Le jour où l’on m’a contacté par email pour contredire un enseignant!!

J’adore recevoir des mails, sur tout quand il s’agit de demande d’aide. Mais là une petite mésaventure sur ce que peuvent ressentir des parents face à l’échec de leur enfant.

Voici ma petite aventure avec un parent. Ce matin je lis un mail d’une maman que je ne connais pas qui me dit que sa fille a eu une très mauvaise note malgré qu’elle ait bossé. Elle précise que plusieurs parents ont eu des problèmes avec l’enseignant. Et qu’elle souhaite que je recorrige le dit-devoir.

Je lis ça ce matin même. Surpris de la demande, je demande quelques détails et donne quelques conseils quant aux affirmations douteuses dont elle me faisait part.

Bonjour,
Après lecture de votre mail, je suis assez surpris de vos propos, ce qui m’amène d’abord à vous poser plusieurs questions avant de faire quoi que ce soit :
– Avez-vous rencontré le dit-professeur pour en parler? A-t-il évoqué des pistes de remédiation?
– Quel jugement porte-t-il sur votre enfant? (Mauvaise note ne signifie certainement pas mauvaise appréciation)

Il est aisé parfois de jeter la responsabilité sur l’enseignant pour un élève (c’est le jeu, le déni est une forme de défense).
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de porter en tant que parent du discrédit sur ce dernier alors qu’il n’a pas pu s’exprimer sur ce sujet, cela serait anti-éducatif.

Bien à vous.
Cordialement.
Arnaud Durand

La réponse ne s’est pas faîte attendre. Elle dit ne pas jeter la responsabilité sur l’enseignant mais se permet de le juger en considérant la personne blasée et qui attend la retraite avec impatience. Elle souhaite être objective car elle ne connaît rien en maths.

 

Face à ces jugements hâtifs sur le dit-enseignant, je me dit que cela n’est pas normal, mais je tente de raisonner la maman qui n’a l’air d’agir par l’émotion.
J’ôte de mon écrit l’argument que payer un prof particulier aide c’est certain mais ne garanti pas toujours le résultat escompté.
Bonjour,
Je suis encore très étonné de vos propos, comment qualifier un enseignant de « blasé« ? Vous l’a-t-il dit?
Ce n’est pas parce que ce dernier est âgé qu’il faille le croire blasé!
Aussi, j’abonde dans son sens, où une élève qui a des difficultés a encore moins d’excuses d’arriver en retard au cours qui plus est au lycée où l’on demande autonomie et discipline.
 » tous ne sont pas excellent et pédagogue , croyez moi ,j’en ai rencontré des professeurs et j en ai rarement vu des comme lui . » Sur quel critère vous basez-vous pour le juger? Son âge?Si vous me désignez la capacité d’écoute auprès de votre fille, je ferai peut-être attention à ce que dit votre fille, nous sommes dans l’âge de l’adolescence, les petits mensonges peuvent aller très vite.Si un enfant voit qu’il est soutenu quand il rejette sa responsabilité sur les enseignants, il ne peut que continuer en ce sens à chaque fois. Cela ne l’aidera pas à changer et évoluer.Vous me dites :
« Je lui demande juste d’être objectif sur son travail. Maintenant ,moi je n’y connais plus rien en maths « Comment pouvez-vous donc affirmer qu’il n’est pas objectif? Curieux, là où vous avouer votre faiblesse de jugement, vous en faîtes un.

Au lieu, de contester la note, il serait souhaitable de lui demander des pistes de remédiations, c’est une voie constructive et pleine de sens.
La contestation n’apportera que :
1. le sentiment à votre fille que ce n’est pas de sa faute. (
2. la mise en défaut de l’enseignant qui fait son travail (pour l’instant rien de m’amène à penser le contraire, pour moi, vous ne vous basez que sur les dires de votre fille et non celui de l’enseignant).

