22 mai 2011

Le rallye mathématique : le socle commun

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La fin de l’année se précise, le beau temps fait des ravages sur l’attention des élèves, et pour moi en ce beau weekend, il faut finir l’atelier pour la finale du Rallye Mathématique de la Sarthe…..

Le Rallye Mathématique de la Sarthe, c’est quoi?

epreuve 6e du rallye

epreuve 6e du rallye

Le Rallye Mathématique de la Sarthe existe depuis plus de 20 ans. Il a commencé par rassembler 51 classes (seulement de 6e) autour d’épreuves de mathématiques. Au fil des années, celles-ci ont évolué pour couvrir tous les niveaux (6e, 5e,4e, 3e)  rassemblant à 490 classes.

Actuellement, l’équipe d’enseignants (dont je fais parti) est au nombre de 10, menée d’une main de maître par Gilles Ravigné.

Les deux premières épreuves se passent dans les collèges respectifs des classes. Elles donnent lieu à des petits problèmes accompagnés d’un énoncé plus complexe portant par exemple sur la géométrie ou le codage.

Généralement, ce sont les enseignants de mathématiques qui font passer ces épreuves. Les élèves sont laissés en autonomie, à eux de gérer le temps, de se gérer entre eux et surtout de décider d’une réponse commune. En effet, contrairement au concours Kangourou, ici c’est la classe qui joue « ensemble ».

Les problèmes ne font pas forcément appel aux cours qu’ils ont vu.

La finale du rallye, se passe en plein air, rassemblant les 5 classes finalistes de 6e, 5 classes de 5e, 4 classes de 4e et enfin 4 classes de 3e soit en tout 18 classes. Ici, on propose des ateliers, avec des appareils de mesures (par des géomètres) , balances de Roberval, des mesures d’angles ou des jeux de logiques … Il s’agit de proposer des énigmes où les stratégies sont multiples et les situations peu ou pas connues.

En quoi, le socle commun est-il travaillé?

Rappelons les items du socle commun liés aux mathématiques et à l’autonomie :

 

¤ Rechercher, extraire et organiser l’information utile.
¤ Réaliser, manipuler, mesurer, calculer, appliquer des consignes.
¤ Raisonner, argumenter, pratiquer une démarche expérimentale ou technologique, démonter.
¤ Présenter la démarche suivie, les résultats obtenus, communiquer à l’aide d’un langage adapté.
¤ Etre autonome dans son travail : savoir l’organiser, le planifier, l’anticiper, rechercher et sélectionner des informations utiles.¤Identifier ses points forts et ses points faibles dans des situations variées.¤S’intégrer et coopérer dans un projet collectif.¤Assumer des rôles, prendre des initiatives et des décisions.

 

La réponse est simple, le rallye mathématique est avant tout un travail de groupe. Les élèves sont en pleine autonomie et doivent réagir à une tâche complexe.

Mais « Le simple fait que ce soit un concours ne va-t-il pas parasiter le travail de groupe? ».

Au premier abord, c’est effectivement, ce qu’on peut penser. L’organisation du groupe tournera autour des bons élèves qui doivent chercher « car eux seuls peuvent faire gagner la classe, monsieur, nous on est nuls! ».

Et non! Bien au contraire, il suffit d’analyser les sujets, ils sont trop longs, obligeant le groupe à répartir les problèmes, les bons éléments ne vont donc pas pouvoir tout faire, laissant la possibilité à d’autres élèves de s’investir pour le bien de la classe.

Quid de l’apprentissage de l’autonomie?

Comme je l’écrivais dans un article précédent, l’autonomie ne s’acquiert que par la confrontation à des situations qui permettent d’être autonome. Mais aucune transmission par l’enseignant pour aider à cet apprentissage n’est possible comme on le ferait pour des connaissances.

En supposant que tous les élèves participent chaque année au Rallye, alors, ils auront participé à au moins 8 épreuves en groupe par an. Bien sûr, ce n’est pas suffisant, mais l’intérêt du concours permet une meilleure cohésion du groupe, la coopération y est plus saine.

Conclusion

C’est simple! Participez au Rallye-Mathématique! De plus le classement final fait en sorte qu’une seule classe par établissement puisse être en finale, donc il y a 18 établissements qui participent à la finale parmi 47 inscrits. Ce qui laisse quasiment deux chances sur cinq d’être en finale. Et quel rayonnement sur le collège!

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20 mai 2011

Le socle commun, quel avenir?

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On y est. C’est la fin de l’année, les 3emes doivent valider le socle commun, le « sésame » qui doit clôturer le cycle du collège. Il y a 5 ans, déjà les inspecteurs nous parlaient de ce socle, à l’époque, ce fût un scandale, « 100% des élèves en sortie de collège devaient valider les 7 compétences », et de ne pas l’avoir empêchait d’avoir le brevet. Que faire des élèves qui même après avoir mis en place des dispositifs n’y arrivaient pas?

