La vidéo ou la photo des outils pour l’enseignement?

La fin d’année se profile, et dans l’heure du petit bilan, c’est par habitude le moment privilégié pour lancer des projets ou expériences pour l’année prochaine.

Comme je suis très sollicité pour filmer et faire un montage avec trucage pour le départ en retraite de 2 collègues, la réflexion s’est orientée vers ces outils.

I.L’idée d’une expérience

En plein tournage, j’ai eu mon petit flash, pourquoi ne pas créer un travail de groupe où la finalité serait un micro-film sur la notion étudiée?

J’imaginais un groupe de 3 élèves expliquer le théorème de Pythagore, un autre le démontrer, et enfin un autre corriger un exemple d’utilisation, à la façon « c’est pas sorcier ».

Les objectifs premiers étant de donner un objectif supérieur à celui d’acquérir la notion et aussi en voulant expliquer quelques chose, il faut le comprendre. Être capable de l’expliquer nécessite une prise de recul qu’ils font peu souvent.

L’objectif second est la réutilisation des vidéos réussies, pour les faire visionner à d’autres élèves.

Mais comment ne pas être hors-la-loi?

 

II. Ce que dit la loi

CA. Paris, 1re ch., 23 mai 95 (D.96, som.com 75, obs. Hassler) :
Toute personne a sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale.

Et pour la rediffusion de photographies dont on a obtenu un accord écrit

Un accord donné pour la publication d’une image n’est valable que pour cette publication. En cas de rediffusion ultérieure de cette image et pour une autre finalité, un nouvel accord de la personne concernée doit être donné. C’est le cas par exemple, d’une photographie publicitaire d’un mannequin parue dans un magasine et réutilisée dans un magasine spécialisé dans les photos de nus (Versailles, 11 mars 1998, Bull. Inf. C. Cass. 15 octobre 1998)

 

Donc, il faut obtenir un accord d’utilisation de l’image pour une diffusion précise.

Dans le cadre d’une utilisation en classe, il faut obtenir l’utilisation du droit à l’image des 50 parents (2 par élève).

Imaginez que ces vidéos doivent être vues 3 fois ( en 3 ans), il faut donc faire ces accords à chaque fois…

Que faire des parents récalcitrants qui ne veulent rien? Les élèves ne peuvent donc pas participer au tournage, et donc ne profite en rien au bénéfice de l’expérience.

Qui n’a jamais eu ce parent qui a des comptes à régler avec l’école et qui nous confond avec un punchingball?

La hierarchie doit donc nous appuyer.

Pour l’instant, j’en ai fait la demande, ils ont l’air d’accord sur le principe du tournage….

Quid de la réutilisation des images? Des informations sont à demander.

Je compléterais l’article au fur et à mesure de l’avancement.

L’expérience pourrait se dérouler la rentrée prochaine.

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook email
Licence Creative Commons

Démarrez une conversation

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *