La régionale de l’APMEP de Nantes

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Bonjour à toutes et tous!

Bon déjà je vais commencer par le commencement un grand Merci à Nathalie Roth (et Denis qui n’est jamais très loin avec son appareil photo!) qui m’a permis d’intervenir et puis franchement j’ai pu aussi assister à des conférences de super grandes qualités! J’y retrouvé des têtes connues François Guérineau( un collègue formateur qui mérite d’être reconnu), Gaëlle Curellier (CPD avec qui on bosse sur le labo de maths de Loué), Guillaume François (un collège de Sillé que je croise souvent ça et là) avec Sophie Desruelle qui n’est jamais toujours très loin, toujours sympa de vous retrouver, puis Claire Lommé, quel plaisir de la revoir! Et puis on découvre de nouvelles personnes et ça c’est chouette!

Bref revenons sur la journée!

Une conférence sur Sophie Germain de Jenny BOUCARD vraiment approfondie fouillée avec une belle focale sur les difficultés des femmes à accéder au milieu scientifique. Vraiment j’ai adoré, trop concentré pour prendre quelques photos.

Ensuite, je suis aller m’incruster après un bref échange avec Claire (qui nous a mis un peu en retard) sur un atelier sur la structure opératoire Sylvie GRAU, Nathalie (Seuls François et Mathilde comprendront 🙂 ) Mathilde JACOB et François GUERINEAU. Depuis le temps que François m’avait distillé des infos sur ces outils didactiques (qu’il a conçu avec ce groupe IREM), et bien là franchement j’ai compris et complètement adopté . C’est juste un moyen de séparer la partie calculatoire-automatisme de la partie calculatoire-raisonnement avec un moyen pour reconnaître des configurations algébriques. C’est juste un petit bijou qu’ils nous ont proposé !

Ensuite Claire Lommé est intervenue avec ses balades mathématiques et bigre ça a fait écho à une formation que je donne avec Claude FEY sur la démarche de résolution de problèmes! Ça donne envie vraiment de se lancer!

Et puis là je suis intervenu, difficile de présenter ce projet parce qu’il est encore en cours et que les conclusions sont encore temporaires et nos réflexions à chaud. J’aurais sincèrement aimé que Charline Peuvrel soit là.

J’ai ajouté à ma présentation mon expérimentation de l’utilisation de l’IA pour faire des affiches sur les mathématiciennes, mais j’en avais déjà fait un article sur mathix.org.

Je préciserai juste la diapo 108 :

J’évoque juste le fait que des élèves peuvent avoir des habitudes de la manière dont ils sont aidées et que cette manière peut-être stéréotypées et donc en contrant les stéréotypes en adoptant une attitude plus neutre peut déstabiliser les élèves faces aux apprentissages . Si un•e élève a connu pendant 10 ans une manière dont s’adresse à lui/elle alors changer de manière de s’adresser à lui/elle peut avoir aussi des effets sur l’apprentissage, mais doit-on céder pour autant? Pas forcément, mais les effets existent. Sans doute qu’il y a un gros travail sur les CPS notamment sur ses besoins à faire. Les CPS doivent vraiment faire parti prenantes du cursus scolaire avec comme une des focales : les stéréotypes genrées.

MERCI EN TOUT CAS À L’APMEP !!

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Gamification et exerciseurs : un petit pas de côté…

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Bonjour à toutes et à tous !

Cela fait maintenant 5 à 6 mois que j’ai lancé mon outil de suivi pour les exerciseurs. Ce fut loin d’être simple !

Aujourd’hui, il est temps de faire un point d’étape et de tirer quelques leçons de ce type d’outil.

On pourrait croire que je suis biaisé… mais pas tant que ça. J’ai longtemps été opposé à la gamification. Et puis, à force de coder, de voir mes exerciseurs bien tourner, une petite voix a commencé à me titiller. J’ai fini par sauter le pas en créant l’outil de suivi… mais ça continue de me travailler, je ne suis pas encore complètement en paix avec l’idée.

Pourquoi tant de réserves vis-à-vis des jeux éducatifs ?

