IA et hallucination : une activité transférable dès le CM2

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Quand j’ai conçu l’activité “IA et hallucination” (présent dans cet article), je l’avais pensée au départ pour des élèves de collège, avec une idée simple : faire vivre aux élèves une erreur de modélisation avant même de parler d’intelligence artificielle.

Le principe est volontairement piégeux. On donne aux élèves un tableau de données qui semble les inviter à prolonger une régularité.
Beaucoup se lancent alors dans une extrapolation : les points semblent presque alignés, la croissance paraît régulière, donc on prolonge la tendance comme si elle pouvait continuer indéfiniment.

Et c’est précisément là que l’activité prend tout son sens.

Récemment, David Sire, collègue professeur des écoles, m’a fait un retour après l’avoir testée avec ses élèves de CM2. Il a arrondi les données du tableau afin de les rendre plus accessibles. Les élèves ont tracé le graphique, puis ont proposé des valeurs pour des âges plus avancés. Pour 20 ans, beaucoup ont trouvé autour de 190 cm ; pour 50 ans, certains sont allés jusqu’à 395 cm, voire 700 cm.

La suite de l’activité leur a permis de confronter leurs résultats au réel.
En découvrant leurs origines (âge-taille), ils ont rapidement compris que quelque chose n’allait pas. Leur conclusion a été particulièrement intéressante : ils ont expliqué qu’ils avaient cherché de la proportionnalité, alors que ce n’était pas une situation proportionnelle.

Leur formulation est très intéressante au niveau CM2 (confusion proportionnalité//régularité).
Avec un regard mathématique plus précis, le piège est sans doute davantage celui d’un modèle affine : les points semblent presque alignés, la croissance paraît régulière, alors on continue la tendance sans se demander si elle a encore du sens dans la réalité.

C’est exactement le cœur de l’activité.

L’enjeu est d’apprendre aux élèves à ne pas appliquer automatiquement une « méthode » (modélisation) parce qu’elle semble fonctionner sur quelques valeurs.

  • Avant de calculer, il faut interpréter.
  • Avant de prolonger une courbe, il faut se demander si cela a du sens.
  • Avant de produire une réponse, il faut comprendre le contexte.

David a ensuite soumis le même tableau à ChatGPT. L’outil a produit des réponses du même ordre que celles des élèves. Ce moment a été très parlant pour la classe : les élèves ont compris que l’IA pouvait, elle aussi, prolonger une tendance apparente et fournir une réponse cohérente en surface, mais fausse dès que l’on réintroduit le contexte.

Les formulations des élèves à la fin de la séance résument très bien les apprentissages :

On a appris que tous les tableaux ne sont pas proportionnels, tout dépend de quoi on parle.

On a appris aussi que les IA peuvent se tromper, il faut donc vérifier et leur donner du contexte.

Ce retour est précieux, car il montre que l’activité n’est pas uniquement une activité sur l’intelligence artificielle. C’est d’abord une activité de mathématiques, de modélisation et d’esprit critique. L’IA arrive ensuite comme un miroir : elle permet de montrer que l’erreur commise par les élèves n’est pas une “bêtise”, mais un piège classique lorsqu’on traite des données sans interroger leur signification.

Ce test en CM2 montre aussi que l’activité peut vivre dès le cycle 3, à condition d’accompagner le vocabulaire et de choisir des données suffisamment accessibles. Les notions en jeu : tableau, graphique, croissance, proportionnalité~affine, modélisation, sont déjà présentes, au moins en partie, dans les apprentissages des élèves. L’intelligence artificielle n’est pas ici un objet technique complexe : elle devient un outil de discussion sur la fiabilité des réponses, la nécessité du contexte et l’importance de la vérification.

C’est sans doute ce qui me semble le plus intéressant dans cette activité : elle ne cherche pas à faire “utiliser l’IA” pour utiliser l’IA. Elle permet de construire une posture.

  • Ne pas croire une réponse parce qu’elle est bien formulée.
  • Ne pas valider un résultat parce qu’il prolonge une régularité apparente.
  • Ne pas confondre cohérence mathématique locale et vérité dans le réel.
  • Et surtout : apprendre à demander “de quoi parle-t-on ?” avant de répondre.

Finalement, ce retour de CM2 confirme une intuition forte : l’éducation à l’IA ne commence pas forcément par des explications techniques sur les modèles de langage. Elle peut commencer très simplement, avec un tableau, un graphique, une erreur, puis une discussion collective dès le cycle 3

Et c’est peut-être là que l’école a un rôle essentiel à jouer : apprendre aux élèves à ne pas seulement produire des réponses, mais à les questionner.

Merci à David Sire pour ce retour de terrain, qui montre que cette activité peut être transférée au cycle 3 avec des adaptations simples et un accompagnement adapté.

