Ma pédagogie à l’épreuve des théories de la motivation

Rédigé par maximecudel Aucun commentaire
Classé dans : Panglossya Mots clés : Pédagogie Innovante
Découvrez comment j'ai adapté ma pédagogie en intégrant des théories de la motivation, telles que la Théorie de l'Auto-Détermination, la Théorie des Buts d'Accomplissements et la Théorie Expectation-Valence. À travers l'univers fictif de Panglossya, j'explore des méthodes pour favoriser l'autonomie, la compétence et les relations sociales de mes élèves, tout en les aidant à développer une motivation autonome et un engagement durable dans leur apprentissage. Ma pédagogie à l’épreuve des théories de la motivation

Ma pédagogie à l’épreuve des théories de la motivation

La théorie de l’auto-détermination

Il existe différentes théories de la motivation. Intéressons-nous dans un premier temps à la Théorie de l’Auto-Détermination, développée par Richard Ryan et Edward Deci, et à la théorie des besoins psychologiques fondamentaux.

Pour la théorie de l'auto-détermination, on distingue trois grandes familles de motivation :

  • la motivation autonome. C’est celle qui vient de l’individu lui-même, celle qu’on recherche comme le Graal en éducation. C’est par exemple la motivation qui anime l’élève qui vient à votre cours avec une appétence forte pour la discipline que vous enseignez, ou celui qui vient parce qu’il sait que cette discipline sera centrale dans l’apprentissage de son métier de rêve.
  • La motivation contrainte. C’est celle qui a besoin d’un stimulus extérieur pour s’exercer. C’est par exemple celle qui anime l’élève qui travaille pour les notes. Mais c’est aussi celle qui anime l’élève qui vient car il a peur de la sanction encourue s’il séchait votre cours.
  • L’amotivation. C’est celle qui ne mue pas votre élève justement, celle qui explique par exemple qu’un élève ne travaille pas car il ne met aucun sens dans son travail.

Une motivation autonome entrainera souvent un fort engagement dans les tâches scolaires, tandis qu’une motivation contrainte sera plus souvent liée à un désengagement, et l’amotivation à du décrochage scolaire. C’est le seuil qui différencie la motivation autonome de la motivation contrainte qu’on appelle seuil d’auto-détermination.

La théorie des besoins psychologiques fondamentaux postule que, pour se positionner sur une motivation autonome, l’élève doit avoir satisfait trois besoins psychologiques fondamentaux :

  • Le besoin d’Autonomie : pouvoir choisir, faire ses propres choix, tracer son parcours.
  • Le besoin de Compétence : sentir qu’on est capable de gérer, résoudre, une situation.
  • Le besoin de Proximité sociale : se sentir respecté, connecté aux autres (pairs ou enseignants).

Ainsi, soutenir ces besoins permet d’aider les élèves à aller vers une motivation plus autonome, tandis que les entraver ramène les élèves vers une motivation plus contrainte, voire vers de l’amotivation.

Pour soutenir efficacement les besoins psychologiques fondamentaux des élèves, une pédagogie doit être conçue de manière à favoriser l'autonomie, la compétence et la relation sociale, conformément à la théorie de l'auto-détermination. Voici les caractéristiques essentielles d'une telle pédagogie :

Favoriser l'Autonomie grâce à :

  • Des choix et une certaine flexibilité : Offrir aux élèves des choix dans leurs activités, leurs projets et leurs méthodes d'apprentissage. Cela peut inclure la possibilité de choisir des sujets d'étude, des partenaires de travail, ou des approches pour résoudre des problèmes.
  • Encouragement à l'initiative : Encourager les élèves à proposer des idées, à poser des questions et à explorer des sujets qui les intéressent. Cela stimule leur sentiment de contrôle et d'engagement.
  • Environnement non-contrôlant : Éviter les contrôles excessifs et les sanctions punitives. Un environnement éducatif qui valorise l'initiative et l'indépendance est essentiel pour développer l'autonomie.

Renforcer la Compétence grâce à :

  • Des défis adaptés : Proposer des tâches et des exercices qui sont à la fois stimulants et adaptés au niveau de chaque élève. Les défis doivent être suffisamment difficiles pour être intéressants, mais suffisamment réalisables pour éviter la frustration.
  • Des feedbacks constructifs : Fournir des retours d'information réguliers, constructifs et spécifiques qui aident les élèves à comprendre leurs erreurs et à s'améliorer. Le feedback doit mettre l'accent sur le processus et les efforts plutôt que sur les résultats finaux.
  • Encouragement du progrès : Reconnaître et célébrer les progrès et les réussites des élèves, même les petites avancées. Cela renforce leur sentiment de compétence et leur motivation à continuer.

