Catégorie : expérience

« Scolatix.org : une autre évaluation des acquis » : l’historique

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En 2006, je devenais stagiaire à l’IUFM d’Angers, durant cette année, notre Responsable du Groupe de Référence (ou RGR: Mme Boulais Pascale) a évoqué à plusieurs reprises, l’évaluation par compétences. Comme la fin d’année pointait le bout de son nez, pourquoi ne pas tenter?

I. Première approche en version papier

On a créé la première grille correspondant aux compétences évaluées pendant une séquence.

Outre le soucis de juger pour la première fois, si un élève a ou non une compétence, le support papier posait déjà soucis.

On a un tableau 12 compétences avec autant de colonnes que l’on peut faire d’évaluation, et autant de tableau par élève.

La première évaluation, permet de valider la première compétence, la 7e et la11e, faire une croix sur la 6e compétence au lieu de 7e arrive rapidement. Énervant, on perd du temps, et puis que faire si l’élève perd son tableau ou le déchire?

Le bilan côté élève reste positif, ils sont preneurs, il n’y a pas de notes, et on peut « récupérer » ses erreurs en refaisant une autre évaluation : ils comprennent que l’échec n’est pas subi !

Décision avec mon frère et ma femme et quelques amis profs en fin d’année après avoir eu la validation de mon année :

on créera un site pour gérer les compétences et je m’occupe de ça : un chantier de 3 semaines pendant les vacances.

II.Seconde approche : expérience dans mon collège, celui de ma femme et enfin celui de mon frère.

A la rentrée, le serveur est prêt : Mathix.org est né.

Il propose une première interface :  visible iciJe suis malheureusement TZR dans mon collège en remplacement pour 6 mois et non toute l’année, une autre collègue de maths (Chris Pasquier) arrive aussi nouvellement au collège nommée à l’année, on ne se connait pas. Je lui demande le jour de pré-rentrée si elle souhaite me suivre dans une expérience d’évaluation par compétences, elle me dit « ok », je file voir la principale du collège, elle aussi nommé « fraîchement » au collège. Elle me demande quelques renseignements, je lui montre le site, ainsi qu’à la principale-adjointe, j’ai l’aval de la hiérarchie, malgré le fait que je dois partir avant la fin d’année.

On décide d’appliquer l’expérience qu’aux 4eme du collège en mathématiques seulement.

On envoie une information aux parents et aux élèves, qui trouve « étrange » l’expérience mais sont prêts à jouer le jeu.

La première évaluation n’a jamais été aussi difficile, comment évaluer? Comment juger? Quelques heures pour créer ce premier sujet et surtout 3 -4 heures auront été nécessaires pour corriger les 25 copies. Je me posais énormément de questions.

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La forme des devoirs n’évoluera pas en 4 ans.  une case statuts pour mettre les couleurs : vert(acquis), orange(en cours), rouge(non acquis), ? (non évalué) , ou les sigles : A , EC , NA , ?

Chaque élève a un compte qui reprend le fameux tableau papier, mais avec 80 compétences !

Au 3e devoir, les élèves commençaient à me dire : « On comprend pas si on est bon ou pas, monsieur ». Le constat est franc, au regard de leur tableau on voit du rouge du vert du orange, mais rien pour cibler si la séquence du théorème de Pythagore a été réussi ou non par exemple puisque tout est découpé.

Première évolution :  on a créé ce qu’on a appelé à tort : méta-compétences,  l’équivalent des noms de séquences qui regroupaient plusieurs compétences. Un pourcentage y est associé, il correspond au pourcentage de compétences acquises.

Par cela, on voulait créer des « niveaux » de bilans.blank

Le bilan précis : celui de chaque compétence

Le bilan intermédiaire : celui de chaque méta-compétence

Enfin, il fallait un bilan global : la note ou un pourcentage d’acquisition global.

En effet, au début nous étions contre la note, mais il s’est avéré que ce chiffre était aussi un facteur déclenchant pour le travail : un indicateur de révision.

III.Troisième approche : Après 3 mois, on rétablit la note comme instrument de mesure.

Au bout de 3 mois, le constat est sans appel, les élèves sont perdus, trop de couleurs, peu d’élément leur permettent de juger de leur efficacité.

Deux choix s’offraient à nous :

  • on ne fait rien, les élèves doivent donc apprendre à juger de leur efficacité par leur propre moyen ( ce qui est une capacité que les élève doivent développer)
  • on leur propose une note ou un pourcentage d’acquisition global, ce qui répond à leur attente mais les laisse dans « une position attentiste » d’un jugement de la part de l’enseignant.

