L’extraordinaire aventure du chiffre 1

Une perle des documentaires sur les mathématiques combinant humour et histoire des mathématiques. Ce magnifique documentaire d’une cinquantaine de minutes est présenté par Terry Jones (un des membres des célèbres Monty Python).

Il est passé sur France 5 en  2006.

Il a été indiqué que le film pouvait être enregistré/diffusé en toute légalité dans un cadre scolaire ou privé à titre non commercial, mais toute info a depuis disparu du site de France 5.   sur le site du SCÉRÉN – CNDP.

 

 I. La vidéo

 

II.Utilisation

J’ai utilisé cette vidéo en cours en fin d’année. Sa durée de 50 minutes s’intègre bien dans une séance de 1 heure. J’ai expérimenté cette vidéo dans tous les niveaux, je pense que les élèves de 4ème sont les plus réceptifs, ils ont les connaissances pour tout comprendre.

L’apport historique est bien mené, j’ai eu des questions autour du zéro : « Pourquoi personne n’en voulait? ».

Le sujet est ardu : leur faire comprendre que quelque chose qui n’existe pas ne pas pouvait pas être nommé car nommer quelque chose c’est le faire exister. C’est très délicat… Je m’en sors généralement en disant que les maths sont une façon de penser, et que s’ils ne voient pas de soucis à avoir un 0, c’est qu’ils sont plus matheux que ces personnes-là.

Les éléments historiques avaient déjà été intégrés dans mes cours auparavant, ces anecdotes permettent de recaptiver les élèves, et aussi de faire une pause dans l’afflux de savoir. Cette vidéo permet d’en faire un écho.

Bien sûr, on ne parle pas de Fermat (le monsieur qui dit qu’il connait la démonstration mais qu’il n’a pas la place dans la marge…) ni de Galois (l’homme au cœur tendre qui meurt lamentablement dans un duel) et d’autres bien entendu…

A voir absolument même pour nous enseignants!

 

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Google Plus email
Licence Creative Commons

5 commentaires

  1. Je souhaiterais acheter le dvd de  »l’extraordinaire aventure du chiffre 1 », en français, mais je ne trouve que la version anglais et pas en zone 2.
    Pourriez-vous me renseigner?
    Cordialement

  2. Il a du charme ce documentaire, il est mignon. Seulement parfois, je ne sais pas si c’est la traduction française, mais il est pas drôle. Particulièrement avec les sifflements des bâtisseurs égyptiens, c’est de mauvais goût ou au moins en désaccord avec le ton général. Sinon il est intéressant et bien fichu avec de jolis décors et des effets spéciaux corrects. Je suis pas déçue, j’ai appris des choses.
    Merci pour le partage, Arnaud !

  3. Bonjour,
    Voici quelques informations à propos du symbolisme des nombres.
    LE SYMBOLISME DES NOMBRES
    On a dit du « mystère des nombres » qu’il renferme les moyens d’opération des forces secrètes de la Nature, et que d’abord l’ellipse, la parabole et l’hyperbole trouvent leur synthèse dans l’ovoïde, en forme d’œuf. Tout le monde sait que l’œuf était un symbole sacré dans tous les Mystères de l’antiquité, parce qu’il représente l’action maternelle, donc le commencement de la vie, la virtualité, l’existence potentielle, le commencement de toute échelle numérique. (Existence en état de possibilité, comme la semence d’un arbre.) Il est représenté dans les chiffres par le zéro, qui, dans l’ancien système de numération des Kaldéens, commençait les nombres.
    Le zéro est un cercle sans centre (1) : en hébreu, Kether, « la couronne ».
    Le nom divin de Kether est Eheieh : « Je suis », c’est-à-dire le principe de l’existence même. C’est le caché des cachés. Comme symbole, c’est le cercle placé au-dessus de la tête pour représenter la lumière de l’esprit qui monte, cercle lumineux, dont on fera la couronne des saintes.
    Un poème admis dans la liturgie hébraïque est intitulé : La Couronne royale. C’est la lumière sacrée, Kether, qui engendre la sagesse, Hokmah, et l’intelligence, Binah.
    La sagesse et l’intelligence sont en équilibre, comme les deux plateaux d’une balance ; c’est la couronne suspendue par les mains de l’Absolu au-dessus de l’univers, comme la formule de toute existence.
    Deux idées sont à dégager de ce symbolisme. L’œuf, qui vient de la Mère, commence toute vie. En même temps, par l’ascension de l’esprit qu’il opère, il crée dans son cerveau l’immutabilité, qualité de l’unité.
    C’est pour indiquer cela que le zéro ne peut pas admettre la faculté d’addition, il est la cime et la couronne. Il n’est susceptible ni de doute ni d’incertitude, tandis que la qualité masculine peut former l’eidolon (idole en, grec), la duplicité ou l’image (l’imagination).
    La couronne restera une espèce de coiffure portée par des souverains, des empereurs, des nobles, etc. ; sa forme a varié, mais sa représentation la plus ancienne est un cercle. Du métal dont elle était faite sortaient ordinairement des rayons en forme de pointe. C’est l’hiéroglyphe du soleil rayonnant, car, tandis que les êtres divins, sur cette planète, touchent la terre avec leurs pieds, leurs têtes sont dirigées vers le ciel où brillent le soleil et les étoiles. Ainsi la couronne qui entoure la tête des souverains est le symbole du pouvoir de rayonnement des êtres terrestres.
    Les figures géométriques, représentant les nombres extériorisés, ont une signification symbolique :
    0 – Zéro, l’œuf du monde, le sexe féminin.
    1 – L’être divin, considéré dans son unité.
    2 – L’homme à genoux devant l’être divin.
    3 – L’enfant.
    4 – La femme assise, le siège (saint-siège, chaise curule), l’inactivité.
    5 – Le mouvement, la marche, la course.
    6 – Le pôle sexuel.
    7 – L’esprit qui monte (les étoiles, le septénaire).
    8 – Éternité, lien éternel.
    9 – Le pôle spirituel.
    La signification du chiffre 2 nous explique pourquoi, dans toutes les religions, on a gardé l’habitude de s’agenouiller devant la Divinité.
    Le symbolisme des nombres est considéré comme base des opérations de multiplication et de division.
    La table de multiplication, dite de Pythagore, a été empruntée aux Chaldéens.
    Les chiffres dits « arabes » ont été apportés d’Espagne à une époque où on appelait arabe tout ce qui en venait. Mais nos chiffres ne sont pas ceux des Arabes, qui en avaient d’autres. On les a attribués à Pythagore et ils en ont même porté le nom, parce qu’on mettait sous ce nom tout ce qui était très ancien.
    Les chiffres servant à expliquer les mystères restèrent longtemps secrets.
    (1) Zéro vient, dit-on, du mot céfra, qu’on a d’abord attribué à ce caractère d’après l’arabe « sifr » (vide, rien, néant).
    On dit aussi que le zéro a été introduit dans le système de l’abacus sous le nom de « sipos » avant de prendre le nom de « cifra », et que l’étymologie de sipos est selon l’hébreu « psiphus » (jeton à compter, rond, cercle), ou selon le grec « psephos » qui a la même signification.
    Cordialement.

    1. Alors pour la signification des symboles, je ne suis pas du tout d’accord, il faut pour cela juste se rappeler que les formes ont évolué au fil du temps…. Un bâton, deux bâtons puis 3 bâtons qui en les écrivant à la hâte par déformation ont donné 1,2,3….On s’approche plus de l’ésotérisme que l’on a construit à posteriori en tenant de tel propos.

Rejoignez la conversation

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *