16 juin 2011

Bye bye les croix ?

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Ah, le bon vieux système de croix…

Après concertation entre collègues dans mon établissement, nous allons peut être mettre en place un autre système : le 20. Nous espérons qu’un maximum de collègues d’une équipe pédagogique acceptera d’adopter ce système.

D’où vient ce choix ? Par des discussions, des échanges, sur l’efficacité des croix, quels autres systèmes existe-t-il, comment réussir à trouver une façon de faire, une échelle des sanctions, qui soit suffisamment répressive pour être efficace, sans pour autant avoir l’impression de fonctionner par la sanction. Nous faisons le premier pas vers les élèves en leur offrant ce 20, à eux maintenant de réussir à le garder.

Par ailleurs, le système de croix change d’un enseignant à l’autre. Certains enseignants ont plusieurs comptes de croix : la croix du travail, la croix du comportement en cours, la croix des bavardages…. D’autres enseignants ont un système rapide : une croix donne lieu à un avertissement, une seconde croix à un travail personnel supplémentaire, une troisième croix à une heure de retenue, puis on repart au début. Certains ont un système beaucoup plus lent : je mets un quart de croix lorsque ça ne va pas, et au bout de trois croix, j’écrirai un mot dans le carnet de correspondances.
Les élèves savent compter, et utilisent nos propres systèmes pour les retourner contre nous. Un élève cette année m’a dit : « Madame, si je n’ai pas de croix avant la dernière semaine de cours, alors je pourrai ne pas travailler les derniers jours, car je n’aurai pas le temps d’avoir le nombre de croix suffisant pour avoir une heure de retenue ».

Énorme avantage donc : uniformisation des attentes pour chaque matière. Les élèves doivent apprendre à bien se comporter dans toutes les matières.

Responsabilisation de l’élève : en lui faisant prendre connaissance de cette échelle de points qu’il peut perdre, nous lui offrons des objectifs concrets : il doit apporter son matériel, ne pas parler, etc. Par ailleurs, plus de discussions possibles : une faute commise aura cette conséquence.

Avantage également sur la justesse de la note de vie scolaire. Nous connaissons tous ces préconseils qui s’étendent, s’étendent, s’étendent… où chacun défend la note qu’il voudrait donner, et on n’arrive pas à être d’accord ; quand finalement neuf personnes sur dix présentes sont d’accord, alors c’est la dernière qui ne veut pas, etc…
Les notes ne sont pas toujours choisies de la façon la plus juste et pas toujours de la même façon pour chaque élève. En effet, la note de vie scolaire doit tenir compte à la fois de l’assiduité de l’élève, des absences non justifiées, des retards le matin ou l’après midi, du matériel, des bavardages, du respect des autres, que ce soit vis à vis d’un élève ou d’un adulte, de l’emploi du vocabulaire qui doit être adapté au lieu de travail, de la quantité de punitions reçues.
Notre échelle prend en compte une majeure partie de ces notions, le jour du conseil de classes, lors du pré-conseil, il nous suffira de faire une moyenne arithmétique des notes de fin de trimestre dans chaque matière. Chaque enseignant sera donc pris en compte au même niveau que tout autre enseignant. L’administration ou la vie scolaire pourra retirer des points en fonction du comportement en dehors des classes, des retards ou absences non justifiées.
Les représentants des parents et les délégués pourront ainsi réduire le temps d’attente devant la porte close, les discussions embrasées, nous espérons, dévierons moins.

 

Voici le document conçu avec l’équipe pédagogique cette semaine : note de vie scolaire

 

Une question, que nous avons soulevée, et à laquelle nous n’avons pas de réponse : et le système de récupération des points ? Doit – il y en avoir un ? Si oui, comment le mettre en place de façon à ce que tout cela reste simple à mettre en place et à gérer, et de façon à ce que le système reste efficace.