Favoriser les Relations Sociales grâce à :

  • Un climat de classe positif : Créer un environnement de classe où les élèves se sentent en sécurité, respectés et valorisés. Un climat de confiance et de soutien est crucial pour le bien-être social.
  • La collaboration et le travail d'équipe : Encourager les activités de groupe et les projets collaboratifs. Le travail d'équipe permet aux élèves de développer des compétences sociales et de se sentir connectés à leurs pairs.
  • Un encouragement de l'empathie et du soutien : Promouvoir des comportements empathiques et de soutien entre les élèves. Les activités qui favorisent l'entraide et la compréhension mutuelle renforcent les liens sociaux.

La théorie des buts d’accomplissements

La Théorie des Buts d'Accomplissements est une théorie de la motivation qui se concentre sur les objectifs que les élèves poursuivent et comment ces objectifs influencent leur comportement et leur performance. Cette théorie, développée par Carol Dweck et ses collègues, distingue principalement entre deux types de buts : les buts de maîtrise et les buts de performance. Chacun de ces types de buts influence la motivation et l'approche des tâches de manière distincte. La théorie a plus tard été complétée en subdivisant chacune des deux catégories de buts en buts d’approche ou d’évitement.

Les buts de maîtrise se concentrent sur le développement de nouvelles compétences et la compréhension du sujet pour soi. Les élèves poursuivant des buts de maîtrise - approche cherchent à améliorer leurs compétences et à acquérir des connaissances, sans se soucier excessivement de la performance relative aux autres, tandis que des élèves poursuivant des buts de maîtrise – évitement évitent de se confronter à leur manque de compétence en ne s’engageant pas dans des taches qu’ils estiment trop difficiles pour eux.

Les buts de performance se concentrent sur la démonstration de compétences par rapport aux autres. Les élèves poursuivant des buts de performance – approche cherchent à prouver leur compétence supérieure et à obtenir des comparaisons positives de leur performance, tandis que ceux poursuivant des buts de performance – évitement cherchent à éviter de montrer leur manque de compétence aux autres et développent des stratégies pour ne pas paraître incompétent aux yeux du groupe.

Sarrazin, Tessier & Trouilloud (2006) ont montré que poursuivre des buts de maitrise – approche augmente le plaisir ressenti lors de l’accomplissement d’une tache, diminue le stress, favorise la persévérance (les élèves qui suivent ces buts réalisent plus d’essais que les élèves qui suivent des buts de performance). Ils démontrent également que la poursuite de tels buts de maîtrise – approche est corrélée à l’intériorisation de croyances en l’effort et la coopération comme facteurs de réussite.

Pour créer une pédagogie qui favorise les buts de maîtrise-approche tout en minimisant les buts de performance, il est essentiel de structurer l'environnement d'apprentissage de manière à encourager l'amour de l'apprentissage et le développement des compétences intrinsèques. Voici les caractéristiques clés d'une telle pédagogie :

Encourager l'apprentissage pour le plaisir d'apprendre, grâce à :

  • Une valorisation du processus d'apprentissage : Mettre l'accent sur le processus d'apprentissage plutôt que sur les résultats finaux. Cela peut inclure des discussions sur les stratégies d'apprentissage, la résolution de problèmes et l'importance de la persévérance.
  • Une valorisation de l’exploration et curiosité : Encourager les élèves à poser des questions, à explorer des sujets qui les intéressent et à expérimenter sans craindre l'échec. Les projets ouverts et les recherches indépendantes peuvent stimuler la curiosité naturelle.

Créer un environnement de classe soutenant et inclusif, grâce à :

  • Un climat de classe positif : Favoriser un environnement où les erreurs sont perçues comme des opportunités d'apprentissage et où les élèves se sentent soutenus par leurs enseignants et leurs pairs.
  • De l’encouragement et du soutien : Offrir un soutien constant et des encouragements, en mettant l'accent sur les efforts et les améliorations plutôt que sur les performances comparatives.

Fournir des défis appropriés et des opportunités de progrès, grâce à :

  • Des tâches défiantes mais réalisables : Proposer des tâches qui sont suffisamment difficiles pour être stimulantes mais réalisables avec effort et persévérance. Les élèves doivent se sentir capables de relever les défis proposés.
  • Des objectifs personnalisés et réalistes : Aider les élèves à fixer des objectifs personnels qui sont ambitieux mais atteignables. Les objectifs doivent être centrés sur l'amélioration individuelle et la maîtrise des compétences.

