Étiquette : IA

LLM et FlashMD

Par blank

Après avoir longtemps utilisé CartesMD, je viens de découvrir FlashMD, que je trouve plus simple et plus direct pour mon usage.

CartesMD est sans aucun doute plus complet, mais mon besoin est très orienté flashcards.
Et sur ce point, FlashMD va clairement à l’essentiel.

FlashMD, c’est :

  • un outil simple et léger,
  • disponible sur la Forge,
  • basé sur un Markdown minimaliste,
  • avec la possibilité d’attribuer une couleur aux cartes, par exemple pour repérer le niveau de difficulté ou structurer une progression.
  • immédiatement exploitable en classe ou à la maison, en version papier ou interactive (pour les projeter au tableau et pouvoir les retourner à la demande

Depuis quelque temps, je l’utilise en combinaison avec l’IA générative.
Pas pour déléguer la réflexion pédagogique, mais pour accélérer la production tout en gardant la main.

Concrètement :

  • l’IA peut générer rapidement des questions scolaires, produire un Markdown conforme, proposer des variantes ou une progression ;
  • FlashMD structure le contenu et permet une visualisation immédiate (PDF ou interactif) ;
  • le professeur valide, corrige, reformule.

Dans cette logique, j’ai rédigé un tutoriel accompagné d’un prompt (reverse prompting) montrant comment articuler concrètement les deux outils.

⚠️Point de vigilance indispensable
L’IA n’est jamais une garantie de justesse : erreurs, questions mal formulées, imprécisions…
Le fond comme la forme peuvent être discutables.

L’IA reste un outil d’aide, pas un auteur, encore moins un didacticien.
Mais utilisée avec méthode et esprit critique, elle constitue un bon brouillon de travail.

Voici un résultat qu’il faudra découper, puis plier puis insérer dans des protections de cartes pour jeux (cela évite la phase plastifieuse)

Voici le tuto :

et voici le prompt :

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IA, données « anonymes »… vraiment ?

Par blank

Nouvelle activité autour de l’IA, mais sans utiliser l’IA.

L’idée est simple : faire vivre aux élèves une expérience concrète pour comprendre ce que signifie vraiment donnée anonyme… et surtout pourquoi ce terme est souvent trompeur.

Chaque élève remplit d’abord un questionnaire anonyme (sur pronote, moui par facilité 😉 ) : lieu de naissance, ancien professeur, centre d’intérêt, information personnelle non sensible. Pris séparément, ces éléments semblent anodins. Inexploitables. Inoffensifs.

Ensuite, par groupes, les élèves reçoivent plusieurs fiches « données » et doivent répondre à une question très précise :
Peut-on retrouver l’auteur de la fiche uniquement en recoupant les informations ?
Et surtout : expliquer le raisonnement.

Et là, sans magie ni technologie, les identifications apparaissent. Non pas parce qu’une information est sensible, mais parce que leur accumulation réduit drastiquement le nombre de possibilités. Les élèves ne devinent pas : ils raisonnent, éliminent, croisent.

C’est exactement le mécanisme utilisé par les intelligences artificielles :
elles ne « connaissent » personne, mais exploitent des volumes massifs de données pour établir des liens.

La conclusion s’impose d’elle-même : ce n’est pas la donnée isolée qui pose problème, mais le recoupement.

Et c’est précisément ce que vise le RGPD : limiter les croisements non maîtrisés, pas empêcher toute donnée.

Une activité simple, sans écran, mais qui permet aux élèves de ressentir ce qu’ils entendent souvent de manière abstraite : « anonymisé » ne veut pas dire « non identifiable » et qui met du sens dans la réglementation de protection des données.(RGPD)

Cette activité sera testée la semaine prochaine avec ma collègue de Français en soutien (on se fait une semaine pleine avec les 3e sur l’IA et la sécurité.
Voici l’activité :

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IA, RGPD et RIA : mettre un peu de clarté dans le cadre.

Par blank

Dans les semaines à venir, je vais intervenir auprès de chefs d’établissement ( reggroupement Nantes SUD) autour des usages de l’intelligence artificielle en milieu scolaire.

Assez vite, une difficulté revient systématiquement :
on parle beaucoup d’IA, d’outils, de scénarios pédagogiques… mais le cadre réglementaire est souvent perçu comme flou, y compris pour des personnels qui en sont pourtant directement responsables.

Entre RGPD, AI Act (RIA), outils institutionnels, décisions algorithmiques, responsabilités respectives de l’enseignant, de l’établissement ou de l’institution, on mélange facilement tout. Et ce flou est rarement rassurant : soit on n’ose rien faire, soit on fait sans trop savoir sur quoi on s’appuie.

Un besoin simple : un document lisible et synthétique

En préparant cette intervention, je me suis donc posé une question très pragmatique :
comment présenter, sur une seule page, l’essentiel de ce que doit savoir un chef d’établissement ?

L’objectif n’était pas de produire un document juridique exhaustif, mais plutôt :

  • de clarifier les rôles (qui est responsable de quoi ?),
  • de distinguer clairement le RGPD et le RIA,
  • de rappeler quelques principes non négociables (contrôle humain, décisions importantes, reconnaissance des émotions),
  • d’éviter les raccourcis du type « c’est interdit » ou « on n’a pas le droit à l’IA à l’école ».

RGPD ≠ RIA : deux cadres différents, deux logiques

Un point revient souvent dans les échanges :
le RGPD et le RIA (AI Act) sont régulièrement confondus, alors qu’ils ne portent pas sur la même chose.

Le RGPD concerne les données personnelles : qui les traite, pourquoi, comment, combien de temps.

Le RIA concerne les systèmes d’IA eux-mêmes : leurs usages, leurs risques, leur gouvernance, et les garde-fous à imposer.

En éducation, ces deux cadres se croisent, mais ne se substituent pas l’un à l’autre.
Comprendre cette distinction change complètement la lecture des usages possibles ou non.

Un document de travail, pas un outil de contrôle

Le document que j’ai construit est avant tout un outil d’appui à la réflexion, destiné :

  • aux chefs d’établissement,
  • aux RUPN
  • aux formateurs (qui mettent souvent des outils numériques en avant)
  • à tous ceux qui cherchent à sécuriser les pratiques sans les figer.

Il ne s’agit ni d’un vade-mecum officiel, ni d’un texte normatif de plus, mais d’un support pour poser les bonnes questions, au bon niveau.

Ma volonté est plutot d’outiller, clarifier, rendre le cadre lisible, pour que le pédagogique puisse ensuite reprendre toute sa place.

Si ce travail peut aider à apaiser certaines discussions autour de l’IA à l’école, alors il aura déjà rempli son rôle.

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