Nouvelle activité autour de l’IA, mais sans utiliser l’IA.
L’idée est simple : faire vivre aux élèves une expérience concrète pour comprendre ce que signifie vraiment donnée anonyme… et surtout pourquoi ce terme est souvent trompeur.
Chaque élève remplit d’abord un questionnaire anonyme (sur pronote, moui par facilité 😉 ) : lieu de naissance, ancien professeur, centre d’intérêt, information personnelle non sensible. Pris séparément, ces éléments semblent anodins. Inexploitables. Inoffensifs.
Ensuite, par groupes, les élèves reçoivent plusieurs fiches « données » et doivent répondre à une question très précise :
Peut-on retrouver l’auteur de la fiche uniquement en recoupant les informations ?
Et surtout : expliquer le raisonnement.
Et là, sans magie ni technologie, les identifications apparaissent. Non pas parce qu’une information est sensible, mais parce que leur accumulation réduit drastiquement le nombre de possibilités. Les élèves ne devinent pas : ils raisonnent, éliminent, croisent.
C’est exactement le mécanisme utilisé par les intelligences artificielles :
elles ne « connaissent » personne, mais exploitent des volumes massifs de données pour établir des liens.
La conclusion s’impose d’elle-même : ce n’est pas la donnée isolée qui pose problème, mais le recoupement.
Et c’est précisément ce que vise le RGPD : limiter les croisements non maîtrisés, pas empêcher toute donnée.
Une activité simple, sans écran, mais qui permet aux élèves de ressentir ce qu’ils entendent souvent de manière abstraite : « anonymisé » ne veut pas dire « non identifiable » et qui met du sens dans la réglementation de protection des données.(RGPD)
Cette activité sera testée la semaine prochaine avec ma collègue de Français en soutien (on se fait une semaine pleine avec les 3e sur l’IA et la sécurité.
Voici l’activité :