Avoir 4,5/20 en 2nde est un fait, combien avait-elle en 3e? Y a-t-il un grand écart?
Les cours du style acadomia ou avec un étudiant, ne fonctionnent  pas tout le temps. (J’ai été enseignant pour acadomia quand j’étais étudiant, j’ai vu aussi des familles qui étaient déçues des profs particuliers qu’elles avaient eu.

Il faut mieux chercher une explication mais ailleurs, pas sur le contrôle
Votre fille lui a-t-elle (à l’enseignant) demandé pourquoi elle avait faux à tel ou tel exercice? S’est-elle prêtée à ce jeu? Si c’est non, et bien je trouve tout à fait normal qu’elle ait cette note, « Qui ne dit mot, consent »

En somme dans vos dires, vous ne mettez aucunement en avant une bonne communication avec l’enseignant.
Je vous suggère au pire de le rencontrer, mais ce serait plus à votre fille elle-même d’aller le voir et de demander à ce qu’il explique sa note. (bien plus productif)

J’espère que vous aurez compris que je ne me risquerai pas à corriger la copie de votre enfant, car pour moi, il y a un soucis de communication entre vous et l’enseignant qu’il faut régler.
Désolé de répondre défavorablement à votre requête.
En vous souhaitant une bonne journée.
Cordialement.
Arnaud Durand

Mal m’en a pris! Pourtant je ne suggérai que des pistes d’amélioration….
Que penser de cela? Croire qu’internet permet de happer des enseignants pour porter du discrédit sur d’autres! « Casser du prof« , pire oser demander à des personnes qui ignorent tout de ce qui s’y passe de se porter juge!
Affligeant!
Je ne connais pas la maman, on voit ici que l’émotion prend beaucoup de part dans ses actions.
La peur, la peur de l’échec de son enfant, peut-être même la peur que ses échecs anciens rejaillissent. Nul doute que la fille doit être en souffrance, mais la communication n’est pas le fort de la maman ni peut-être de l’enseignant (mais difficile ici de se positionner ne connaissant pas le vécu).
Une belle piqûre de rappel : il faut privilégier la communication avec les parents.
On ne peut faire changer les élèves que si les parents nous soutiennent. Ici, c’est complètement le contraire. J’ose espérer que le dialogue reprenne pour l’enseignant et …. pour l’élève .
Les mails de la dit-maman ont été enlevé suite à une remarque sur le droit lié au secret des correspondances.

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8 commentaires

  1. Bonjour,

    A la lecture du billet, je ne comprends pas du tout votre réaction. La maman vous contacte pour avoir un avis objectif sur un contrôle de maths. Mais vous vous focalisez sur le fait qu’elle remette en question le travail du professeur.

    Après tout, si vous ne souhaitez pas l’aider, c’est votre droit absolu. Mais l’échange que vous publiez est stérile : elle a des doutes sur le professeur, et vous, vous rejetez ces doutes sur la mère. A ce stade, il me semble que cette mère n’est toujours pas rassurée sur l’objectivité de la note donnée à sa fille.

    Des profs nuls ça existe, ce n’est pas en niant ce fait que vous allez redresser l’image de la profession.

    Par contre les bon profs ça existe aussi et c’est la majorité, et vous avez raison de les défendre.

    Je crois qu’il y a de l’émotion de votre côté également, c’est dommage. Vous prenez la défense de ce collègue alors qu’en toute logique, une revue du contrôle aurait tranché la question.

    1. Alors en toute objectivité,
      je n’ai nullement à m’insérer dans le problème de communication entre l’enseignant et la maman.
      Je ne connais ni l’un ni l’autre, ni le vécu.
      Se poser en juge sur une note, c’est encore plus stérile :
      * Chacun à son barème.
      On peut être moins exigent sur une notion qui vient d’être tout juste vue et plus sévère sur les notions qui sont plus anciennes.
      * L’objectivité n’est pas source de justesse contrairement à ce que l’on peut croire.
      C’est en connaissant l’élève qu’on est à même de mieux corriger sa copie qui plus est en mathématiques où c’est ici que l’on rencontre les plus grands écarts de notation dite objective.