D’abord, parce que j’ai toujours eu peur qu’ils véhiculent une image biaisée des mathématiques. Comme si, pour les rendre acceptables, il fallait les enrober dans un jeu. Cela reviendrait à dire que les maths, en elles-mêmes, ne sont pas suffisamment intéressantes. Ce n’est pas ma vision.

Pour moi, les mathématiques, ce sont des défis, des trouvailles, des démonstrations élégantes, et surtout ce sentiment d’accomplissement qu’on ressent après avoir résolu un problème. Ce sont là de vraies raisons d’aimer cette discipline.

En fait je vois les mathématiques comme un jeu, on s’amuse avec elles.

Alors oui, un jeu en lui-même peut parasiter cette image. Mais… et si les deux pouvaient coexister ?

C’est avec cette question que j’ai décidé de me lancer dans le projet.

J’ai exploré la chose avec naïveté, les mains dans le cambouis, en observant attentivement les réactions des élèves — qu’ils soient en difficulté, très investis ou parfois tentés de décrocher.

Et là, je me suis souvenu de Bloom. Sa fameuse taxonomie.

Je l’aime bien, cette hiérarchie.

Elle met le doigt sur ce que je trouve le plus beau dans les mathématiques : l’analyse, la synthèse, l’évaluation. Le haut du panier. C’est là que ça devient vraiment intéressant.

Mais pour y arriver, il faut d’abord maîtriser le bas : la connaissance, la compréhension, l’application. Des exercices de base, répétitifs parfois, mais nécessaires pour créer des automatismes. Et ces automatismes sont précieux : ils libèrent de l’espace mental pour la réflexion.

C’est justement là que les jeux peuvent intervenir. Pour travailler ces automatismes, les fameuses “gammes”. Et ils peuvent y jouer un rôle essentiel :

  • L’engagement : on prend plaisir à tester la solidité de ses connaissances.
  • La confiance : badges, scores, progression… autant de petites marques qui renforcent l’envie d’avancer.
  • La pression en moins : “Ce n’est qu’un jeu.” L’erreur devient plus facile à accepter.
  • La différenciation : on peut recommencer à l’infini, chacun à son rythme.

Bref, les jeux ne sont peut-être pas là pour faire aimer les maths à tout prix… mais ils peuvent en tout cas aider à s’y engager, à s’y entraîner. Et ça, ce n’est déjà pas rien.

Et si on faisait le bilan de l’outil?

Et bien quelques captures d’écran :

Les élèves sont clairement impliqués! Certains réessaient pour performer!

La manipulation du calcul littéral m’a permis vraiment de faire comprendre la réduction et de faire voir comment cela se passait vraiment, l’exerciseur guide l’élève et lui explique. L’élève n’est pas dans le déni il est obligé de se confronter à ces erreurs (facile en corrigeant de se dire qu’il n’a juste pas réussi, sans chercher à comprendre là l’exerciseur empêche de poursuivre s’il n’a pas compris…)

Et puis il y a les badges, d’abord j’étais réticent, mais vraiment, et je me suis souvenu des images que l’on donnait et je me suis dit pourquoi pas tenter et de challenger les élèves…. et … ça marche.
Résultat : les élèves accrochent, en particulier les plus performants — mais cela tire tout le monde vers le haut.

Je pense réorganiser l’affichage des exerciseurs par thème : calcul, géométrie, QCM… pour plus de clarté.

Et surtout, j’attends avec impatience un retour plus global de mes élèves.

Côté collègues, l’accueil est très positif : plusieurs ont adopté l’outil, l’ont testé en salle info, et 12 collèges sont déjà inscrits (2 autres en attente) !

Bref, une belle aventure, et d’autres exerciseurs arrivent bientôt !

Mon outil c’est par là

https://suivi.mathix.org

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Les influences des stéréotypes genrées en maths : présentation de l’expérimentation à Angers

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Bonjour à toutes et tous!

L’expérimentation suit toujours son cours, avec des résultats qui commencent à apparaître ! On en fera une présentation lors d’un atelier à la régionale de l’APMEP d’Angers le 26 avril !

C’est donc avec un grand plaisir que j’y serai !

Pour s’inscrire à la journée!

https://www.apmep.fr/Journee-de-la-Regionale-de-Nantes-Histoire-s-de-s-Mathematiques

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