Futur update de la messagerie académique + tuto de paramétrage

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Il faut le dire, il était temps….

J’ai débuté dans le métier y a 18ans et c’est une interface qui n’a pas évolué du tout, (tout comme Iprof). Mais cela bientôt appartenir au passé et pour de bon.

Et on devrait passer à cela :

Petit tour d’horizon de cette nouvelle messagerie : C’est du zimbra

Nouveauté 1 : On a un calendrier qui peut être partageable, on peut y intégrer des calendriers extérieurs (ICal ou CalDav) : je vois déjà un calendrier de mon établissement qui pourrait être partageable à tous les collègues, vous voyez l’idée. !? En tout cas c’est un bon point.

Nouveauté 2: l’apparition d’un module tache :

On peut définir des projets (liste de taches) et définir des taches avec des dates des priorités et différents statuts possibles, avec des rappels.
Alors pour moi qui a plusieurs laits sur le feu, je vais me saisir de cet outil, un deuxième bon point !!!

UN peu déçu, pour les tailles de pièces jointes, pas de modification, on est limité (il m’avait semblé que lors d’une réunion, on devait lever la limite avec une interconnexion avec NUAGE, je me suis surement trompé.

Bon, il existe des services « maison » pour le faire :

En parlant de taille, à l’heure actuelle on est à 10Go, avec la nouvelle plateforme on passe à 20Go (et même 40 pour les boites fonctionnelles.)

Une évolution sur le paramétrage : Comment paramétrer la nouvelle adresse ans son client messagerie (type thunderbird.)?

Alors théoriquement, il faut privilégier l’accès à la messagerie par le site ou l’ENT qui vous envoie vers la messagerie, pour des raisons de sécurité.
Néanmoins, il est possible de paramétrer un client de messagerie avec des Tokens (« jetons », en gros c’est un mot de passe généré pour un paramétrage par application, qui n’est valable que pour une configuration.
Je vous ai concocté un petit tuto :

Le hic lors du transfert…

Lors du transfert de l’ancienne solution à la nouvelle, les adresses mails enregistrés, les contacts ne seront pas transférés. Pour les mails, « NORMALEMENT », le transfert est effectué.

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Quelques évolutions sur les exerciseurs et l’outil SUIVI

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Bonjour à toutes et à tous!

Bon alors je vous présente un peu mon grand projet, un programme qui réunit tel l’anneau unique de Tolkien tous les autres! (Un pour tous les diriger et bigre c’est ce qu’il fait!!)

Bref avant de parler de l’outil SUIVI, je vais vous indiquer en vrac quelques améliorations des mes divers exerciseurs :

Réduction

https://mathix.org/reduction permet de travailler la réduction de produit et somme, j’ai amélioré la réduction du produit (on peut scinder les facteurs en partie numérique et partie littérale)

Cet exerciseur connaît un sous niveau pour les 5e https://mathix.org/reduction/5e.

On peut toujours via cet outil imprimer des fiches d’exercices avec un QRcode pour aider !

Pattern

https://www.mathix.org/exerciseur_pattern , on peut aussi passer par cette adresse pour éviter d’avoir la réponse : https://www.mathix.org/exerciseur_pattern?sans_rep=1.

Lignes brisées

J’ai corrigé quelques bugs sur les lignes brisées notamment on pouvait mettre la même lettre pour deux inconnues différentes et c’était accepté, bref bug corrigé.

https://mathix.org/ligne_brisee et si on ne veut pas de distributivité

https://mathix.org/ligne_brisee/?d=0

Suivi

Mon outil avance, déjà 5 collèges inscrits, un en attente. J’ai toutefois un méchant problème avec les adresses mails académiques, car comme c’est un envoi automatique, parfois mes mails ne sont pas reçus et sont bloqués, je les renvois donc manuellement (et là ils sont reçus) cela permet d’activer les comptes et de donner le lien de connexion (avec un token de 30 caractères aléatoires qui permet une robustesse et une simplicité de connexion, un lien et hop connecté). Une fois reçu votre mail, c’est fini vous n’aurez plus besoin de recevoir d’autres messages, c’est donc juste pour le début.

Et bien maintenant si je vous disais que 26 de mes exerciseurs sont maintenant implémentés et permettent un suivi des élèves ?