      Je surprends vos termes d’émotion, là où je questionne plutôt l’évidence : le manque de communication qui entraîne le doute sur l’objectivité de la note.
      Derrière l’objectivité de la note, il y a l’objectivité de l’enseignant qui est remise en question, qui est le plus apte à répondre à cela que l’enseignant lui-même?

      Parler de stérilité de l’article? Maladresse de publication, pour moi il illustre parfaitement les méfaits d’une mauvaise communication entre enseignant et parent. Ici, la coopération entre ces deux autorités ne fonctionnent pas, et l’enfant s’en trouvera sans doute à subir les torts.

      Les profs nuls ça existe, oui, mais les plus aptes à les juger ne sont pas les professeurs lambda qui ne connaissent ni l’un ni l’autre.

      De plus comme je l’ai précisé, je ne connais ni la maman ni l’enseignant ni même le nom du lycée !

  2. Je rejoins mon frère sur sa position.
    Oui des mauvais profs existent.
    Je ne nierai pas (comme mon frère d’ailleurs) sur ce fait.
    Mais, de là à trancher une situation, où nous ne connaissons, ni la progression du professeur, nie les capacités de l’élève, etc.
    Bien trop périlleux de recorriger : on ne connait pas l’objectif du contrôle (évaluation formative, sommative, quelles notions, dans quel but?… Que de questions !!! Il faudrait demander au professeur, bref on n’en finit plus.

    Cependant, je comprends le désarroi de la mère, nous y sommes tous sensibles (cela fait écho aux difficultés de mon enfant).
    De cette situation, il faut retenir une seule chose :
    deux acteurs qui interviennent sur l’enfant : les enseignants et les parents.
    On forme à nous trois (prof, parent, enfant) une pierre angulaire que chacun se doit de maintenir en équilibre avec de la confiance.

    Je trouve dommageable que la mère comme le professeur n’aient pu trouver un terrain d’entente et d’écoute.
    Je ne condamne en aucun cas les deux protagonistes de l’histoire, juste : DOMMAGE !!!

    Beaucoup d’évènements se résolvent en dialoguant.
    Ce n’est pas en demandant à des personnes autres que la situation va devenir pérenne.

    Dans votre métier (de manière générale) : si une personne étant à un même poste que vous, mais dans une autre entreprise vous critiquait, tiendrez-vous compte des remarques ??? Je ne crois pas.
    Ici, c’est la même chose. On ne connait pas le professeur, les conditions du controle, l’établissement (car oui, cela a de l’importance, et il serait stérile de considérer que nous enseignons de la même manière dans tous les établissements : pour avoir fait des milieux peu favorisés à des milieux très favorisés, on enseigne différemment (ce qui ne veut pas dire moins ou mieux, juste différemment).

    Et une dernière petite histoire :
    Mon frère et moi notons différemment : à même copie, on peut avoir 2~3 points d’écarts à la hausse comme à la baisse.
    Et pourtant, je ne me sens pas plus mauvais que lui et inversement (tu m’arrêtes si je me trompe Arnaud), car noter, c’est évaluer, c’est encourager l’élève, c’est pointer les défauts, c’est mettre en avant ce qu’il réussit.
    Une note c’est un contrat de confiance entre 2 personnes : le prof et l’élève.
    Un 4,5 veut simplement dire que la jeune fille a eu quelques petites réussites, et que sur le reste, elle n’a pas répondu aux attentes du professeurs concernant le devoir (qui sont choisies en fonction des cours effectués, des exercices, des corrections, des erreurs soulevées et expliquées en classe, des diverses activités…. comme tous les professeurs font).

    Cela me donne l’idée dans faire un article. Vous comprendrez sûrement la délicatesse de la deuxième correction par quelqu’un de différent.

    Nullement une deuxième correction règlerait le problème qui selon moi est juste un problème de communication (sans prendre partie pour l’un ou pour l’autre).

