29 mai 2011

Contrôles pour s’entraîner !!!

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Pour les élèves qui veulent s’entraîner !!!

J’ai mis sur le site les contrôles que mes élèves ont fait en classe, d’une heure ou plus.

Les interrogations surprises sont avec.

Les devoirs maisons, exercices sélectionnés dans le livre, ne seront pas publiés.

Également présent sur le site : une évaluation finale pour la classe de 2nde, une fort grande partie des compétences de la classe de 2nde y sont abordées, sauf l’algorithmique, que j’ai travaillé avec mes classes par le biais d’une initiation au langage Pascal.

 

Par ailleurs, n’oubliez pas d’aller consulter les fiches de compétences dans la partie « méthodes » qui vous guideront sur les éventuelles révisions à faire cet été !

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24 mai 2011

6eme : le permis rapporteur….

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On y est arrivé, la séquence sur le rapporteur est terminée et validée pour tout le monde! Enfin!

Après avoir erré à la recherche d’une solution pour rendre les élèves autonomes sur l’apprentissage de la gestion du rapporteur, j’ai trouvé un petit bijou fait par l’IREM : 123maths.

123maths est une réflexion de plusieurs enseignants de l’académie d’Amiens, cette réflexion est semble-t-il finie et a aboutie entre autre au « PERMIS RAPPORTEUR ».

Après avoir expliqué aux élèves, comment fonctionnait le rapporteur et tenté que tous arrivent à réussir leur première mesure d’angle,  on se retrouve à refaire le grand écart entre ceux qui comprennent tout et ceux où tout pose problème jusqu’au maniement du rapporteur avec les mains…

J’ai donc décidé de sortir la carte du petit permis rapporteur….

« Vous allez passer votre permis, le grand sésame qui ouvrira les portes de la mesure des angles »

La curiosité des élèves est piquée au vif, « mais quel est ce permis? »

I. La séance informatique.

Nous ne possédons qu’une salle de 14 postes, tant pis, ils seront deux par ordinateurs.

Je leur demande d’accéder à la page suivante :

permis rapporteur

 

L’application faite par 123maths se décline en 3 parties :

  • Mesure d’angle : niveau 1 et 2 (entraînement)
  • Construction d’angle : niveau 1 et 2 (entraînement)
  • Évaluation : Passer le permis rapporteur

A deux, les élèves s’entrainent à l’aide des parties liées à l’entraînement. Le fait d’être à deux permet aussi que les élèves se corrigent entre eux. L’utilisation de l’application est simple, elle se fait essentiellement à la souris, et au clavier pour écrire les angles.

On passe  20 à 30 mn sur les exercices d’entraînements.

Je sonne la fin de la période d’entraînements, je désigne, sur chaque poste, l’élève qui passera l’épreuve en premier, généralement je choisis celui pour qui, il n’y aura pas de problème, afin que l’autre élève puisse acquérir encore des connaissances par de bons exemples exécutés devant lui.

A la fin du permis, l’application rend deux notes sur 10, l’une concernant la construction et l’autre la mesure. (Attention, l’application a su demander de construire  un angle de 0°, infaisable à l’aide de l’application, j’ai été obligé de dire à l’élève de faire n’importe quoi pour passer à la question d’après, il a donc eu une erreur).

Ensuite, on échange les places, les élèves n’ayant pas pu passer le permisse mettent devant l’ordinateur et s’exécutent.

J’ai noté  les résultats de chacun et … fin de l’heure!

Le lendemain, j’ai photocopié un permis papier que j’ai confectionné pour « valider » l’utilisation du rapporteur, disponible ici.

II.Bilan de la séance

Tout d’abord, un ressenti positif de la séance, les élèves se sont bien impliqués et ont bien joué le jeu (le sérieux de l’épreuve).

L’utilisation de l’application a permis de rendre les élèves autonomes  et j’ai pu me concentrer sur les élèves faibles.

Cet outil informatique a aidé à palier les problèmes de placement du rapporteur à l’aide des mains. J’ai remarqué que des élèves qui ne savaient pas quoi faire du rapporteur, comment le placer, y arrivait très bien sur l’outil.

On peut penser que la gestion de l’espace est différent sur l’écran. En effet, la zone où doit se concentrer l’élève est plus étroite, ce qu’il l’aide à choisir le bon endroit où placer le rapporteur. (pas de trousse qui traîne, ni de livre …). On a un environnement « propre ».

Néanmoins, ce n’est pas un miracle, mais les élèves faibles qui pensaient ne jamais y arriver, ont pu prendre confiance en eux et  trouver les ressources pour progresser. Bien sûr, d’autres séances ont été nécessaire pour s’exercer à bien placer le rapporteur en situation réelle. Mais en première accroche…

III.Et on continue!

Ensuite le reste de l’année, on peut continuer dans l’imaginaire du permis. Si des élèves font des erreurs pendant le cours, on peut leur demander leur permis et leur enlever des points. Cela permet de les mettre dans la condition de « sauver leur savoir », et être conscient que c’est une compétence qui se travaille sur le long terme.

