IA, RGPD et RIA : mettre un peu de clarté dans le cadre.

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Dans les semaines à venir, je vais intervenir auprès de chefs d’établissement ( reggroupement Nantes SUD) autour des usages de l’intelligence artificielle en milieu scolaire.

Assez vite, une difficulté revient systématiquement :
on parle beaucoup d’IA, d’outils, de scénarios pédagogiques… mais le cadre réglementaire est souvent perçu comme flou, y compris pour des personnels qui en sont pourtant directement responsables.

Entre RGPD, AI Act (RIA), outils institutionnels, décisions algorithmiques, responsabilités respectives de l’enseignant, de l’établissement ou de l’institution, on mélange facilement tout. Et ce flou est rarement rassurant : soit on n’ose rien faire, soit on fait sans trop savoir sur quoi on s’appuie.

Un besoin simple : un document lisible et synthétique

En préparant cette intervention, je me suis donc posé une question très pragmatique :
comment présenter, sur une seule page, l’essentiel de ce que doit savoir un chef d’établissement ?

L’objectif n’était pas de produire un document juridique exhaustif, mais plutôt :

  • de clarifier les rôles (qui est responsable de quoi ?),
  • de distinguer clairement le RGPD et le RIA,
  • de rappeler quelques principes non négociables (contrôle humain, décisions importantes, reconnaissance des émotions),
  • d’éviter les raccourcis du type « c’est interdit » ou « on n’a pas le droit à l’IA à l’école ».

RGPD ≠ RIA : deux cadres différents, deux logiques

Un point revient souvent dans les échanges :
le RGPD et le RIA (AI Act) sont régulièrement confondus, alors qu’ils ne portent pas sur la même chose.

Le RGPD concerne les données personnelles : qui les traite, pourquoi, comment, combien de temps.

Le RIA concerne les systèmes d’IA eux-mêmes : leurs usages, leurs risques, leur gouvernance, et les garde-fous à imposer.

En éducation, ces deux cadres se croisent, mais ne se substituent pas l’un à l’autre.
Comprendre cette distinction change complètement la lecture des usages possibles ou non.

Un document de travail, pas un outil de contrôle

Le document que j’ai construit est avant tout un outil d’appui à la réflexion, destiné :

  • aux chefs d’établissement,
  • aux RUPN
  • aux formateurs (qui mettent souvent des outils numériques en avant)
  • à tous ceux qui cherchent à sécuriser les pratiques sans les figer.

Il ne s’agit ni d’un vade-mecum officiel, ni d’un texte normatif de plus, mais d’un support pour poser les bonnes questions, au bon niveau.

Ma volonté est plutot d’outiller, clarifier, rendre le cadre lisible, pour que le pédagogique puisse ensuite reprendre toute sa place.

Si ce travail peut aider à apaiser certaines discussions autour de l’IA à l’école, alors il aura déjà rempli son rôle.

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Calcul mental : les nombres maudits

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Bonjour à toutes et tous!

Alors je vous présente le dernier né de mes exerciseurs.

Derrière ce nom mystique se cache un simple exerciseur de calcul mental progressif.

Les 40 premières questions sont sur des opérations avec les nombres entiers et la suite se déroule chez les décimaux (et un peu moins nombres entiers).

L’idée est simple : c’est d’aller le plus loin possible !

Dans la mise en pratique, il ressemble à ce que propose Benjamin Arsac de jepeuxpasjaimaths.fr

surtout cette page : J’peux pas, j’ai maths

Je ne m’en cache pas, j’aime beaucoup ce que fait Benjamin (j’en parlais déjà ) , les ressources qu’ils proposent, je les utilise d’ailleurs toujours ! Si vous connaissez pas foncez, c’est bigrement bien fait, il a un grand panel d’exercice mental pour travailler le calcul mental! Franchement c’est chouette!