Le second choix a été fait, néanmoins sur le site, nous avons laissé la possibilité aux autres enseignants utilisant le site de choisir.

Pourquoi ce choix? Nous avons pris le parti que les élèves faibles ont sans doute moins la capacité de juger leur capacité. Comme nous avons mis en place cet outil avant tout pour les élèves en difficultés, ne pas leur mettre ce critère de réussite nous paraissait être un non-sens.

De plus, pendant les quelques mois sans note, nous avons remarqué que certains élèves se notaient eux-même en attribuant 2 points aux compétences acquises, 1 point aux compétences « en cours d’acquisition » et 0 point sinon. cela leur conférait une note, moins fiable que celle que nous proposons puisque nous faisons intervenir des poids à certains compétences pour les rendre plus importantes.Cela a permis donc de rectifier cette image erronée que certains élèves avaient de leurs niveaux.

III.L’INRP

Le mois de décembre fût quelque peu mouvementé, on nous propose de participer au séminaire organisé par Mme LADRET (responsable de la MIVIP) autour de l’évaluation. Voici la présentation de notre atelier : présentation, et le programme du séminaire : programme

Quel stress! Nous, néo-titulaires, allions présenter notre outil.

La présentation a été laborieuse, nos mots étaient mal choisis, on parlait de compétences là où il fallait parler d’items, on parlait de méta-compétences à où il fallait parler de regroupement d’items. Même si nos propres définitions étaient pourtant claires, l’auditoire a décroché.

Certains nous ont reprochés de trop impliquer les parents dans la lecture des résultats, car pour eux les parents avaient moins de recul pour juger ces résultats.

L’argument se tient, mais à force d’éviter justement tout lien avec les parents, cela est source d’incompréhensions et de conflit.

De plus, le site est justement générateur de questions et permets justement de créer le dialogue. À nous, d’apprendre aux parents à se servir du site comme aux élèves. des réunions d’informations sont nécessaires.

Malgré les réticences, Mme Ladret et l’inspecteur nous ont conseillé de continuer à étoffer notre projet.

Après une longue réflexion, nous avons poursuivi.

IV.Evolutions

Ensuite, on a changé de serveur, le projet a changé de nom : Scolatix.org est né.

Essentiellement le projet est devenu pluridisciplinaire et a gagné en rapidité de traitement des données.

V.La suite

Cette année, le nombre d’utilisateurs a été multiplié par 30. Les IPR nous ont inspectés, cela nous a permis aussi de présenter de manière plus concrète notre outil, en situation. A la suite de celui-ci, un groupe de recherche est en cours de formation et un financement nous permettra d’assurer le serveur de la par de la MIVIP…

La réflexion se poursuit un peu moins dans la conception de l’outil mais plutôt axée sur la démarche pédagogique associé, et les moyens de remédiation et d’utilisation plus accrue du site.

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La vidéo ou la photo des outils pour l’enseignement?

Par blank

La fin d’année se profile, et dans l’heure du petit bilan, c’est par habitude le moment privilégié pour lancer des projets ou expériences pour l’année prochaine.

Comme je suis très sollicité pour filmer et faire un montage avec trucage pour le départ en retraite de 2 collègues, la réflexion s’est orientée vers ces outils.

I.L’idée d’une expérience

En plein tournage, j’ai eu mon petit flash, pourquoi ne pas créer un travail de groupe où la finalité serait un micro-film sur la notion étudiée?

J’imaginais un groupe de 3 élèves expliquer le théorème de Pythagore, un autre le démontrer, et enfin un autre corriger un exemple d’utilisation, à la façon « c’est pas sorcier ».

Les objectifs premiers étant de donner un objectif supérieur à celui d’acquérir la notion et aussi en voulant expliquer quelques chose, il faut le comprendre. Être capable de l’expliquer nécessite une prise de recul qu’ils font peu souvent.

L’objectif second est la réutilisation des vidéos réussies, pour les faire visionner à d’autres élèves.

Mais comment ne pas être hors-la-loi?

 

II. Ce que dit la loi

CA. Paris, 1re ch., 23 mai 95 (D.96, som.com 75, obs. Hassler) :
Toute personne a sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale.

Et pour la rediffusion de photographies dont on a obtenu un accord écrit

Un accord donné pour la publication d’une image n’est valable que pour cette publication. En cas de rediffusion ultérieure de cette image et pour une autre finalité, un nouvel accord de la personne concernée doit être donné. C’est le cas par exemple, d’une photographie publicitaire d’un mannequin parue dans un magasine et réutilisée dans un magasine spécialisé dans les photos de nus (Versailles, 11 mars 1998, Bull. Inf. C. Cass. 15 octobre 1998)

 

Donc, il faut obtenir un accord d’utilisation de l’image pour une diffusion précise.