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Les cours interactifs version 2 ! Markdown et IA

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Bonjour à toutes et tous !

Et bien voici un projet qui mûrit depuis quelques temps, alors ma version à laquelle je voulais arriver est là, mais je voulais aussi l’implémenter avec nuage pour que n’importe quel collègue puisse s’en emparer… et là j’avance mais j’ai encore quelques limitations.

Alors de quoi on parle ?

L’idée est d’unifier le cours, les exerciseurs, les vidéos et … l’IA et le tout en Markdown !

Bref!

Allons-y par étape ! 🙂

Les cours en Mark Down !

Tous les cours seront disponibles pour les élèves et ont été réécrit en Mark Down, à l’époque j’avais fait mon propre langage proche du Mark Down (sans trop savoir que ça existait) et j’ai donc tout repris et converti (dans la perspective de l’utilisation de Codim issue de Apps Education).

J’ai travaillé sur un programme qui puisse le lire correctement et le mettre en forme et imprimer correctement (en mettant automatiquement des QrCode pour les exerciseurs et Vidéo)

Ça donne ça :

Alors l’interface enseignant ressemble à Codim :

Bref ! Voilà donc un outil qui va être partagé quand j’aurai réglé un moyen simple de créer les liens pour que le nuage des enseignants puissent stockés les cours et puissent être lus par mathix (j’ai réussi, ça fonctionne, mais les liens sont très longs., je ne mets pas la fonctionnalité à disposition car il faut sécuriser davantage les identifiants du nuage, donc là pour l’instant mon système stocke mes cours sur mathix et j’ai mon compte à moi et à Ju’)

L’IA s’invite !

Il y a quelques mois, j’avais mis en place un RAG (avec l’API Albert), on pouvait créer des liens pour discuter sur un document qu’on uploadait. (pour rappel https://ia.mathix.org/rag.html )

J’ai donc intégré cette fonctionnalité avec mes cours, les plus observateurs auront vu le bouton « Demander à albert »

Voici donc une possibilité pour que l’IA puisse aider les élèves de chez eux!

Pourquoi l’IA?

Alors ici, je compte expérimenter avec mes élèves pour voir le taux d’utilisation ( Est-ce utile pour eux? ), mais j’ai déjà vu quelques erreurs d’encadrements de nombres assez loufoques, ça peut peut-être freiner.

J’ai déjà de base quelques réticentes à passer à l’IA sans que les élèves puissent être accompagnés, mais dans un sens, je préfère qu’ils utilisent mon environnement (API de l’éducation).

Et puis c’est de l’exploration, on teste pour voir, même si on n’y croit pas vraiment.

Disons que je crois à l’effet « Whaou », et aussi peut-être pour les parents en accompagnant qui pourraient s’en emparer et aider les élèves à aller voir aussi mon cours …

Bref, voir comment les élèves et parents pourraient se l’approprier tout simplement.

On verra donc l’année prochaine! 🙂

Où le trouve-t-on?

Voilà donc les cours interactifs en version 2 !

https://mathix.org/cours

Des options que je compte développer :

  • l’intégration de Nuage (apps éducation) pour que les enseignants puissent faire leur propre cours en MD (avec mon outil) et puisse le proposer aux élèves
  • l’intégration de suivi.mathix.org pour que les élèves aient accès à ces cours et aux exerciseurs avec les identifiants intégrés pour qu’il y ait la possibilité que les élèves fassent les exerciseurs.

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Un petit lecteur MD portable

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Bonjour à toutes et tous!

Là je suis en pleine réécriture de mes cours, et je comptais passer au MarkDown, vous savez le format de fichier qui commence à percer, car l’IA, elle, elle produit bien du MarkDown.

Donc ni une ni deux l’idée d’un logiciel qui lit le MD et l’édite en WYSIWYG a germé.

J’ai aussi ajouté des fonctionnalités comme la gestion des formules Latex et des balises plus rapide (comme les iframe, les vidéos, propriété, definition, remarque démonstration)

Bref, il lit mes fichiers en MD.

Voici un exemple :

Et en mode édition

Lorsque je veux imprimer, les Iframe et Vidéo sont remplacées par des Qrcode menant à ces ressources.

Bon ça reste un premier jet de lecteur mais c’est plutôt pratique.

Ce programme est à disposition sur la forge :

https://forge.apps.education.fr/durandarnaud/lecteur_md

Et aussi j’ai conçu un site qui permet d’héberger les fichiers en MD et de rendre accessible aux élèves ces fiches de cours.

Je rendrai disponible bientôt le code pour le site, j’ai encore quelques soucis de gestion de image qui se coupent pendant les saut de page.

https://mathix.org/cours/#6e/1.Parall%C3%A8les%20et%20perpendiculaires.md

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