus le seul moteur.

Un peu dépité, nous avons décidé de tout refaire, enfin plutôt de « dynamiser » le contenu de nos énigmes.

Notre premier jet:

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I.Dynamiser un problème, en le contextualisant de manière simple.

Notre idée a été donc de trouver un personnage auquel les élèves pouvaient se référer et qui veulent aider. L’idée est d’amuser en racontant une histoire, provoquer une motivation en piquant au vif la curiosité.

Contextualiser permet aux élèves d’entrer dans l’exercice, en suscitant de l’intérêt.

 

Trouver le personnage a été un peu laborieux, jusqu’à ce que je me rappelle les missions mathématiques de mon frère (Julien Durand), qui met en jeu les personnages de l’âge de glace (attention l’utilisation des images est soumise aux droits d’auteurs).

Scrat, est un personnage attachant, drôle et le mettre dans des situations loufoques permet l’acceptation de problèmes loufoques.

 

Quel est l’intérêt de calculer la hauteur du bâtiment de la cantine du collège sauf si le gland de Scrat est sur le toit et que Scrat ne grimpe sur quelque chose que si celui-ci est moins grand que 3m20?

 

La contextualisation est simple et n’empêche pas la compréhension du problème, au contraire, elle augmente l’attention portée au problème.

II. Notre deuxième jet

Cela a duré en tout et pour tout, 30 mn pour améliorer les énigmes.

Les histoires ont été simples à trouver et à illustrer.

Les images ont permis aussi d’aérer les énigmes et de favoriser les « respirations » lors de la lecture des énoncés.

 

Voici le second jet :

 

Voir en plein écran

 

III. Conclusion

Un système simple pour créer de la motivation autrement que par la compétition. Avoir ses personnages, et les mettre dans des situations mathématiques concrètes.

Pour finir une mission mathématique de mon frangin (Julien Durand), il a refait pour faire écho au film mission impossible 4, une bande annonce.

 

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24 mars 2012

Bref, j’ai refait l’histoire…

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I.Un projet sur une simple idée lancée à tout-va en salle des profs

Et paf, on lance une idée comme ça en salle des profs, et on se retrouve avec un projet qui rassemble des profs de diverses disciplines.

L’idée? Elle est simple, faire des épisodes à la BREF ou normanfaitdesvideos avec les élèves sur des contenus pédagogiques.

 

 

 

 

 

 

Le projet rassemble : un prof de maths, de français et d’histoire.

Avant de se lancer dans l’aventure (à la rentrée normalement), on s’est essayé à la conception de vidéo. Il s’agissait de voir les difficultés que l’on pourrait rencontrer et d’estimer le temps passé à tourner.

1h30 de tournage et 4h30 de montage.

Un article viendra sur le projet en lui-même.

 II.La vidéo

Voici le rendu de la vidéo qui on l’espère motivera nos élèves.

 

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18 mars 2012

Socle commun : apprendre à lire l’actualité

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Tout d’abord l’idée d’écrire cet article m’est venue en lisant un article sur ce blog.

En introduction, je vous laisserai regarder cette fameuse information du 9 janvier.

« Le graphique fait peur, une chute vertigineuse de l’euro, de quoi bien effrayer quelques auditeurs assidus de ce journal télévisuel. »

Mais avant toute chose regardons la vidéo, positionner le curseur à 1’30 et vous verrez le fameux graphique.

Avez-vous remarqué l’échelle utilisée? Déjà on ne montre qu’une portion de l’axe des ordonnées et l’échelle est extrêmement réduite, nous parlons d’une chute de … deux millièmes d’euros. Bien sûr pour des échanges se livrant en milliard d’euros la somme peut-être substantielle, mais ne parlons pas de crise! Y-a-t-il vraiment une utilité à ce graphique?

I. Le socle commun

C’est sans doute cela, l’utilité du socle, se faire sa propre opinion des faits d’actualités. Être autonome, pouvoir analyser l’actualité sans dépendre de quiconque.