Dans le cadre d’une utilisation en classe, il faut obtenir l’utilisation du droit à l’image des 50 parents (2 par élève).

Imaginez que ces vidéos doivent être vues 3 fois ( en 3 ans), il faut donc faire ces accords à chaque fois…

Que faire des parents récalcitrants qui ne veulent rien? Les élèves ne peuvent donc pas participer au tournage, et donc ne profite en rien au bénéfice de l’expérience.

Qui n’a jamais eu ce parent qui a des comptes à régler avec l’école et qui nous confond avec un punchingball?

La hierarchie doit donc nous appuyer.

Pour l’instant, j’en ai fait la demande, ils ont l’air d’accord sur le principe du tournage….

Quid de la réutilisation des images? Des informations sont à demander.

Je compléterais l’article au fur et à mesure de l’avancement.

L’expérience pourrait se dérouler la rentrée prochaine.

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L’informatique dans l’éducation : vrai casse-tête pour le libre

Par blank

Voilà 3 ans que je m’occupe des ordinateurs du collège. Cette année, on est 2.  Mon collègue est plutôt orienté windows, blanket moi linux. Moi aussi, comme certains fervents du manchot, je me suis cassé les dents pour faire la promotion de Linux.

Mais d’abord Linux , c’est quoi?

Linux ou plutôt Gnu-Linux c’est un environnement de travail libre, c’est-à-dire un environnement comme windows créé par des bénévoles qui acceptent que leur travail soit diffusé. Richard Stallman est le fondateur du projet GNU et de la licence GPL, il est à l’initiative de l’expression copyleft en opposition au copyright.

GNU : Le libre, c’est quoi?

Je reprendrais l’image de Richard Stallman quand il explique ce qu’est le logiciel libre pour lui en opposition au logiciel privateur.

Imaginez une recette de cuisine que vous possédez. Hum le gâteau est super bon, vous voulez passer la recette à un copain pour qu’il puisse cuisiner ce gâteau.

Imaginez que cette recette soit sous licence Libre : vous avez tout à fait le droit de lui passer, vous avez même le droit de modifier la recette si vous le souhaitez pour l’améliorer ou pour adapter la recette à ce que vous possédez en produit de base.

Imaginons ce qui se passerait si elle était sous licence restrictive : impossible de la passer à votre ami, il faut qu’il la paie au magasin où vous l’avez achetée, impossible de modifier la recette si vous voulez l’améliorer, il faut d’abord en parler à l’éditeur qui vous donnera son avis, et enfin si vous n’avez pas assez de sucre, et bien vous ne pourrez pas utiliser la recette car on ne peut la modifier.

Affligeant, non? Et pourtant c’est ce qui se passe, le code source des logiciels sont exactement les recettes qui permettent d’avoir un logiciel à la fin, il détermine tout, et bien sûr avoir le code source, permet de le modifier et de le diffuser (si bien sûr la licence le permet).

Un nombre important de distributions

Il existe plus de 150 distributions différentes de GNU-Linux, on entend par distribution un système cohérent fonctionnant sur un système LINUX,  certaines sont plus connues  que d’autre (Debian, Ubuntu, Mandriva, Archlinux, Opensuse, Redhat …).

La diversité des distributions qui est parfois décriée (on perd de l’énergie à multiplier les projets qui ont le même but) , mais c’est pourtant ce qui en fait la force.

Le premier argument qui me vient à l’esprit est la propagation de virus sur ce type de système. Un virus exploitant une faille sur un ordinateur avec une distribution A ne pourra pas forcément retrouver la même faille sur une distribution B.  Si on regarde avec le système privateur Windows, la version XP largement répandue, à un instant T, on peut considérer que la majorité (grossièrement) des ordinateurs possèdent la même faille au même moment favorisant la propagation du dit virus.

On pourra aussi parler des 1% d’ordinateurs dans le monde qui utilise GNU-Linux.Pourtant, les serveurs internet qui justement doivent être solides et sans failles, fonctionnent pour les 3/4 sur ce système et non Windows-server.

Le second argument est justement le choix qui s’offre à nous, certaines distributions ont fait des choix de fonctionnements qui diffèrent de ceux des autres, il est ainsi plus simple de trouver notre environnement qui colle à nos souhaits (j’utilise Archlinux, un système un peu moins stable que Debian mais très à jour).

