Catégorie : Réflexions

Plan de travail sur Thalès et classe inversée…

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Bon allez zoup!

On se lance à diffuser mes productions. Je commence à avoir un document et une démarche qui me paraît claire en regard à ce que je pense être la classe inversée.

Comme je dirais, l’idée est de rendre actifs les élèves et actifs scolairement parlant, l’élève doit être dans l’apprentissage et la consolidation des apprentissages.

Bref, j’ai donc concocté un plan de travail connecté au & déconnecté du numérique. L’idée étant de cibler les ressources à disposition pour l’élève qu’elles soient issues du livret qu’ils possèdent ou par vidéo (plus simple pour se réapproprier des notions).

Le modus operandi est assez simple.

L’accroche est cette vidéo :

L’idée est de susciter un manque de connaissances -> nous les matheux, en fait, on sait faire.

On découvre à l’aide d’une animation (géogébra) que les côtés des deux triangles emboîtés ont des longueurs proportionnelles et on dégage les conditions pour que cela ait lieu. (on a un simulacre de théorème de Thalès, je n’attends pas de rédaction type pour l’instant)

Ensuite, le lien rapide tableau proportionnel et rapport égaux est rappelé (déjà vu).

Et là on lâche les lions qui vont avancer à leur rythme sur ce plan de travail que je vais leur distribuer (en recto verso). Mon frangin m’a suggéré de l’imprimer en A3 pour ensuite y glisser les fiches exercices associées. (Je le ferais pas, mais l’idée peut être rigolote)

Bien entendu, je vais faire la démarche auprès de mon principal sur l’autorisation de l’utilisation du téléphone portable en classe.

Ensuite, les fiches d’exercices associées sont là :

Ils devront toutefois indiquer par une croix verte, l’exercice réussi et rouge celui raté sur leur plan de travail

Je ne donnerai pas de corrigé, je compte pour cela responsabiliser les élèves, et dès qu’un élève pense avoir réussi un exercice et que je le valide, sa feuille est subtilisée et mise sur mon bureau pour que les autres élèves puissent comparer et avoir accès à cette correction.

-> l’idée est que l’enseignant ne soit plus celui qui sait.La classe inversée, c’est cela, le prof n’est plus le puits de savoir, celui qui valide etc.

Je compte prendre en photo aussi la dite correction afin d’avoir une correction « de la classe » à mettre sur l’ENT.

J’ai identifié dans le parcours les niveaux débutants, confirmé expert donc en terme d’autoévaluation, ils auront une idée précise d’où ils en sont.

Également, je compte donner à la fin de chaque cours, un petit exercice de Thalès qui n’est pas issu du plan de Travail, afin qu’au début de la séance, je puisse avoir un moment collectif (qui permette les échanges entre pairs global)

Aussi si je perçois des faiblesses pour des élèves, je m’autoriserai de demander aux élèves qui sont à tel point du parcours de s’arrêter et d’aller aider les élèves qui lèvent la main. Cela permettra également de créer des tutorats temporaires.

-> le prof devient régulateur des relations d’entraide.

Il faut maintenant que je m’attelle à la rédaction d’un « contrat de fonctionnement pour ces séances à venir ».

En croisant les doigts pour que mon chef continue d’accepter l’autorisation du téléphone portable.

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L’appropriation d’une notion dans la compétence calculer

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Bonjour à tous.

Bon voilà, je vais présenter un peu ma réflexion qui s’appuie en partie des échanges lors de formation et de groupe de réflexion.

La compétence « calculer » est complexe à mettre en œuvre au collège, il faut une base solide d’apprentissage pour acquérir une nouvelle notion et on a parfois tendance à aller vite (moi le premier).

L’acquisition d’une nouvelle notion se fait en 3 phases.

  1. Appropriation du sens et lien avec les notions déjà acquises.
  2. Phase procédurale
  3. Automatisation

Ces 3 phases sont importantes, et on a tendance à négliger ou plutôt passer rapidement sur la première phase, à peine le sens de la notion compris, on file sur la procédure, et là malheureusement peu de lien entre les deux sont faits.

Pour éclairer mon propos, je vais revenir sur la distributivité.

Cette notion est à acquérir au cycle 4 (vocabulaire développer ) et est à voir dès la 6eme au cycle 3 avec les astuces de calcul (distributivité sur des expressions numérique du genre \(6 \times 15=6 \times 10+6 \times 5\) ).

Généralement, les astuces de calcul sont comprises assez rapidement en 6eme, en revenant au sens de la multiplication, comme répétition de l’addition.

Au cycle 4, l’extension se fait du point de vue littéral et avec également des facteurs non entier. Ici, l’argument de la répétition ne tient plus forcément.

Alors d’autres processus plus ou moins complexes existent pour expliquer ou illustrer la distributivité, ce qu’on appellerait des preuves visuelles (ou aussi des représentations). Pas vraiment rigoureuses, mais suffisantes pour que les élèves comprennent cette notion avec des éléments qui leurs parlent. L’idée étant de faire du lien avec des connaissances personnelles qu’ils possèdent.

Donner une seule illustration de la distributivité n’est donc en soi pas assez suffisant, l’idée est d’en proposer des plurielles, puisque chaque élève a un vécu, des appétences uniques.

J’avais d’ailleurs une vidéo dessus recensant ces images mentales.