Autre question : que faire d’un élève qui arrive à 0 ? Doit – on donner des points négatifs ? Nous avons regardé les punitions données cette année ; personnellement, j’ai utilisé un système de croix dans chacune de mes classes, l’heure de retenue ne se situant qu’à la quatrième croix. Je n’ai eu à mettre qu’une seule retenue, sur l’année. Certes, les premiers qui auront l’heure de retenue des cinq points perdus pleureront. Mais pour qu’un système fonctionne, on a souvent vu que malheureusement, il faut quelques élèves qui soient punis. Une fois que la classe a vu que le système est mis en place, et que ce qui a été promis arrive vraiment, alors le système fonctionne.
Au cas où un élève serait particulièrement perturbateur ou non concentré, nous avons prévu de communiquer au professeur principal dès qu’un élève a perdu dix points. Le professeur principal jugera s’il est nécessaire de convoquer la famille et discuter ensemble sur comment aider l’élève à retrouver une motivation et une concentration nécessaires et adaptées.

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13 juin 2011

B2I : une attitude responsable

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Ca y est enfin,  un exemple de fishing et concret car daté du 13 juin 2011.

 

Quel exemple pouvait-on donner aux élèves pour qu’ils prennent du recul sur ce qu’ils peuvent lire sur internet ou recevoir comme mail.

Voici l’exemple trouvé :

 

Ces images ont été diffusées sur le site du crédit-mutuel. Comme toutes les banques, elle subit les méthodes frauduleuses de quelques pirates informatiques.

 

Reste à mettre en forme pour un petit topo pour le B2I.

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9 juin 2011

La vidéo ou la photo des outils pour l’enseignement?

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La fin d’année se profile, et dans l’heure du petit bilan, c’est par habitude le moment privilégié pour lancer des projets ou expériences pour l’année prochaine.

Comme je suis très sollicité pour filmer et faire un montage avec trucage pour le départ en retraite de 2 collègues, la réflexion s’est orientée vers ces outils.

I.L’idée d’une expérience

En plein tournage, j’ai eu mon petit flash, pourquoi ne pas créer un travail de groupe où la finalité serait un micro-film sur la notion étudiée?

J’imaginais un groupe de 3 élèves expliquer le théorème de Pythagore, un autre le démontrer, et enfin un autre corriger un exemple d’utilisation, à la façon « c’est pas sorcier ».

Les objectifs premiers étant de donner un objectif supérieur à celui d’acquérir la notion et aussi en voulant expliquer quelques chose, il faut le comprendre. Être capable de l’expliquer nécessite une prise de recul qu’ils font peu souvent.

L’objectif second est la réutilisation des vidéos réussies, pour les faire visionner à d’autres élèves.

Mais comment ne pas être hors-la-loi?

 

II. Ce que dit la loi

CA. Paris, 1re ch., 23 mai 95 (D.96, som.com 75, obs. Hassler) :
Toute personne a sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale.

Et pour la rediffusion de photographies dont on a obtenu un accord écrit

Un accord donné pour la publication d’une image n’est valable que pour cette publication. En cas de rediffusion ultérieure de cette image et pour une autre finalité, un nouvel accord de la personne concernée doit être donné. C’est le cas par exemple, d’une photographie publicitaire d’un mannequin parue dans un magasine et réutilisée dans un magasine spécialisé dans les photos de nus (Versailles, 11 mars 1998, Bull. Inf. C. Cass. 15 octobre 1998)

 

Donc, il faut obtenir un accord d’utilisation de l’image pour une diffusion précise.

Dans le cadre d’une utilisation en classe, il faut obtenir l’utilisation du droit à l’image des 50 parents (2 par élève).

Imaginez que ces vidéos doivent être vues 3 fois ( en 3 ans), il faut donc faire ces accords à chaque fois…

Que faire des parents récalcitrants qui ne veulent rien? Les élèves ne peuvent donc pas participer au tournage, et donc ne profite en rien au bénéfice de l’expérience.

Qui n’a jamais eu ce parent qui a des comptes à régler avec l’école et qui nous confond avec un punchingball?

La hierarchie doit donc nous appuyer.

Pour l’instant, j’en ai fait la demande, ils ont l’air d’accord sur le principe du tournage….

Quid de la réutilisation des images? Des informations sont à demander.

Je compléterais l’article au fur et à mesure de l’avancement.

L’expérience pourrait se dérouler la rentrée prochaine.

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