 

Une mise à jour simple

Un système Linux contrairement à Windows, possède généralement un dépôt (ou plusieurs). Ce dépôt est un site sur le net qui contient tous les logiciels installables sur le système. Les logiciels sont centralisés contrairement à Windows, où il faut chercher sur les sites télécharger l’installeur et installer le logiciel.

Comment cela se passe? Ici, une liste de logiciel s’offre à nous et on choisit ce que l’on veut, on retrouve  bien sûr la plupart du temps (cela dépend des distributions) tous les logiciels disponibles. Et le dépôt est mis à jour régulièrement, donc les logiciels (firefox, openoffice, vlc …) sont mis à jour par la distribution, pas besoin de retélécharger le logiciel sur le site, c’est automatique!

 

Pourquoi Windows restera encore longtemps

Quand on est un enseignant lambda qui utilise Windows chez lui, et bien, on a envie de retrouver le même type d’environnement de travail au collège : un système Windows. On aura beau lui promettre « pas de virus »  (car le regdev.exe qui pourrit les clés USB des collègues et qui vérolent petit à petit les ordinateurs, 3 ans de souffrance et ça dure!), des logiciels fiables et connus Openoffice (Libreoffice) , Firefox, chrome… et bien non.

Non pour plusieurs raisons :

  • Microsoft Office est gratuit pour les enseignants et est installé dans quasiment tous les foyers des enseignants
  • Windows est « facile » à utiliser
  • Sous Windows : « Si je veux installer un logiciel, je peux »
  • Le client scribe est compatible windows et s’installe difficilement sous linux, les scripts donnés par les deux agents ne fonctionnent pas.
  • Un windows qui plante tout le monde peut faire quelque chose (pas forcément résoudre le problème, non non monsieur, le croire la plupart du temps, comme « j’ai désinstallé le logiciel en supprimant le raccourci », « une fenêtre apparaît j’appuie sans lire sur « ok »  » …), alors que Linux, à part, crier « Arnaudddddd! J’ai un problème » que faire si je ne suis pas là? Quoique j’ai quelques souvenirs où c’était pour Windows.

Pourtant, les valeurs transmises par le « libre » basées sur le partage, la coopération et la diffusion de connaissance, colle parfaitement à l’éducation et sont, je pense, des valeurs à défendre.

Malheureusement, à l’heure actuelle, aucune politique va en ce sens, il suffit de voir d’ailleurs que les administrations du rectorat utilisent « word », le fameux « .doc » . Ce fichier  lu avec Openoffice.org : « tout est décalé et c’est moche », pourquoi utiliser Openoffice car ça marche pas. Allez expliquer à Mme Michu qu’elle peut directement écrire sous Openoffice.org, elle vous regardera en penchant la tête sur le côté et vous dira : « Je viens de te dire que ça déforme les textes… »

Ubuntu une solution?

Depuis 5 ans une distribution a fait sa place dans le grand public : Ubuntu. Son côté user-friendly a été très apprécié, pas de ligne de commande, je branche mon imprimante, le driver va être automatiquement installé par internet, c’est beau c’est fluide…

J’ai, d’ailleurs, un collègue qui s’est évertué à l’installer sur son portable,  preuve que cette distribution fait moins « peur ». Un autre ordinateur de la salle de techno y est passé aussi, car Windows plantait méchamment, les élèves se sont habitués à cet ordinateur, mais par manque de temps je n’y ai pas ajusté les droits pour un compte élève bridé. Si bien que régulièrement, je dois remettre la barre des tâches visible…

Il faut donc des connaissances sur ce système, et donc un apprentissage que peu sont capables ou veulent faire.

Un problème plus complexe

Le problème des ordinateurs dans l’Éducation Nationale est même plus complexe qu’un choix de système d’exploitations.

En effet, il faut prendre en compte les mobilités des enseignants, si le responsable TICEs ( le responsable des PC) change de collège, l’enseignant qui le remplacera dans cette tâche ne connaîtra pas forcément GNU-Linux, donc la pérennité n’existera pas, on arrivera qu’à des actions ponctuelles tributaires de celui qui s’en charge. De plus, il y a des courageux qui ont su imposer ubuntu et qui quelques années en retrouve les bénéfices, mais il faut passer par cette période où les autres enseignants vous pose et repose les même questions malgré les tutoriaux que vous aurez fait et vous crierons dessus quand ça ne marche pas. (Quand on pense qu’il m’est arrivé de « réparer » un ordinateur qui n’avait pas de son, en allumant simplement les enceintes). Le chemin est encore long….

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