Bref, ces images font sens et permettent d’ « expliquer » ce qu’est la distributivité. (même si ici, il n’y a pas de preuve à proprement parler puisque la distributivité est intrinsèque au corps, mais je souhaite me servir de ma vidéo, donc là, on a plus des images mentales et des représentations.)

Enfin de je termine ensuite par une astuce pour développer, c’est ce que j’appelle la « procédure« , ou plutôt la démarche procédurale.

La vidéo :

Ici, le sens se perd un peu plus (les flèches, le facteur qu’on distribue), mais la procédure permet d’alléger la réflexion, de transformer le processus réflexif lié au sens vers un processus mécanique. C’est important car pour aborder un problème mathématique, il faut avoir l’esprit qui ne s’empêtre pas dans la réflexion calculatoire.

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Ensuite, vient la phase de l’automatisation, où là l’esprit n’est plus accaparé par le calcul.

On n’a tendance à donner rapidement la procédure sans s’attarder suffisamment sur le sens. Cela génère des erreurs, il faut donc rappeler les images mentales qui font sens pour que l’élève comprenne son erreur. L’intérêt donc des images mentales est de vérifier la cohérence de ce que l’on fait a priori et a posteriori.

C’est un peu comme l’apprentissage des tables de multiplication, des élèves parfois compte sur leurs doigts reprenant le processus itératif de l’addition, ils ont compris la notion de multiplication, mais perdent de l’énergie dans ce processus et ne peuvent ainsi que trop difficilement aborder un problème mathématique.Le fait de connaître les tables permet d’aller plus vite, mais il ne faut pas perdre le sens, ce qui permet de se corriger.

Vous avez parlé du tableau de conversion?

J’aimerai revenir sur un autre écueil qui est celui du fameux tableau de conversion (surtout celui des aires). Cet outil est clivant. Des profs « pour », d’autres « contre », d’autres un peu des deux.

Tiens, j’en ai un pour vous : https://mathix.org/conversion/index.html

Les documents d’accompagnement sont assez explicites dessus, les élèves doivent le voir, mais ce ne doit pas être le canal principal pour expliquer la conversion d’aire (ou même longueur ou quoique ce soit d’autre).

1)On doit reprendre le processus suivant pour convertir 2,4cm² en m² :

\(A=2,4 cm ^2 \)

Par une petite astuce de calcul

\(A=2,4 \times 1cm^2 \)

Par définition de l’unité 1cm², c’est l’aire d’un carré de côté 1 cm.

\(A=2,4 \times 1cm \times 1cm \)

par définition des grandeurs simples : 1 centimètre est un centième de mètre.

\(A=2,4 \times 0,01m \times 0,01m\)

Astuce de calcul

\(A=2,4 \times 0,01 \times 1m \times 0,01 \times 1m \)

On réordonne et on calcule, on peut utiliser le glisse nombre pour la multiplication par 0,01 , les unités deviennent des centièmes :

\(A=0,024 \times 0,01 \times 1m \times 1m \)

\(A=0,00024 \times 1m \times 1m \)

Par définition du m² , c’est l’aire d’un carré de côté 1 m

\(A=0,00024 \times 1m^2 \)

\(A=0,00024 m^2 \)

Voilà donc là de manière sensée, on est passé par la notion des grandeurs simples.

2) On pourrait également donner l’image mentale que dans un carré de 1m, il y a 100 carrés de côté 1dm et dans un carré de 1dm, il y a 100 carrés de côté 1cm. Ce qui fait \(100 \times 100 \) carrés de 1cm de côté dans un carré de 1 m de côté, soit 10 000 carrés.

Donc 1 cm² est \(1 \over 10000\)eme de m² et on peut passer à la conversion par le glisse nombre par exemple : « Il faut 10 000 cm² pour faire 1m² donc on divise par 10000, les unités sont 10 000 fois moins fortes »

3) Ou sinon, et bien on adapte l’outil du tableau de conversion, on le construit avec les élèves, et on explique la démarche.

Certes l’outil fait perdre du sens , mais il permet aussi d’aller vite, de pouvoir se concentrer sur le problème mathématique.

Rien n’empêche de faire les deux, pourvu que les élèves puissent se reprendre avec les images mentales fortes des carrés.

De plus cet outil doit être vu et expliqué, les parents d’élèves eux, l’ont vu et ont tendance à l’utiliser. Il faut donc préparer les élèves à des outils qui n’ont pas de sens, et essayer de leur en donner en le construisant avec eux.

Le tableau de conversion a donc pour moi parfaitement sa place au sein des apprentissages et ne doit pas être renié.

À-propos :

Bon c’est une réflexion et mon avis aujourd’hui, rien ne m’empêchera de changer d’avis. Je sais que Claire Lommé, pour en avoir parlé avec elle, fera peut-être une réponse à cette réflexion.

Moi, j’aime bien Claire (je crois que c’est réciproque), on n’est pas tout le temps d’accord, mais on ne s’est jamais méprisé, elle a toujours su rester constructif tout comme j’ai essayé de l’être. Et puis chacun évolue, on a des opinions, et c’est le fait d’échanger qui nous fait évoluer. La critique doit permettre une réflexion et non assouvir du mépris.

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TEDX : L’art de poser les bonnes questions : la questiologie.

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Bonsoir à tous!

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Voilà je suis tombé sur cette conférence TedX de Frédéric FALISSE, une belle remise en question (rhô fallait que je la fasse puisque ça parle de questions) sur la manière que l’on a de faire réfléchir nos élèves et également la manière dont on pose des questions.

A voir et revoir.

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Pour y réfléchir :

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