Catégorie : Enseignant

Une variante du problème de la date d’anniversaire de Cheryl

Par blank

logo-nobstr-noir.svgHier, j’ai été contacté par Louise Auvitu, journaliste du « Leplus du Nouvel Obs », elle m’a demandé si je pouvais écrire un article sur la résolution d’un problème « qui enflammerait internet« .

Je me suis pris au jeu de résoudre l’énigme qui en première lecture déconcerte, mais en fait elle reste relative simple.

Pour plus de précisions, voici l’article en question.

 

Ce problème m’a fait penser à un autre problème que j’avais étudié quand j’étais étudiant dont voici la teneur.

 

Nous allons nous intéresser au problème suivant, celui de la somme et du produit de deux nombres.

Arnaud donne un problème à résoudre à Paul et Sam.

Arnaud pense à deux nombres entiers compris entre 2 et 100 (ils peuvent être égaux à 2 et 100).

Il donne à Paul le produit de ces nombres et à Sam la somme de ces mêmes nombres, puis il leur demande s’ils peuvent déterminer quels étaient les nombres de départ sachant qu’ils sont compris entre 2 et 100.

Paul : Non, je ne peux pas trouver ces deux nombres.

Sam : Je le savais.

Paul : Dans ce cas, je connais les deux nombres.

Sam : Alors moi aussi.

Pouvez-vous trouver les deux nombres choisis par Arnaud?

 

Bonne recherche! (A l’époque, on l’avait résolu informatiquement, il y a quand même deux listes de 40 000 nombres à traiter.)

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Licence Creative Commons

Un livre d’histoire des sciences : Dans l’œil du compas

Par blank

Depuis quelques mois, j’achète quelques très vieux bouquins de maths et des plus récents en histoire des sciences.

bezout-traiteCa a commencé lorsque je me suis acheté un livre de maths de Bezout de 1770 et le même bouquin réédité en 1806 avec beaucoup de rajouts (notamment les notations etc).

Et puis, plus récemment, on m’avait offert un bouquin sur l’histoire des mathématiques/sciences, il est vrai qu’il est dur d’en trouver de qualité et qui ne dégoûte pas dès les premières pages. J’en ai quelques uns, où j’ai vraiment souffert pour les lire jusqu’au bout!

Ce bouquin dont je vais parler est vraiment superbement bien écrit. Il se lit comme un roman! Beaucoup d’anecdotes qui permettent quelques « pauses ». Vraiment bien!

Dans l’œil du compas (Léonard Mlodinov)

Ce bouquin parle de l’évolution de la pensée scientifique quant à l’espace. (je parle de l’espace  en tant que dimension mathématique).

livreoeilducompasD’abord, on démarre à l’antiquité grec, Pythagore Thalès et Euclide. On évoque tel une enquête, les doutes que les divers mathématiciens ont eu avec ce 5e postulat d’Euclide. Comment l’ont-ils rejeté pour former une nouvelle géométrie (non euclidienne) alias la géométrie hyperbolique avec notamment Gauss, Riemann  et puis comment une 4e dimension qu’est le temps est venue interférer cette géométrie pour parler d’espace-temps.

Vient enfin la relativité avec Albert Einstein, puis cette anomalie ce manque de cohérence entre l’infiniment petit et l’infiniment grand, la théorie des cordes, puis les 5 théories des cordes qui en découlent, pour en venir à la théorie M.

Le livre s’attache à expliquer les différentes théories en essayant de rester le plus à la portée du lecteur.

J’admets avoir eu un peu de mal avec la théorie M et celle des cordes. On y lit beaucoup de termes physiciens qui peuvent déconcerter, mais ce qu’il y a de formidable dans ce livre c’est qu’à chaque découverte, on y rattache tout le contexte historique, comment a-t-il été découvert, pourquoi et dans quelles circonstances?

Bref, pour les férus d’histoire des sciences, je conseille vraiment ce livre!

 

 

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Licence Creative Commons

Sensibiliser au travail de l’élève!

Par blank

Lreflexionfaitee travail de l’élève, vaste problématique!

