Licence libre

Cela faisait longtemps que je souhaitais écrire sur ce sujet. Je profite de cette fin d’année pour faire les bilans.

D’ailleurs des bilans sur l’évaluation différenciée que j’ai mené et l’utilisation de scolatix.org comme outil d’évaluation devront venir... Mais d’abord priorité au bilan du FSE dont je suis trésorier (Infernal!!) , un projet naissant : videoclip sur de la prévention (avec CPE et infirmière et … peut-être la ville du Mans).

 

Passons

Petit rappel, je fais parti de l’équipe du rallye mathématique de la Sarthe depuis maintenant 3 ans. Après une adaptation à l’équipe, j’ai commencé à lancer quelques idées : inscription par internet et la diffusion de nos exercices sous licence libre.

Le rallye mathématique existe depuis 22 ans, le site internet depuis 10 ans. Depuis 10 ans, les épreuves sont donc diffusées sur le site du rallye mathématique. Bien entendu, en vu de partager ce qui est une valeur intrinsèque au rallye. Elle va de soi pour tous les membres.

Malheureusement sans licence pas de protection, l’obligation de préciser l’affiliation à l’équipe du rallye mathématiques des épreuves est inscrite dans la Loi (loi française uniquement). Mais si quelqu’un voulait par exemple diffuser nos épreuves en faisant payer non pas le support mais le contenu, nous ne pourrions l’en empêcher.

C’est pourquoi j’ai lancé l’idée d’une licence libre. Il en existe plusieurs, je ne les décrirais pas toutes, mais simplement les principales.

La licence GPL

La licence GPL a été imaginé par Richard Stallman, illustre défenseur du libre. Ce dernier a fondé la Free Software Foundation (FSF) qui supporte cette licence.

Cette licence ne s’applique d’abord que sur les logiciels et plus généralement les codes informatiques  : noyau linux, GIMP  …

Elle est décliné en 3 versions : GPL v1, v2 ou v3.

Cette licence octroie le droit de diffuser le contenu, de le modifier, et le devoir de le laisser en licence libre.

Pour mieux présenter la pensée libre de Stallman faisons un amalgame entre une recette de cuisine et le logiciel.

Imaginons-nous en train de cuisiner, nous choisissons une recette de poulet au curry.

Vous décidez d’ajouter un peu plus de poulet et mettre du thym dans la recette, ce qui n’était pas prévu initialement.

Vous procédez aux modifications de la recette, une fois le plat prêt, vous goûtez et vous vous rendez compte que c’est 10 fois mieux qu’avant.

Vous en parlez à un ami et vous lui donnez votre recette modifiée.

Quoi de plus normal, non?

Voyons ce que ce serait avec une recette privatrice ( à l’instar des logiciels privateurs qui possède une licence non-libre)

Imaginons-nous en train de cuisiner, nous choisissons une recette privatrice de poulet au curry.

Vous décidez d’ajouter un peu plus de poulet et mettre du thym dans la recette, ce qui n’était pas prévu initialement. Vous ne pouvez pas car soit vous n’avez les moyens de la modifier (code source nécessaire) , soit vous passez dans l’illégalité (licence non respectée)

Vous procédez aux modifications de la recette alors vous êtes qualifié de « Pirate ».

Vous ne procédez pas aux modifications, vous faites quand même votre plat, le poulet est super bon, un de vos amis veut la recette, vous ne pouvez lui donner (la licence privée ne l’autorise pas).

Quoi de plus anormal, non?

blankUne licence géniale qui s’applique malheureusement seulement aux œuvres informatiques.

D’ailleurs les différents programmes que j’ai créé le sont sous licence GPL v2.

jeu de la vie

frise

(Après un commentaire je précise que la licence GFDL est une licence qui permet de diffuser sous licence libre la documentation associée au logiciel. C’est une licence libre de « documentation« )

 

 

La licence BSD est une variante si on peut le dire de la licence GPL, elle autorise encore plus de liberté comme celui de rendre propriétaire tout un code si on y a inclus son morceau de code dedans….

 

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La licence CCblank

La licence CC, dite « Creative Commons » , est une licence qui s’applique sur les contenus artistiques que ce soit :

  • Une œuvre picturale
  • Une œuvre littéraire

Elle se destine donc non pas aux logiciels mais aux œuvres artistiques simplement.