    Si la maman reste désemparée qu’elle demande un rendez-vous avec le proviseur et le professeur concerné, pour expliquer la situation et la régler (avec le proviseur comme tiers). En espérant que cela pourra renouer un dialogue…
    Affaire à suivre…

  3. Je comprends vos points de vue, mais j’ai tout de même un drôle de sentiment à cette lecture qui se résume à « l’échec », c-à-d l’impossibilité d’être objectif sur le travail d’un de vos collègues (que vous le connaissiez ou non, si j’ai bien compris).

    D’accord, une note c’est compliqué à définir, mais c’est quand même bien comme cela que le système fonctionne, personne ne peut s’y soustraire. Le bac, on l’obtient si on a la moyenne (les correcteurs essaient d’être à peu près d’accord sur la note donnée), on passe à la classe supérieure si on a les notes suffisantes, etc.

    Pour vous répondre, Julien :
    « Dans votre métier (de manière générale) : si une personne étant à un même poste que vous, mais dans une autre entreprise vous critiquait, tiendrez-vous compte des remarques ??? Je ne crois pas. » >> si c’était le cas, j’aurais certainement mon patron sur le dos, et je devrais me justifier. Aussi je pense que ça revient au même que la solution que vous proposez, avec laquelle je suis plutôt d’accord : la rencontre avec la mère, le professeur et le proviseur. Ensuite l’acceptation des critiques extérieures, ça ne tient qu’à l’ouverture d’esprit de la personne ciblée et à la qualité de la critique.

    Je m’excuse déjà pour la comparaison qui va suivre (ce n’est pas une tentative de troll), mais si je souhaite faire faire un devis pour changer un robinet, en tant que parfait ignorant je vais commencer par appeler un plombier. Si son devis me semble étrange et/ou si je n’y connais vraiment rien aux tarifs en vigueur, j’en appelle un second. S’il n’y a pas trop d’écart j’accepte l’un des 2 devis, si l’écart est trop fort, j’appelle un 3e plombier. Ok la note n’est pas un devis (ça n’a rien à voir), mais en recoupant les avis on peut tout de même parvenir à se faire un avis quand, comme cette maman, on n’est pas expert dans le domaine.

    Si je me mets à votre place, je comprends la complexité et la responsabilité de la tâche demandée ; mais à la place de la mère, je me sens complètement impuissant et abusé, et je perds confiance. Puisque je ne suis pas expert, je n’ai aucun moyen de me faire un avis par moi-même.

    Pour en revenir à la note, même si entre frères vous pouvez avoir des écarts de 2~3 points, j’imagine que l’appréciation qui accompagne cette note peut faire la lumière sur cette différence. On n’est pas des machines, personne, et on ne peut pas être juste à 100%. Mais tout de même, on peut juger assez vite si l’élève est victime d’un délit de faciès ou si effectivement elle n’a pas compris le contrôle et doit revoir ses bases.

    En tout cas dans mon métier, je suis capable de dire si un collègue s’est trompé un petit peu mais sans gravité, s’il est meilleur que moi, ou s’il est complètement à côté de la plaque. Ici, pour en revenir sur le sujet, je ne crois pas que la mère en souhaitait plus. A la lecture de ses écrits, je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une personne qui a pour objectif de détruire le professeur, elle souhaite juste comprendre l’échec de sa fille.

    Ce commentaire est un peu brouillon et part dans tous les sens. Mais je ne peux pas croire qu’on ne puisse apporter aucune réponse en étant extérieur à l’affaire, surtout quand on s’y connait. Si on ne veut pas se risquer à donner une note (100% compréhensible), on peut au moins dire si ça paraît cohérent ou abusif (à votre bon vouloir évidemment). Ce qui me gêne le plus dans l’article, ce qu’il me donne à penser en le lisant (et c’est pourquoi je réagis), c’est qu’il y a dans votre profession comme un code d’honneur tacite qui vous interdit de juger un collègue. Je sais très bien que vous n’avez pas la vie simple, que vous avez l’habitude d’être la cible de critiques malhônnetes, mais tout de même ça me paraît insupportable. Alors ce n’est peut-être pas ce que vous avez souhaité communiquer mais voilà, c’est ce que moi j’ai compris.