Outre « l’accroche » que ce permis offre à l’enseignement de la manipulation du rapporteur, il permet aussi de matérialiser le savoir lié au rapporteur. Cette matérialisation confère à l’apprenant la perception de ce qu’il a acquis. L’imaginaire permet aussi de déformaliser le côté scolaire de la compétence en faisant le parallèle au permis de voiture qui est une compétence d’adulte.

 

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22 mai 2011

Le rallye mathématique : le socle commun

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La fin de l’année se précise, le beau temps fait des ravages sur l’attention des élèves, et pour moi en ce beau weekend, il faut finir l’atelier pour la finale du Rallye Mathématique de la Sarthe…..

Le Rallye Mathématique de la Sarthe, c’est quoi?

epreuve 6e du rallye

epreuve 6e du rallye

Le Rallye Mathématique de la Sarthe existe depuis plus de 20 ans. Il a commencé par rassembler 51 classes (seulement de 6e) autour d’épreuves de mathématiques. Au fil des années, celles-ci ont évolué pour couvrir tous les niveaux (6e, 5e,4e, 3e)  rassemblant à 490 classes.

Actuellement, l’équipe d’enseignants (dont je fais parti) est au nombre de 10, menée d’une main de maître par Gilles Ravigné.

Les deux premières épreuves se passent dans les collèges respectifs des classes. Elles donnent lieu à des petits problèmes accompagnés d’un énoncé plus complexe portant par exemple sur la géométrie ou le codage.

Généralement, ce sont les enseignants de mathématiques qui font passer ces épreuves. Les élèves sont laissés en autonomie, à eux de gérer le temps, de se gérer entre eux et surtout de décider d’une réponse commune. En effet, contrairement au concours Kangourou, ici c’est la classe qui joue « ensemble ».

Les problèmes ne font pas forcément appel aux cours qu’ils ont vu.

La finale du rallye, se passe en plein air, rassemblant les 5 classes finalistes de 6e, 5 classes de 5e, 4 classes de 4e et enfin 4 classes de 3e soit en tout 18 classes. Ici, on propose des ateliers, avec des appareils de mesures (par des géomètres) , balances de Roberval, des mesures d’angles ou des jeux de logiques … Il s’agit de proposer des énigmes où les stratégies sont multiples et les situations peu ou pas connues.

En quoi, le socle commun est-il travaillé?

Rappelons les items du socle commun liés aux mathématiques et à l’autonomie :

 

¤ Rechercher, extraire et organiser l’information utile.
¤ Réaliser, manipuler, mesurer, calculer, appliquer des consignes.
¤ Raisonner, argumenter, pratiquer une démarche expérimentale ou technologique, démonter.
¤ Présenter la démarche suivie, les résultats obtenus, communiquer à l’aide d’un langage adapté.
¤ Etre autonome dans son travail : savoir l’organiser, le planifier, l’anticiper, rechercher et sélectionner des informations utiles.¤Identifier ses points forts et ses points faibles dans des situations variées.¤S’intégrer et coopérer dans un projet collectif.¤Assumer des rôles, prendre des initiatives et des décisions.

 

La réponse est simple, le rallye mathématique est avant tout un travail de groupe. Les élèves sont en pleine autonomie et doivent réagir à une tâche complexe.

Mais « Le simple fait que ce soit un concours ne va-t-il pas parasiter le travail de groupe? ».

Au premier abord, c’est effectivement, ce qu’on peut penser. L’organisation du groupe tournera autour des bons élèves qui doivent chercher « car eux seuls peuvent faire gagner la classe, monsieur, nous on est nuls! ».

Et non! Bien au contraire, il suffit d’analyser les sujets, ils sont trop longs, obligeant le groupe à répartir les problèmes, les bons éléments ne vont donc pas pouvoir tout faire, laissant la possibilité à d’autres élèves de s’investir pour le bien de la classe.

Quid de l’apprentissage de l’autonomie?

Comme je l’écrivais dans un article précédent, l’autonomie ne s’acquiert que par la confrontation à des situations qui permettent d’être autonome. Mais aucune transmission par l’enseignant pour aider à cet apprentissage n’est possible comme on le ferait pour des connaissances.

En supposant que tous les élèves participent chaque année au Rallye, alors, ils auront participé à au moins 8 épreuves en groupe par an. Bien sûr, ce n’est pas suffisant, mais l’intérêt du concours permet une meilleure cohésion du groupe, la coopération y est plus saine.

Conclusion

C’est simple! Participez au Rallye-Mathématique! De plus le classement final fait en sorte qu’une seule classe par établissement puisse être en finale, donc il y a 18 établissements qui participent à la finale parmi 47 inscrits. Ce qui laisse quasiment deux chances sur cinq d’être en finale. Et quel rayonnement sur le collège!

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