Toutes licences obligent la dénomination de l’auteur de l’œuvre originale (BY), ensuite on peut choisir :

  • d’autoriser ou non l’utilisation à des fins commerciales de l’œuvre
  • d’autoriser la modification de l’œuvre

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Licence du Rallye Mathématique

Voilà donc tous les exercices du rallye mathématique de la Sarthe sont diffusés maintenant sous licence CC-BY-NC-SA, obligeant ainsi :

  • La dénomination de l’auteur (BY)
  • Pas d’utilisation commercial (Non Commercial)
  • Partage sous les mêmes conditions (Share Alike)

Je m’interroge d’ailleurs sur cette licence, pourquoi n’est-elle pas plus utilisée?

Tout enseignant souhaite partager, cette licence protège le contenu et permet la diffusion d’un savoir.

Pourtant on voit trop de copyright sur les sites d’enseignants qui partagent, c’est navrant et contraire à l’étique que devrait avoir l’école à savoir le PARTAGE.

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Et chez vous, chers collègues à quand l’utilisation du copyleft?

Le copyleft est le symbole généraliste de la licence libre en opposition au copyright;

 

A propos de l'auteur : blank

Enseignant de mathématiques : collège Belle-vue de Loué Membre de l'équipe du "Rallye mathématique de la Sarthe" blog : mathix.org

a écrit 1158 articles sur mathix.org.

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Licence Creative Commons

7 commentaires

  1. Quelque commentaire :
    – la licence GPL peut être utiliser pour autre chose que du logiciel. Par exemple la version anglaise du Cahier de l’Admin Debian est publier sous double licence GPL v2, et CC-BY-SA. voir : http://debian-handbook.info/2012/the-debian-administrators-handbook-is-available/
    – la licence CC-BY-NC-SA n’est pas une licence libre au sens de la fsf, de debian ni des autres acteurs du mouvement du logiciel libre. Ce qui ne veux pas dire qu’elle n’est pas adapté a votre utilisation. Juste qu’elle est non libre.

    1. Alors oui et non!
      Vous parlez de la licence GFDL et non GPL.
      Cette licence couvre l’utilisation des logiciels et de la documentation les accompagnant, on ne parle pas d’œuvres artistiques mais merci d’avoir soulevé ce détail!

  2. Parler des licences libres est bien, le mettre en pratique serait mieux. Arnaud Durand, votre article est mis à disposition dans une licence non libre, quand passerez-vous au libre?

  3. Je reposte car mon commentaire n’est pas passé.

    Arnaud Durand, cet article qui parle de licence libre n’est pas dans une licence libre, le comble!

  4. Si le commentaire est bien passé, je modère pour éviter les spams.
    La raison de la licence CC au lieu d’une complètement libre?
    Tout simplement car la plupart des articles sont des réflexions (libre circulation des idées pas de soucis de liberté si?), les logiciels créés sont sous GPL, certaines vidéos elles par contre sont sous licence CC.
    La licence CC permet des libertés, elle n’est pas restrictive par défaut, croire le contraire est un non sens, elle permet de moduler les libertés laissées à l’utilisateur.
    J’ai quant à moi souhaité que la diffusion modification gratuites et l’attribution sous la même licence soient respectées et la CC le permet…

  5. Je parlais bien de la GPL. Le fait qu’une partie de la licence ne puisse pas s’appliquer n’a pas d’importance, ça reste une licence coyleft très intéressante pour des documents. En particulier si le livre/article contient des exemples de code source, ces exemples pourront être utilisés dans des logiciels sous GPL.

    La GFDL elle est une licence qui à des problèmes, en particulier les options de section non-modifiables et donc non libre.

  6. La GPL est intéressante pour peu que les écrits touchent à la programmation, maintenant le libre ne doit pas seulement se contenter de la création informatique, les œuvres picturales, littéraires ou musicales doivent pouvoir être sous une licence libre efficace et qui leur correspond.
    Je ne suis pas sûr (sans être offensant) que le sectarisme pour la GPL lui soit si porteur que cela.
    Le but principal reste le même : donner au préalable le pouvoir diffuser et modifier, et diffuser la modification.

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