Utiliser des évaluations formatives et constructives, grâce à :

  • Des feedbacks constructifs et spécifiques : Fournir des retours d'information réguliers et constructifs qui mettent en évidence les points forts et les domaines à améliorer. Le feedback doit être spécifique, orienté vers le processus et non vers la comparaison avec les autres.
  • De l’auto-évaluation et de la réflexion : Encourager les élèves à réfléchir sur leur propre apprentissage et à s'auto-évaluer. Cela les aide à devenir conscients de leurs progrès et à identifier des stratégies pour s'améliorer.

Promouvoir la collaboration et le travail d'équipe, grâce à :

  • Des activités collaboratives : Mettre en place des projets et des activités qui nécessitent la coopération et le travail en équipe. Cela permet de créer un sentiment d'appartenance et de soutien mutuel, réduisant la compétition.
  • Un apprentissage par les pairs : Encourager les élèves à apprendre les uns des autres à travers des discussions, des révisions en groupe et des tutorats entre pairs.

Mettre en valeur les efforts et les progrès, grâce à :

  • La reconnaissance des efforts : Célébrer et reconnaître les efforts et les progrès individuels, indépendamment des résultats finaux. Cela peut inclure des éloges, des certificats de réussite ou des moments de partage des succès en classe.
  • La tenue d’un journal de progrès : Encourager les élèves à tenir un journal de leurs progrès, où ils peuvent noter leurs réussites, leurs défis et les stratégies qu'ils ont utilisées pour surmonter les obstacles.

La théorie Expectation – Valence

La Théorie Expectation-Valence, souvent associée aux travaux de Victor Vroom, propose que la motivation des individus est déterminée par deux facteurs principaux : l'expectation et la valence. Cette théorie est couramment utilisée pour expliquer le comportement et la motivation dans divers contextes, y compris le milieu éducatif.

L'expectation (ou attente) est la croyance de l'individu quant à sa capacité à réussir une tâche. Elle repose sur trois composantes principales :

  • Attentes de succès : La probabilité perçue par l'individu de réussir une tâche donnée. Plus un élève croit en sa capacité de réussir, plus sa motivation sera élevée.
  • Sentiment d’Auto-efficacité : La perception qu'a l'élève de ses propres compétences et habiletés pour accomplir une tâche.
  • Historique de succès et d'échecs : Les expériences passées influencent les attentes de succès. Des succès répétés augmentent l'expectation, tandis que des échecs répétés la diminuent.

La valence est la valeur ou l'importance accordée par l'individu aux résultats ou aux récompenses associées à la tâche. Elle se compose de plusieurs éléments :

  • Attrait des résultats : La désirabilité des résultats attendus. Par exemple, des récompenses telles que des notes élevées ou des points d'expérience.
  • Objectifs personnels : Les aspirations et motivations internes de l'élève.
  • Besoins et valeurs : Les besoins individuels (par exemple, le besoin de reconnaissance) et les valeurs (par exemple, la valeur accordée à l'apprentissage ou à la réussite).

Dans un contexte éducatif, maximiser l'expectation et la valence peut grandement augmenter la motivation des élèves :

  • Renforcer l'expectation : En offrant des feedbacks positifs, en fixant des objectifs atteignables et en développant l'auto-efficacité des élèves.
  • Augmenter la valence : En rendant les résultats et les récompenses attractifs et en alignant les tâches avec les intérêts et les objectifs personnels des élèves.

Pour créer une pédagogie qui favorise à la fois l'expectation (attentes de réussite) et la valence (attractivité des résultats), il est essentiel de structurer l'environnement d'apprentissage de manière à augmenter la confiance des élèves en leurs capacités et à rendre les résultats de leurs efforts attractifs et significatifs. Voici les caractéristiques clés d'une telle pédagogie :

Favoriser l’Expectation, grâce à :