    1. La comparaison est compréhensible, simle tellement facile, mais tellement erronée. Là où vous jugez un objet (ou plutôt son non-fonctionnement), ici on juge un élève, un humain, sa note reflète son travail, ses efforts faits … son vécu. On note bien plus que la copie, on note aussi l’expérience que l’on a de l’élève.

      Ici, comprenons-nous bien, ici, il s’agit de se prononcer sur une note où l’on connait rien de l’élève, bien difficile!

      Pour information, des expériences multiples ont été fait sur la manière de corriger un exercice de maths sur 5 points. Nous l’avions même fait quand j’étais stagiaire, les notes allaient pour certaines copies de 1/5 à 5/5, ce qui est flagrant! La conclusion de ce genre d’expérience est simple, on ne peut juger un élève uniquement par la copie, car sinon, on se fait une idée inconsciente (sérieux, maladroit, fainéant, soigné, scolaire …) de l’élève et qui bien souvent est erronée si on ne le connait pas. Cette idée influe fortement sur la note. (« Ici on voit bien qu’il a compris même si tout n’est pas mis »  » Là il n’a pas fait d’efforts!! »)

      Il n’y a pas de code d’honneur, je trouve encore honteux d’y voir ce stéréotype.Facile et faut le dire dégradant. Le corporatisme chez les jeunes enseignants n’existe plus…

      Je n’ai jamais dit que je protégeais l’enseignant et rien fait de tel. Mais que seul lui est à même d’expliquer sa notation, à se justifier, point. Le dialogue doit passer par lui ou son supérieur hiérarchique.

      De plus, il est d’autant plus difficile de corriger une copie d’un élève qu’on ne connait pas, qu’il est difficile de contredire la correction d’un collège. Il y a souvent un contrat fait en classe par des interjections du genre « faite attention à bien mettre le nom des théorèmes, pensez à être critique vis-à-vis de vos résultats » etc…

      Pour tout ça, on ne peut se prononcer, ou en tout cas je ne m’y prononcerai pas.

  4. Petite information pour le bac, qui est la conclusion du secondaire, on vise donc un niveau (barême détaillé et objectif) que l’élève soit bosseur ou non, c’est le niveau que l’on juge (et dans ce cas des doubles corrections, pourquoi pas.
    En ce qui concerne un devoir, il nous faut le barême défini par le professeur concerné, moi j’aurai peut être fait un autre type de devoir (plus court, plus loin, plus ou moins d’exercices, avec d’autres types d’exercices, tout ceci en fonction de ce que j’ai pu observé dans la classe (acquisitions et difficultés visibles). Cela revient au « contrat » entre le prof et la classe.
    La difficulté pour un autre enseignant de corriger après une autre correction, est là ! Il nous manque le vécu.

    J’encourage la mère de l’élève à faire une réunion à 3 ou 4 : proviseur, professeur, parent(s) et l’élève.
    Un bon entrevue permettra de soulever les problèmes et apaiser les inquiétudes.

    Pour ce qui est du devis, mauvais exemple : je prends généralement pas le moins cher car souvent de mauvaise facture (sans jeu de mots), le prix est un critère mais pas le seul à prendre en compte, ce n’est que mon humble avis.

    J’espère vous montrer dans un avenir proche un article sur la correction car il me semble que vous soulevez un sujet très très intéressant.
    Cordialement.