Qu’attend-on réellement de l’élève? D’ailleurs se poser cette question, c’est aussi se demander ce qu’on attend des professeurs …. et des parents. Positionner l’élève dans des obligations, c’est aussi leurs donner des droits pour que ces obligations soient justement respectées.

 

Le travail de l’élève…

C’est de faire en sorte de comprendre le cours pendant le cours, et d’apprendre chez soi, les notions nouvelles.

Outch! L’élève est obligé de comprendre le cours! C’est une vérité que des élèves oublient, et sans tomber dans la rengaine « tout se dégrade« , il y a, par chez nous, un léger glissement vers l’absence d’effort pour comprendre.

Je me suis souvent questionné sur cette inaction ou fatalité que certains élèves expriment.

J’ai entamé le dialogue l’année dernière avec un petit groupe d’irréductible élèves qui « n’entraient » pas dans mon cours, ils étaient présents physiquement mais non conscient du cours et des enjeux qui en résultaient.

Je leur ai imposé l’ignoble vérité à leurs yeux, ils devaient comprendre le cours. Cette obligation leur incombait!

« Oui, mais on comprend pas le cours, c’est pas possible d’essayer de le comprendre, z’êtes marrant! »

Sourires, assurances un peu insolentes accentuées par le jeu serein de défiance qui m’amusait aussi.

« Bien entendu, vous avez des obligations, mais  aussi des droits« .

« Vous avez le droit de nous demander de réexpliquer autrement, vous avez le droit de poser des questions, vous avez le droit de demander de l’aide. Il faut garder à l’esprit qu’il faut être actif pour poser des questions, s’impliquer en cours pour demander de réexpliquer….  »

Les élèves en sont partis avec un brin de réflexion, mais moi-même, je n’étais pas convaincu qu’ils l’étaient, il fallait autre chose.

II. Le travail des professeurs

Ce n’est pas tant de faire en sorte que les élèves comprennent que simplement de les écouter, s’adapter à eux, écouter leurs questions, leurs ras-le-bol, leurs progrès, leurs échecs…..

En théorie, ce n’est pas dur, car en théorie l’élève sait ce qu’il a à faire, il doit essayer de comprendre les notions et poser des questions le cas échéant et apprendre une fois qu’il a compris….

Généralement l’élève doit venir vers le professeur, rien ne nous empêche d’aller aussi vers lui, mais de lui demander aussi d’agir, d’être en interaction.

L’enseignant doit juste faire en sorte que l’élève lui dise « j’ai compris ».

 

III. Le travail des parents.

Il est primordial, souvent bafoué par des métiers peu conciliant avec le rythme scolaire de l’élève. Il est accompagnateur, il est une oreille de l’enseignant pour l’enfant, cette seconde oreille que l’enseignant, lui, n’a pas, puisque tout simplement l’élève n’est pas chez lui!

Être oreille n’est pas se porter juge du travail de l’enseignant, (« on comprend pas le cours que vous écrivez pour notre fils« ), tant de choses se passent aussi à l’oral, là où l’écrit n’est pas témoin de ce qu’il se passe. Le boulot du parent c’est être en quelque sorte le lanceur d’alerte et acteur aussi des solutions envisagées prises avec lui. Une sorte de co-education….

IV. En fait, on attend beaucoup des élèves?!

On attend simplement qu’il soit actif, acteur de son enseignement, en résumé, un élève doit et peut enquiquiner le professeur jusqu’à ce qu’il comprenne.

Armé de cette réflexion, j’ai conçu une affiche afin d’entamer un dialogue et rappeler aux élèves leurs travail d’élèves.

 

Imaginez les élèves qui entrent et regardent au dessus du tableau le mot. Interrogation. Sourire. Amusement.

 

Facile ensuite d’entamer une discussion avec les élèves sur le mot « comprendre » le cours.

Moi: « Que fait-on alors pour comprendre? »

Les réponses ne se sont pas faites attendre : « On écoute« , « On pose des questions quand on comprend pas« ,  » on ne bavarde pas« .

Bref, je crois que je vais afficher cela dans toutes mes salles.

Voir en plein écran

Téélcharger

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Licence Creative Commons