Aujourd’hui c’est différent,  le discours a changé, au contraire, le brevet valide le socle commun quoi qu’il en advienne. Il faut donc se concentrer sur le élèves qui ne sont pas susceptibles d’avoir ce brevet. Ces fameux 15-20% d’élèves qui ne l’auront vraisemblablement pas.

Mais d’abord, quel est le but de ce socle?

En regardant, les compétences de plus près, on souhaite que les enfants maîtrisent la langue française, pratiquent une LV2,  aient une culture et une attitude scientifique, maîtrisent l’informatique, aient une culture générale et enfin qu’ils soient responsables et autonomes. Bref qu’ils soient des individus prêts pour la vie active (quand on sait qu’ils doivent voter 3 ans après la 3eme).

Sur le papier, l’idée est alléchante, on recentre les efforts de l’école sur son but premier : éduquer au sens large.

Quel est le dispositif d’évaluation du socle?

Un enseignant du même collège peut valider les items pour les élèves dont il est le professeur.  Donc l’évaluateur a un parti pris dans l’évaluation.

Mais, on pourrait se dire :  » Comment valider autrement? Il faut voir les élèves dans l’action, juger de l’autonomie des élèves ne peut se faire que si l’on connaît les élèves ».

Effectivement, et c’est sans doute, là où se pose le problème du socle (non pas de l’idée mais bien de sa mise en place) :

– Les professeurs ne souhaitant pas s’ennuyer avec le socle, valideront tout

– Les principaux souhaitant faire monter les chiffres de l’établissement, valideront tout.

– La responsabilité partagée entre les collègues, (aucun n’est référent, pas de sensation d’être en faute si on n’évalue pas :  » D’autres s’en chargeront« )

Prenons un exemple concret, mon collège public se trouve dans la même ville qu’un collège privé. Malgré une entente cordiale pour transférer des élèves qui nous posent problème, c’est « la guerre » pour attirer les élèves dans le bon établissement. Si vous expliquez à Mme « Michu »  que le socle commun est un sésame pour les études et que dans ce collège là, ils l’ont tous alors que dans l’autre (qui fait bien son travail) certains ne l’ont pas, quel va être son choix?

 

La remédiation pose, aussi, problème.  Quelle remédiation peut-on proposer pour l’autonomie, à part les mettre en situation de l’être? C’est à eux et eux seuls que leur revient la possibilité de l’être. Comment peut-on apprendre à un élève à être autonome sachant qu’il sera justement dépendant de notre remédiation.

Prenons aussi les contraintes de l’emploi du temps pour les élèves et les enseignants volontaires pour la remédiation.

Avant de parler de remédiation, il faut aussi penser au suivi, il y a 5 ans aucun outil n’existait pour permettre le suivi des élèves pour la validation du socle commun, étrange d’ailleurs sachant que l’outil de validation du B2I était déjà en place. Un copier-coller de ce système aurait permis de « lancer » au moins un outil, certes peu ou pas pratique.

Actuellement des solutions sont apparues entre les payantes « pronotes » (nulle, interface pas du tout pratique!) et celles gratuites faites par les petits fonctionnaires sur leur temps libre : scolatix.org (moi,moi,moi!), OSIRIS …

Il est étrange de constater que le socle commun ait été mis en place sans ce type d’outils. Au début, je trouvais cela scandaleux de nous prendre pour des esclaves. Mais en réfléchissant à ce qui aurait pu se passer si tel avait été le cas, les enseignants auraient contesté l’outil ( « Il est nul », « Il est mal fait », et « Si je veux ça, on peut pas! », « c’était mieux avant ») , alors que la variété d’outils qui tourne autour du socle commun permet de faire un choix, un choix local, d’établissement. La possibilité de créer son propre outil permet d’adapter un système à une politique locale.

On touche là, à la liberté pédagogique, on nous a laissé libre de choisir, il est marrant de voir que certains enseignants trouvent cela inadmissible (j’en faisais parti… )….

En conclusion, c’est une bonne idée, mais difficile à mettre en place. Maintenant que des outils ont émergé, il serait souhaitable d’uniformiser le système de suivi et d’avoir un contrôle sur l’objectivité des évaluations. A ce dernier problème, je vois difficilement une solution.

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18 mai 2011

Une nouvelle venue

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Bonjour,

Marie-Tatiana Forconi fait partie du blog, enseignante en Italie, elle partagera aussi son travail autour des mathématiques et des expériences.

Le titre du BLOG a donc changé.

Des nouvelles rubriques ont vu le jour : Jeux – Méthodes – Fichiers Joints

Jeux : jeux mathématiques à faire en classe

Méthodes : La création d’une boîte à outils

Fichiers joints :  pages utilisables seulement sur internet.

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