Depuis quelques temps,  France 2 se livre à un exercice intéressant, une analyse des faits est proposée, ce n’est pas Pujadas qui nous livre son interprétation mais un « expert« , sorti de je ne sais d’où.

On a envie de faire confiance, mais quand on sait que l’autorité experte est sans doute la plus haute autorité qui soit. Voyons l’expérience de Milgram, qui sous la simple emprise d’une autorité experte arrive à ce qu’un une personne tue un autre homme, doit-on se laisser aller?

Bien sûr, l’analyse de ce graphique requiert bien un recul mathématique, le graphique apparaît rapidement, il faut être prêt à regarder l’essentiel : « l’échelle« , alors que notre œil serait bien plus attiré par l’aspect globale de la courbe.

Préparer nos jeunes enfants à analyser l’actualité requiert bien plus qu’un bagage mathématique :

– une culture historique et géographique.

– un bagage mathématique (voir l’aspect statistique)

-un bagage culturelle scientifique (dans l’art de pratiquer les sciences)

– être autonome, prendre des dispositions pour rechercher l’information.

La société moderne s’oriente vers une politique du chiffre, bien entendu pour analyser les chiffres (et dire que chiffre vient de sifra qui a aussi donné le mot zéro et « chiffré« , dans le sens « crypté« , « qui sème la confusion« !),  ce bagage mathématique est donc très important.

 

 

II.Un exemple Russe

La semaine du 4 au 11 mars 2012, lors des élections présidentielles russes, la chaîne info pro-Poutine Russie-24 a montré que la participation dans la région de Rostov était de 146% : « Russie Unie » a récolté 58.99% des voix, le Parti communiste 32.96%, « Russie Juste » 23.74%, le Parti libéral-démocrate 19.41%, « Pomme » 9.32%, « Patriotes de Russie » 1,46% et « Juste cause » 0.59%. Total : 146.47%.

III. Un exemple de chez nous

Voici un graphique qui a été présenté par François Lenglet pendant l’émission Des paroles et des actes sur France 2 le 12 janvier 2012. Il voulait montrer les dépenses publiques en pourcentage du PIB, aux États-Unis, en Allemagne, dans la zone euro et en France.

Tout d’abord, on remarque que la borne supérieur de 100% n’est pas visible.  La France paraît au premier abord, très en difficulté, les dépenses publiques nous paraissent équivalentes au PIB, mais il n’en est rien.

Et ce n’est pas fini! Regardons les rectangles des États-Unis et celui de la France, celui des Américains est deux fois moins grand par rapport au  notre, ce qui suggère que pour les pourcentages c’est le même rapport! 41,9% est-il deux fois moins grand que 56,2%?

Mais encore mieux, en regardant les rectangles on pense que la différence entre les États-Unis et l’Allemagne est la même qu’entre la zone Euro et la France, or pour l’un c’est 3,6% et pour l’autre c’est 7,4%…

Voilà ce qu’on aurait dû voir…

Bref un graphique qui ne voulait rien dire… Que penser du message que l’on souhaitait nous faire passer?

 

 IV. Les médias…

Les médias de plus en plus proposent une analyse avec des schémas  à l’appui pour permettre de rapidement jauger la situation, malheureusement parfois les illustrations sont alambiquées et les explications complètement floues, ce qui ne nous donne pas d’autres choix que de croire.

Enfin pour finir, régulièrement les journalistes parlent de pourcentages d’augmentation ou de réduction sans jamais préciser la date de référence sur laquelle on s’appuie…

 

Il est primordial de créer un esprit critique chez nos élèves, il faut leur donner les moyens de se faire leurs propres opinions….

(voir aussi)

sources utilisées :
http://images.math.cnrs.fr/Graphiques-frelates.html
http://www.apprendre-en-ligne.net/blog/index.php/2012/03/10/2012-taux-de-participation-146

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