Mais (il y a un toujours un mais), j’ai voulu adapter ce qu’il propose à mes besoins, c’est à dire :

  • le mélange entre décimaux et entier de manière progressive en passant de l’un à l’autre et pas faire deux sessions.
  • d’arriver directement sur la page on clique on démarre, pas de chichi sur le temps (moi c’est 30 s et on tient le maximum ! lui c’est 100 questions à faire et on choisit plein d’options)
  • d’avoir un retour chiffré des réussites de chaque élève par type d’opération et type de nombres.
  • l’utilisation du clavier natif de la tablette ou du portable, comme ça les élèves se forcent sur ordinateur à utiliser le clavier… les miens utilisaient systématiquement la souris, c’est hard (même si on pouvait utiliser le clavier, ils voyaient un clavier à l’écran alors hop ils y allaient!)

En fait, mon outil reste un outil d’avantage d’évaluation sur la fluence calculatoire et celui de Benjamin Arsac, je le vois plus comme de l’entraînement ciblé, les objectifs ne sont pas les mêmes.(même s’il propose un outil de suivi, mais limité à ce qu’il fait dans son site , et je ne souhaite pas multiplier les connexions)

Contrairement à ce qu’on peut croire vu quelques ressemblances avec le calcul mental de la mort , je préfère dire le code est bien le mien (et un peu d’IA pour notamment les éclairs). (problème d’arrêt d’un son si deux éclairs se succédaient).

J’avais initialement d’ailleurs nommé mon programme le calcul de-la-mort-qui-tue, en référence à des termes que j’utilise en classe quand c’est trop dur , mais Benjamin m’a demandé s ‘il était possible de changer de nom ce que j’ai fait sans sourciller, effectivement là cela pouvait prêter à confusion.

J’ai repris le concept du calcul mental, les idées sont de libre parcours et j’ai référencé l’idée de Benjamin Arsac, idée que j’ai comme vous l’avez compris adaptée. (microsoft n’a jamais attaqué libreoffice pour le logiciel de traitement de texte…)

Voilà maintenant comme les choses sont dites pour éviter toute polémique inutile, passons au programme !

Il est utilisable sans l’outil de suivi de résultat (suivi.mathix.org), mais pour suivre les résultats, on passe par suivi.mathix.org.

On doit libérer des runes (les runes sont les opérations + : * / ) ! Ca fait un peu Exorciste 🙂 , mais pas de panique, il n’y a pas de démon !

Alors quoiqu’il arrive, je spoile un peu, mais on meurt ! Le jeu étant infini…. on finit par mourir…

Là, on a fait une session mais on n’a pas dépassé le niveau 40 donc on n’a travaillé que sur les entiers (les runes vertes sont les opérations avec les entiers).

Les runes avec les symboles jaunes sont les opérations avec les décimaux.

(ceux qui auront remarqué que le nombres de runes purifiés n’est pas le bon c’est que j’ai modifié le programme pour attaquer dès le niveau 50 pour faire une capture… mais en temps normal ça marche 😉

Bref qu’est ce que ça donne avec l’outil de suivi.mathix.org. On a plusieurs valeurs pour l’instant et il faut mettre sa souris dessus pour savoir de quoi il en retourne (une petit info bulle apparait indiquant Addition(entier) par exemple), NF signifie non fait.

Le programme est accessible ici :

Les Nombres Maudits

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Triche or not triche

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Bonjour à toutes et tous!

Je reviens avec un jeu de cartes modifiés pour approfondir la réflexion sur l’usage de l’IA auprès des élèves (ou enseignants).

Afin de les confronter en fait à une question bien plus globale de l’utilisation de l’IA, c’est plutôt une ‘aide pour quoi faire? et il suffit juste d’ôter la mention de l’IA par parents et cela devient magique 🙂

La réflexion tend vers à quoi ça sert les devoirs? Pour qui sont ils donnés ? Recopier est-ce si utile si on ne comprends pas ?

On en parlait déjà lors de notre intervention à l’APMEP de Bretagne.

Et donc avec le programme , on peut imprimer ses propres cartes ou même celles fournies. (il suffit d’aller dans l’éditeur de cartes pour les imprimer)

https://mathix.org/IA-triche-or-not-triche

Et bien quand on peut éditer les cartes et surtout les imprimer, ça rend méga bien (en toute honnêteté 🙂 )

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