Voici la liste :

  • permis_litteral_dev_fact_1 QCM Permis sur la distributivité dans le calcul littéral (développement factorisation niveau 1)
  • permis_litteral_dev_fact QCM Permis sur la distributivité dans le calcul littéral (développement factorisation niveau 2)
  • permis_litteral_red QCM Permis sur la réduction dans le calcul littéral (niveau 2)
  • permis_litteral_red_1 QCM Permis sur la réduction dans le calcul littéral (niveau 1)
  • exerciseur-perspective Exerciseur sur la perspective cavalière
  • thpythagore;Exerciseur sur la rédaction avec le théorème de Pythagore
  • exerciseur_fonction_lineaire_suivi Exerciseur sur les fonctions linéaires
  • threcpythagore Exerciseur sur la rédaction avec la réciproque du théorème de Pythagore
  • permis_rapporteur Exerciseur pour s’entraîner sur l’utilisation du rapporteur
  • permis_equerre Exerciseur pour s’entraîner sur l’utilisation de l’équerre
  • labydiv2 Labyrinthe sur les critères de divisibilité
  • arrondi Exerciseur sur les arrondis
  • reperage_droite_fraction Repérage sur un axe gradué (fraction)
  • reperage_espace Repérage dans l’espace (pavé droit)
  • reperage_plan Repérage dans un plan
  • angle_ai_co Identification des angles alternes-internes, correspondants & opposés par le sommet.
  • parallelogramme Reconnaissance des parallélogrammes particuliers
  • ligne_brisee Réduire des expressions à partir de lignes brisées
  • constructible Dire si un triangle est constructible
  • priorite_calcul Travailler les priorités opératoires
  • equadorix Résoudre des équations
  • exerciseur_pattern Modéliser par une expression littérale un pattern
  • reperage_sphere Repérage sur une sphère
  • exerciseur_fonction_affine_suivi Exerciseur sur les fonctions affines
  • reduction Réduction de somme & produit (4e 3e)
  • reduction/5e Réduction de somme & produit (5e)

Alors l’utilisation chez moi est d’abord pour les séances informatiques et une possibilité aux élèves de s’entraîner chez soi et je vois juste ce qu’ils font.

Voilà une capture de l’interface d’administration, en jaune les exerciseurs mis en priorité, en blanc ceux proposés mais pas prioritaires et ceux non actifs dans cette vue là ne sont pas visibles.

Voilà la vue principale pour activer ou désactiver les exerciseurs :

Voilà l’interface élève

Avec des succès à débloquer

Le lien de connexion administrateur permet de créer des classes et comptes élèves (suppression de élèves et des classes) , il permet de créer des « raccourcis » nominatifs pour les enseignants en leurs donnant des classes :

Mais pour se rendre compte et tester les exerciseurs :

Rien de moins que le compte démo.

https://suivi.mathix.org/?vueeleve=1&etablissement=Bellevue(Loue)&classe=TEST&token=8nJt64EAoKBfCsnJ0v3x&eleve=demo_test

Là, la fin de l’année sera axée sur des tutoriels et l’intégration des derniers exerciseurs (notamment la trigo) et également comment gérer l’année d’après en sauvegardant les résultats. L’architecture le prévoit il faut l’interface simple pour le faire. Je pense à priori faire une interface pour sauvegarder sous forme de fichiers (un fichier par élève et le nom des répertoires sera celui des classes) et on réuploadera les fichiers, mais il faut gérer les sécurités liés à ce genre d’envois (j’avais il y a quelques années eu des soucis de site hackés à cause de cela donc je préfère être prudent….)

Où s’inscrire?

C’est par là :

https://suivi.mathix.org/inscription.php

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LA RGPD, l’IA et les élèves : le prompt « Qui suis-je ? ».

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Depuis quelque temps, à chaque fois que j’aborde l’intelligence artificielle en contexte scolaire, on me rappelle — parfois avec insistance — la RGPD et les GAFAM.

Il me semble que l’on peut parler d’IA et expérimenter l’IA en classe sans être en contradiction avec ces principes (qui me sont chers).

Aujourd’hui, les élèves utilisent déjà l’IA et les GAFAM — souvent sans conscience des enjeux, des limites, ni des conséquences sur leurs données. On peut/doit les accompagner.

Un prompt simple, une prise de conscience forte : « Qui suis-je ? »

Bon, il me connaît, mais pas totalement, je n’ai pas que des 6e et 4e, mais des 3e… Si je lui dis qu’il a faux il corrige en disant que je suis au collège.

J’ai expérimenté ce prompt sur les élèves qui avaient déjà un compte sur une IA générative, c’est d’ailleurs en sachant que certains en avaient un que m’est venu cette idée.