  • Des défis appropriés et progressifs : Proposer des tâches adaptées au niveau des élèves, mais aussi des défis progressifs qui les poussent à s'améliorer sans être découragés. Les tâches doivent être suffisamment stimulantes pour maintenir l'intérêt, mais atteignables avec effort et persévérance.
  • Des feedbacks constructifs et réguliers : Fournir des retours d'information réguliers, constructifs et spécifiques. Le feedback doit souligner les points forts, offrir des suggestions concrètes pour s'améliorer et encourager les élèves à voir les erreurs comme des opportunités d'apprentissage.
  • De l’encouragement et du soutien : Offrir un soutien constant et des encouragements. Reconnaître les efforts et les petites réussites contribue à renforcer la confiance des élèves en leurs capacités.
  • Un sentiment d’auto-efficacité : Développer l'auto-efficacité des élèves en les aidant à identifier et à célébrer leurs progrès individuels. Les activités de réflexion personnelle et les journaux de progrès peuvent aider les élèves à voir leurs propres améliorations.
  • Des modèles positifs : Présenter des exemples et des modèles de réussite. Les témoignages d'anciens élèves ou les exemples de pairs ayant surmonté des défis similaires peuvent inspirer et motiver les élèves.

Augmenter la Valence, grâce à :

  • Des objectifs personnalisés et significatifs : Aider les élèves à définir des objectifs personnels qui sont importants pour eux. Les objectifs doivent être alignés avec leurs intérêts, leurs aspirations et leurs valeurs personnelles.
  • Des récompenses intrinsèques et extrinsèques : Utiliser un mélange de récompenses intrinsèques (satisfaction personnelle, sentiment de compétence) et extrinsèques (notes, certificats, points d'expérience). Les récompenses doivent être attractives et signifiantes pour les élèves.
  • Des applications pratiques et un contexte réel : Relier les apprentissages à des contextes réels et pratiques. Montrer comment les compétences et les connaissances acquises peuvent être appliquées dans des situations concrètes renforce leur valeur perçue.
  • De l’autonomie et des choix : Offrir aux élèves des choix dans leur apprentissage. Les laisser choisir leurs projets, leurs méthodes de travail ou les sujets d'étude peut augmenter leur engagement et la signification personnelle des tâches.
  • Des projets et activités engagés : Proposer des projets et des activités qui captivent les intérêts des élèves et les engagent émotionnellement. Les projets créatifs, les défis collaboratifs et les simulations immersives peuvent rendre l'apprentissage plus attrayant.

Et si on mixe les trois théories ?

De tout cela, on peut tirer des préconisations pédagogiques intéressantes afin de favoriser la motivation des élèves en soutenant les besoins psychologiques fondamentaux, en favorisant les buts de maîtrise – approche et en augmentant l’expectation et la valence des élèves.

On peut favoriser l’Autonomie avec :

  • Des choix dans le parcours d’apprentissage, de l’adaptabilité (augmente aussi la valence).
  • Un soutien à la prise d’initiative, à l’exploration, à la curiosité (favorise les buts de maîtrise – approche).
  • Mettre en place un environnement non-contrôlant.

On peut augmenter la Compétence avec :

  • Des défis situés dans la Zone Proximale de Développement de chaque élève (favorise les buts de maîtrise – approche et augmente l’expectation).
  • Des feedbacks constructifs, réguliers et spécifiques (favorise les buts de maîtrise – approche et augmente l’expectation).
  • Un encouragement des progrès (favorise les buts de maîtrise – approche et augmente l’expectation), notamment via de l’auto-évaluation (permet de construire un Sentiment d’Auto-Efficacité). Cela peut passer par la tenue d’un journal de progrès.
  • Des objectifs personnalisés et réalistes (à mettre en regard des choix et de l’adaptabilité favorisant l’Autonomie, favorise les buts de maîtrise – approche et augmente la valence).
  • Présenter des modèles positifs (augmente l’expectation).
  • Mettre en lien les activités et les projets avec le pratique, le réel (favorise la valence).

On peut enfin favoriser la Proximité sociale avec :

  • Un climat de classe positif et bienveillant (favorise les buts de maîtrise – approche).
  • Des activités collaboratives, des travaux en équipe (favorise les buts de maîtrise – approche).
  • Un encouragement à l’empathie et au soutien (favorise les buts de maîtrise – approche).
  • Des activités et projets engageant émotionnellement (augmente la valence).

Si on y tient, on peut même proposer des systèmes s’apparentant à des récompenses, afin d’augmenter la valence. Attention toutefois au fait que cela est plutôt considéré comme contrôlant et donc entravant le besoin d’Autonomie.

Et Panglossya dans tout ça ?

Voyons à présent si la pédagogie que je développe depuis 3 ans, centrée sur Panglossya, mais pas seulement, s’inscrit dans ces éléments favorisant la motivation autonome des élèves.

