Catégorie : Enseignant

Et si à dire que 2+2=4, on nous disait qu’on ne pouvait pas dire ça aux élèves?

C’est sur cette idée que ce petit court métrage démarre!J’adore! C’est parodique à souhait!

Il se nomme :

Alternative Math

Sur une semaine, un enseignante se voit refuser l’idée de corriger un élève sur le fait que 2+2=4 et non 22 comme l’élève l’indique. L’administration, les parents, les médias se liguent contre cette enseignante qui, elle, ne renie pas les mathématiques.

On y retrouve les rouages d’une administration qui fait pression à la manière d’Orwell (1984), avec l’arrivée des médias etc.

 

Idéal pour terminer ce petit weekend estival (#AUTOMNEMISSING)  Bon visionnage! 😉

Pour activer les sous-titres, c’est par là dans le lecteur-vidéo:

 

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Google Plus email
Licence Creative Commons

Mutualisons, partageons et régalons-nous!

L’épilogue d’un début d’une chouette aventure qui démarre enfin!!

Alors pour un rattrapage sur l’histoire, tout démarre chez Claire Lommé une super warrior de collègue de Maths, elle s’est mise en relation avec une centaine de collègues et s’est mise à partager ses ressources, les collègues en ont fait autant, bref, une super banque de ressources à disposition.

J’ai demandé à en faire partie, bah vi quand même c’est chouette, et puis vient la mise en ligne de mes ressources dans son google drive, sauf qu’il est au bord de la saturation et avec des vidéos ça ne l’aurait pas du tout fait….

Je lui propose de passer sur mon serveur, elle accepte, je transfère les 4 Go de données. Et puis je me rends compte que des ressources sont des scans de livre scolaire, donc on a monté une petite équipe de fou-furieux pour trier tout ça :

Claire Lommé, Claude Fey, Joan Riguet, Mickaël Noel et Richard Cauche.

Des noms que vous reconnaîtrez, car certains ont déjà partagé des ressources ici. 🙂

Bref, après 3 jours de tri intensifs, à se tirer les cheveux, à se faire des blagues, à citer Kaamelott, les tontons flingueurs, l’ensemble est organisé.

Donc comment ça marche tout ça?

Il faut aller ici, pour accéder aux ressources

Si vous voyez des ressources qui ne devraient pas y être, (problème de droit d’auteur) c’est qu’elles sont passées au travers de notre tri, merci de nous le dire, on l’enlèvera de suite.

Bref, régalez-vous!!

Et si vous souhaitez donner votre pierre à l’édifice, c’est simple. Il faut le déposer sur le DEPOT.

C’est par ici que ça se passe.

On triera ensuite pour le mettre dans l’espace PUBLIC. On souhaite éviter les fausses manip’ c’est pour ça que vous en pourrez pas les mettre directement dans le dépôt PUBLIC.

Vous retrouverez les accès sur la gauche!

En tout cas, merci à l’équipe de fous!

Claire Lommé, Claude Fey, Joan Riguet, Mickaël Noel et Richard Cauche.

Merci encore Claire pour ta confiance!

 

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Google Plus email
Licence Creative Commons

Le numérique dans l’Education Nationale

Je reviens d’une formation pour les RUPN, pour les non-connaisseurs ce sont les Responsables des Usages Pédagogiques pour le Numérique.

Cette formation en plus de rencontrer des têtes que je ne connaissais que par internet, a mis en exergue la grande problématique du Numérique, cette transition qui est train de se dérouler au sein de l’Education Nationale.

Côté communication, sous-entendre pub auprès du grand public, le numérique c’est le top, tout est plus simple et répond à de grandes problématiques que l’école du livre (par opposition à l’école du numérique) connaît. Je ne saurais que trop parler de la différenciation, le poids du cartable, le suivi, la communication instantanée, l’accès à d’autres types de médias, classe inversée….

Tout ça, chers parents, collègues, c’est vrai. Le numérique, c’est chouette !

C’est un univers à découvrir pour nous, enseignants, les applications sont nombreuses, et on n’a pas fini d’explorer ce nouveau territoire encore vierge.

Lors de cette formation, on a découvert justement ces pratiques, les formateurs, qui devaient nous former à former nos collègues sur le numérique, se sont cassé le nez sur un mur, le mur de la crainte. La crainte de la réaction de nos collègues qui poseront les questions légitimes auxquelles nous n’auront pas de réponses… Celles des moyens dans les établissements, celles de l’accès au numérique dans les familles…

Il est vrai qu’en tant que RUPN, on se trouve un peu pris entre deux feux, celui de la hiérarchie « vous êtes formateur, vous devez former vos collègues, c’est votre mission », celui de nos collègues qui poseront ces questions…

  • Peut-on exiger des travaux en ligne à faire chez soi ?
  • Si un parent refuse que son enfant aille sur l’ordinateur lorsqu’il n’est pas présent avec lui, et quand il travaille tard peut-on exiger un devoir numérique à l’enfant?
  • Si des parents n’ont pas les moyens d’avoir accès au numérique ?

Et j’en passe !

A y penser, on se retrouve un peu, 50 ans en arrière lors de l’apparition des calculatrices dans l’enseignement. Le même premier argument qu’aujourd’hui faisait place dans le débat : l’inégalité des moyens des familles pour avoir cet équipement.

Le marché des calculatrices scolaires étant concurrentiel, le prix a baissé et maintenant il est naturel de demander 7€ de dépense aux familles (voir même plus : règle, équerre, compas, crayon à papier, rapporteur…)

Ensuite, s’est posé la question de savoir quand donner l’accès à cette calculatrice dans le parcours de l’élève. Et c’est la distinction aujourd’hui entre ces deux bouleversements de l’Education Nationale.

Cette question, nous ne nous la posons pas pour les ordinateurs « parce qu’ils (les élèves) sont nés avec ». Cependant savent-ils l’utiliser correctement, les parents ne donnent-ils pas accès trop vite à cet outil ?

C’est là, la différence fondamentale qu’il y a entre l’apparition de la calculatrice et l’accès à l’ordinateur (au sens d’accès à internet). L’utilisation de la calculatrice a été initié par l’école, celui de l’internet par les « familles ».

L’école doit donc former à ce nouveau média alors que la majorité des élèves a déjà profité des outils, et possède des us et coutumes biaisés par une utilisation souvent sociale (facebook) et non utile ou pratique comme nous l’avons connu.

On se retrouve donc confronté à une forte de demande institutionnelle pour former les élèves à un nouvel usage des Tices parce qu’ils y ont déjà accès pour la plupart d’entre eux…. Et une autre pression pour laquelle l’école doit rester égalitaire et donc faire face au manque de moyens des familles qui ne peuvent se payer ces outils.

Les conseils généraux se sont lancé dans l’équipement des collèges, mais sans doute avec du retard, et l’argent à débourser est colossal.

Là où en plus une calculatrice peut durer 10 à 20 ans, l’ordinateur ou la tablette dure souvent bien moins longtemps avec un coût de maintenance prohibitif.

Cette période transitoire durera sans doute quelques années comme pour la calculatrice. Maintenant reste à savoir si on prendra le choix du BYOD (Bring Your Own Device) ou de l’équipement à 100% des élèves par le collège ou une autre voie.

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Google Plus email
Licence Creative Commons