  5. Ok on note l’élève, mais quand est-ce qu’on évalue le prof ? La mère précise que sa fille n’est pas la seule à avoir des problème de notation. Alors je me tente à une autre comparaison moins douteuse : si je soupçonne mon médecin de mal me soigner, c’est mon droit d’aller en voir un autre… en quoi est-ce « affligeant », en quoi ça fait de moi un « casseur de médecin » ? C’est légitime de douter, et si ça se trouve, l’autre médecin me donnera le même traitement ou à peu près le même, et du coup je retrouverai confiance en mon 1er médecin. Ou ça confirmera mes doutes et je continuerai mon enquête ! Voilà tout ce que je voulais dire sur l’article.

    Maintenant ça part dans tous les sens.
    Je respecte votre travail et vos problématiques, mais pour autant je ne trouve absolument pas choquant les messages de la mère, et je trouve comme elle, que oui, votre insistance à vouloir lui faire admettre qu’elle ne sait pas communiquer ressemble à une leçon de morale.

    « Il n’y a pas de code d’honneur, je trouve encore honteux d’y voir ce stéréotype.Facile et faut le dire dégradant. Le corporatisme chez les jeunes enseignants n’existe plus… »

    Alors maintenant c’est à mon tour de devenir progressivement le vilain -> je précise avoir user de précaution, je n’ai rien affirmé avec certitude, j’ai juste écrit que votre article me laissait penser que… c’est tout de même très différent, et ça ne méritait pas la réponse ci-dessus.

    Pour le reste j’ai bien compris : on ne peut rien faire, c’est trop difficile, il y a trop de paramètres.
    En faisant la supposition honteuse que ce prof soit le pire prof de l’univers, si je comprends bien c’est tant pis pour l’élève ?

    Julien >

    Tout d’abord, le devis au prix le plus bas n’est pas forcément celui qui m’intéresse le plus, moins non plus. Cela dit, l’intérêt des devis est avant tout de détecter des abus. Là était le sens de l’exemple. Quand on y connait rien à quelque chose, et que par dessus tout on doute de notre interlocuteur, il faut trouver des conseils ailleurs, n’êtes vous pas d’accord ?

    L’idée d’un autre devoir est très intéressante, mais c’est la vôtre. A ce jour on ignore si le prof en question a fait qq ch pour appaiser la situation, donc à ce stade on peut continuer à douter de lui, et notamment à douter si, comme vous, il se soucie réellement de respecter le « contrat ».

    En tout cas, pour finir ce commentaire, je lirais avec intérêt votre article sur la correction.

  6. Il me semble que nous trouvons un terrain d’entente sur la dite situation.
    A vrai dire la comparaison avec les médecins est pertinente, cela m’entraine sur une autre question : Si nous nous mettons à douter du système global (médecin, prof, patron…), où va la société???
    on voit en cela une dégradation du climat.
    Cela me fait ressurgir la phrase : « l’école est le thermomètre de la société, quand la société prospère, l’école va bien, quand la société est en crise, l’école trépasse. »

    Je ne pose pas la question du non-fondé de la demande de la maman, je me mets à sa place, peut être aurai-je le même questionnement, après tout quand il s’agit de nos enfants !
    Cependant, j’accepterai la réponse de mon frère, sans y voir un « coup fourré », un jugement… Les professeurs restent le professionnel de l’éducation (théoriquement), on peut ne pas être d’accord, mais écouter, échanger, questionner.

    Pour ce qui est de votre conclusion :
    « à ce stade on peut continuer à douter de lui, et notamment à douter si, comme vous, il se soucie réellement de respecter le « contrat ».  » : je vous rejoins. J’ai tout espoir que la situation se débloquera (d’une manière ou d’une autre.)
    On tachera d’écrire l’article, mais là, c’est les semaines à conseil de classe, conseil d’administration et de réunion parents-professeur….
    Pendant les vacances, sûrement, on tentera de l’écrire à 4 mains.
    Cordialement.

    PS : Merci pour vos réponses, elles sont constructives et nous permettent de réfléchir et d’avancer, on a « joué » la carte « choc », cela permet de faire progresser nos idées, les vôtres (je l’espère) comme les nôtres.

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