Reprenons une à une ce que je considère comme étant les caractéristiques centrales de ma pédagogie :

  • Un travail en îlots, en faisant attention à ce qu’il y ait toujours au moins un élève à l’aise en mathématique en capacité d’aider le reste de l’îlot si je ne suis pas disponible.
    Cet aspect de ma pédagogie favorise, à mon sens, un climat bienveillant et de la collaboration, du soutien entre pairs. Il permet dans une moindre mesure de présenter des modèles positifs aux élèves les plus en difficulté, à travers les figures de leurs camarades plus à l’aise.
    Cependant, les îlots sont souvent imposés, cela peut être ressenti comme contrôlant et donc entravant le besoin d’autonomie des élèves …
  • Un système de personnage et de points d’expérience, donnant accès à des « privilèges » dans la classe.
    Ce système favorise l’autonomie à travers le choix initial du personnage et les récompenses que sont les privilèges. Mais il est également contrôlant, comme tout système de récompense …
  • Des exercices en plans de travail, présentés sous forme de « livret dont vous êtes le héros ». Ces livrets proposent des parcours différenciés selon la compétence réelle, selon le sentiment de compétence ou selon des choix propres à chacun.
    Ces livrets favorisent les choix et l’adaptabilité du parcours, permettant à chacun de se fixer des défis dans sa zone proximale de développement, ainsi que des objectifs personnalisés et réalistes.
    J’essaie également de favoriser la mise en place d’activités issus du « réel », mais dans l’univers de Panglossya. Par exemple, dans un livret sur une séquence de travail sur la proportionnalité, les élèves doivent retrouver la distance parcourue par la caravane de chameaux des marchands en modélisant leur parcours sur une carte de Panglossya et en travaillant sur les échelles de cette carte.
    De plus, l’intégration d’une histoire de fond permet de favoriser la curiosité et l’exploration des élèves qui y sont sensibles. Je pense également qu’elle peut favoriser l’empathie des élèves pour les personnages de l’histoire, s’ils s’y identifient au fur et à mesure de l’année.
  • Quand je le peux, des activités et/ou projets plus engageants, dans l’univers de Panglossya. Par exemple, j’avais l’habitude en 6e de travailler pendant au moins deux semaines en fin d’année sur la création d’une ville dans un lieu inexploré de Panglossya. Ce travail permet de réinvestir beaucoup des notions travaillées en Cycle 3, tout en étant très engageante émotionnellement et en favorisant le travail en équipe.
  • La pratique de rituels avec les Temples of Panglossya, qui permettent de travailler les automatismes quels qu’ils soient (calculs, conversions, reconnaissance géométrique, etc).
    Ces rituels permettent de visualiser les progrès effectués sur le long terme, et fonctionnent souvent sur la base de l’auto-évaluation, ou de l’évaluation par les pairs (ce qui favorise alors le soutien et un climat de classe bienveillant).
  • La pratique des trois activités métacognitives, lors des exercices (se référer à mon mémoire de 2024) et des évaluations (voir sur ces articles).
    Ces pratiques métacognitives favorisent l’auto-évaluation et la visualisation de récits de progrès.
  • Un apprentissage actif des Compétences Psycho-Sociales, à travers par exemple un livret CPS utilisé de manière rituelle en début de chaque séance pour se positionner émotionnellement.
    Ce livret permet de travailler activement les compétences émotionnelles, et devrait donc également favoriser la Proximité Sociale en permettant des relations plus apaisées (travail donc sur les compétences relationnelles). Le livret travaille également les compétences cognitives (thermomètre du sentiment d’efficacité personnelle, à corréler avec un circept d’auto-évaluation en fin de séquence) et donc de visualiser ses progrès.

Comme on peut le constater, la pédagogie que je développe répond plutôt bien à ce que l’on attend d’une pédagogie favorisant la motivation des élèves. Il reste cependant des pistes d’amélioration, dont voici celles sur lesquelles j’aimerais concentrer ma réflexion à court-terme :

  • La question des feedbacks : quand et comment donner des feedbacks constructifs, réguliers et spécifiques ?
  • La question des journaux de progrès : j’aimerais réfléchir à une intégration de tels journaux, à travers le développement du livret CPS et le travail autour du thermomètre du sentiment d’efficacité personnelle.

Je suis donc ouvert à tout commentaire, toute critique de ce système. Je suis très curieux de connaître votre point de vue.
De même, je suis ouvert à toute proposition de travail conjoint sur des points d’amélioration de ce système, si le cœur vous en dit ! Vous pouvez laisser un commentaire sur cet article, ou directement me contacter sur profcudelmaths@gmail.com

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