En aucun cas, j’ai demandé aux élèves de se créer un compte, j’ai juste saisi l’opportunité de pouvoir faire mouche !

Le choix de « Qui suis-je ? » n’est pas anodin. Derrière ce mignon prompt, une expérience à l’enjeu pédagogique fort : observer ce que l’IA « sait » ou prétend savoir de l’élève à partir des données associées à son compte. Les retours ont été très variés.

Certains élèves ont reçu des réponses vagues ou génériques, bref sans danger mais d’autres ont été surpris par la précision des suggestions de l’IA, voire gênés…

Cela a immédiatement ouvert le débat :

  • Comment l’IA peut-elle “deviner” ?
  • Que sait-elle de moi ?
  • Est-ce que j’ai déjà donné ces infos, et à quel moment ?
  • Et surtout, qui détient ces données ?

L’occasion d’aborder la RGPD autrement

Ce simple prompt a permis une entrée par l’expérience vécue, plus efficace qu’un long discours sur la RGPD ou la vie privée. On est passé d’un règlement perçu comme “technique” à une question de conscience personnelle :

  • ce qu’est une information personnelle identifiable (PII)
  • comment des outils puissants peuvent reconstruire un profil à partir de données personnelles disponibles dans les conversations et sur le net.

La RGPD et les IA : une zone floue

Soyons clairs : la RGPD est aujourd’hui difficilement conciliable avec les IA génératives grand public.
À moins d’utiliser un modèle local, open source, il est quasiment impossible de garantir un respect strict du règlement.

On pourrait se dire : « On ne peut rien faire ! ».

Je pense avoir trouvé une autre voie, pas parfaite : une voie sans doute à baliser davantage.

Un chemin périlleux mais qui en vaut la chandelle

J’ai choisi d’exposer les élèves à ces outils dans un cadre pédagogique, avec des règles strictes, avec une discussion derrière. Ce n’est pas parfait, j’ai pu le faire en co-animation, et dans un projet qui englobait l’esprit critique (faudrait d’ailleurs que je vous en parle !)
Les accompagner à expérimenter, leurs permettre de leurs faire vivre des expériences, de les confronter à l’IA, de la démystifier, de comprendre les enjeux éthiques et écologiques sont tout autant de raisons de se lancer en classe.

Parce qu’ils le feront sans nous, sinon.

Tant que l’Éducation nationale ne nous fournit pas encore d’alternative institutionnelle, tant qu’on ne disposera pas d’un modèle maison, hébergé et contrôlé par nos propres serveurs, nous sommes tous dans une forme de « bricolage encadré ».

(Je rappelle que je n’ai pour l’instant ni utilisé , ni demandé aux élèves de faire nos expériences sur des plateformes avec comptes, mais bien en mode déconnecté, et je n’ai en aucun cas demandé qu’ils saisissent des données personnelles ou production quelconque.)

Des raisons d’espérer : un modèle public possible

Je reste cependant optimiste. Dans notre académie (Nantes), nous avons retrouvé la main sur notre ENT (E-Lyco) et on a mis en place la plateforme Éléa ( Moodle).

Il y a des outils intégrés à la forge, pour ne parler que de certains que j’utilise régulièrement :

CAPYTALE et MathA (PhysALEA en construction)

Cela montre que nous avançons vers plus d’autonomie et de maîtrise sur nos outils numériques, notamment grâce à la forge des communs numériques : Création, mutualisation et partage de ressources éducatives libres ! et des apps.educations où institutionnalisent des outils libres !

Ce chemin est lent — c’est vrai — mais un ministère aussi vaste ne peut pas aller plus vite que son écosystème. Nous devons, à notre échelle, baliser le terrain.

Les parcours PIX prévus pour la rentrée prochaine sont un bon début, et l’IA attendue pour la rentrée 2026, nous permettra de leurs faire faire leurs premières expériences avec l’IA sans crainte, tout en rappelant les autres biais (car ils sont nombreux et ce, dans tout modèle).

Éduquer, pas interdire

Ce que j’ai voulu avec ce simple prompt “Qui suis-je ?”, ce n’est pas exposer mes élèves aux dangers des IA, mais leur permettre de les regarder en face.
Ils les utilisent déjà, alors accompagnons-les, formons-les, aidons-les à comprendre que gratuit n’est jamais sans contrepartie, et qu’une IA est un outil, pas une vérité.
Eclairons-les sur les enjeux du numérique.

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