Bon cette année, nos inspecteurs ont validé la proposition de formation à l’IA à destination des enseignants de mathématiques. Yes!
Donc notre focale sera l’apprentissage (sous entendu scolaire, c’est quoi apprendre,), le questionnement (esprit critique et formulation des questions) et enfin l’honnêteté intellectuelle (c’est ma formulation, le contrat didactique) et tout cela dans le prisme de l’utilisation de l’IA.
Alors déjà afin de ne pas être l’oiseau de mauvaise augure, j’encourage d’ouvrir le débat de l’IA auprès des élèves vous verrez qu’ils sont majoritairement des utilisateurs de l’IA même au collège (et surtout dès la 5e!), plus rarement en mathématiques, mais oui, l’IA prend une place prépondérante.
Alors oui, il y a des enjeux environnementaux qui sont grands (quand je vois l’envolée de la consommation électrique : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/06/08/pourquoi-notre-utilisation-de-l-ia-est-un-gouffre-energetique_6611132_4355770.html ).
Mais il y a aussi pour moi un enjeu envers les apprentissages, là où nous sont vendus des solutions, j’y vois au contraire un piège intellectuel celui du désapprentissage.
Maintenant deux choix s’imposent, celui de l’opposition frontale (quitte à ce que les élèves utilisent l’IA en cachette de manière détournée et à mauvais escient malgré les injonctions vis-à-vis des contraintes environnementales) ou l’accompagnement pour une utilisation raisonnée et qui permet une vigilance dans un partenariat de confiance.
J’opterai pour la 2nde, même si oui les enjeux environnementaux sont démentiels.
Alors la petite idée qui a germé dans le groupe de 4 formateurs est aussi de donner un enjeu de transparence vis-à-vis de l’IA.
Marquer si l’IA est intervenue et à quel moment elle est intervenue dans la conception de la ressource.
J’ai donc potassé un projet de badge d’utilisation de l’IA. J’avais vu des badges 100% sans IA, mais je trouve cela trop catégorique et une personne ayant juste fait relire par une IA un contenu dirait que c’est 100% sans IA car elle a fait le gros du travail.
Donner de la transparence, c’est aussi un enjeu réel.
L’IA est partout et elle est aussi dans les contenus, il faut la rendre visible !
Donc j’ai concocté un petit programme, j’ai utilisé l’IA pour me générer des icônes que j’ai dû retoucher manuellement.
Les catégories sont génériques, mais difficile d’être exhaustifs dans tous les cas.


Bref, on peut donc copier l’image générée pour la mettre dans les documents, voir aussi mettre un code pour l’intégrer à nos programmes (mes exerciseurs à par 2, celui sur les noms des expressions, celui que mon frère a fait, car il n’est pas programmateur du tout, sont 100% sans IA, mais certains programmateurs utilisent l’IA pour coder (ce que je ne fais pas, et en plus pas par choix, j’ai voulu pour essayer , j’ai pas réussi à configurer OSS-code et j’ai laissé tombé), c’est insidieux, l’IA est présente mais on ne la voit pas.
Alors prêt à l’honnêteté? Prêt à donner l’exemple aux élèves ?
Voici le petit programme :


