Illustration du volume d’une pyramide et d’un cône de révolution

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Bonjour à toutes et tous!

Je vous partage une petite vidéo pépite qui illustre rapidement le volume d’une pyramide et d’un cône.(cycle 4, niveau 4eme)

(Alors personnellement, ça ne m’empêchera pas de l’expérimenter avec de l’eau, un cube et une pyramide! 🙂

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La vidéo vient de @Reason4math de Beau JANZEN.

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La Gamification de l’enseignement ou reconnaître les efforts ?

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Bonjour à toutes et à tous!

Bon, j’avais déjà teasé quelques captures d’une application que j’ai créé pour mes élèves.

L’application

Rapidement voici un compte élève :

https://mathix.org/suivi/index.php?vueeleve=1&eleve=TEST_Test&classe=3eD&token=1234567890

On y retrouve plusieurs sections :

  • Les résultats avec les accès aux exerciseurs :
  • L’accès aux ressources de la classe (cours, vidéo etc…)
  • Les succès
  • Et enfin une section pour créer un accès direct au compte sans saisie du mot de passe (le token étant généré aléatoirement, sauf pour le compte test 🙂 ) :

Cette application pourquoi faire ?

vue du prof

Dans un premier temps, c’était de suivre les avancés sur les exerciseurs (initialement j’avais programmé les exerciseurs de telle sorte qu’ils pouvaient envoyer par mail le résultat. Il y avait plusieurs écueils, si l’élève saisissait pas ou mal son nom, les retours en devenaient compliqués)

Là j’ai une interface qui me donne rapidement les résultats des élèves.

Et puis je voulais que les élèves puissent aussi avoir accès à leurs résultats. Avoir un œil sur leur parcours.

J’ai donc opté pour un compte et j’ai fait en sorte que les élèves puissent y aller via un QR-Code ou par une interface de connexion qu’on utiliserait qu’une fois pour accéder au lien (il suffit de faire glisser le lien sur le bureau et le raccourci est généré)

L’idée des succès

Et puis j’ai fait évoluer l’application en ajoutant une section sur les succès. L’idée était de reconnaître les efforts entrepris par les élèves. Certains se sont efforcés de refaire les exerciseurs et ont souhaité m’en parler :

  • « Vous avez vu monsieur je me suis arraché à faire Pythagore ! »
  • « Vous savez, j’ai refait pour avoir tout bon! »

Bref, l’idée a germé et je me suis mis en tête de programmer des badges/succès qui apparaîtraient pour reconnaître ces efforts (badges « persévérance » (progrès), « Tout bon » (en one shot, tout bon), « Régulier » (3× le même résultat))) et pleins d’autres qui apparaîtraient avec des combos (si tel ou tel exerciseurs fait alors tel badge apparaît)

Une option qui existe déjà?

Et puis Julien m’a informé qu’Elea (le nouvel outil pour donner du travail numérique) avait déjà implémenté cette possibilité (pas aussi finement, pas de régulier, pas de tout bon). Mais l’obstacle premier c’est surtout l’impossibilité de mettre mes exerciseurs.

Coopmath en avait commencé l’intégration via capytale, mais ça n’a pas été jusqu’au bout (coopmath fait un boulot de malade, je ne jette pas la pierre, pour intégrer un exerciseur ça a pris pas mal de temps pour tout le monde et eux font un gros boulot sur l’implémentation de nouveau exerciseurs, un big up pour eux !!).

Et puis E-lyco , c’est juste long mais long pour la connexion, j’avais fait des demandes pour des liens avec token qui connectent rapidement mais cela relève de gros problème de sécurité pour eux.L’application Moddle sur laquelle s’appuie ELEA ne fonctionne pas non plus…

Donc … j’ai fait mon appli webapp (les élèves l’ont trouvé tout seul et étaient fiers de me dire qu’ils avaient « installé » l’appli sur leur téléphone, et une fois installé, il n’y a pas de connexion avec mot de passe à faire etc…). Donc il y a un intérêt car l’application est accessible simplement.

Les succès

Maintenant, que penser des succès?

Est-ce donner du sens à l’enseignement des mathématiques que de faire des succès ?  » je fais des développements dans le calcul littéral pour avoir tel succès« , clairement non, et ça n’a pas cette vocation. D’ailleurs ce serait contre-productif. Et nombre jeux éducatifs surfent sur cette tendance et font encore plus perdre de sens à ce qui est enseigné.

Par contre, il est, pour moi, important de reconnaître les efforts entrepris par les élèves et leurs laisser un moyen de nous le montrer, un moyen accessible. Et là je pense que les succès sont un vrai outil. Un outil présenté comme tel.

Un outil pour se dépasser, se fixer des objectifs. « Je sais que j’ai des soucis sur la rédaction avec le théorème de Pythagore, alors je vais recommencer pour y arriver ». Ainsi l’élève fait des gammes avec un regard sur son parcours, ses résultats, ses succès.

Alors si introduire des succès participe à « une gamification de l’enseignement » je suis pour, mais cela ne se suffit pas en tant que tel. Le sens donné à notre discipline ne réside pas en des jeux, mais des enjeux, celui de comprendre le monde qui nous entoure, son histoire :

Quelle ouverture de montrer que les mathématiques sont vivantes! Que des choix ont été faits pour avancer plus vite, les besoins de rigueurs, les besoins d’abstractions, les besoins de ne pas perdre d’informations par le calcul littéral etc…

Donc la gamification pour moi est un plus à notre outillage pour reconnaître les efforts des élèves, c’est cette focale que je défends.

Si on doit introduire la gamification pour défendre notre discipline (par ce que c’est fun), ou pour engager les élèves en s’amusant (sans y mettre de sens derrière la notion) , alors là , peut-être qu’on se trompe, pire,qu’on dessert notre discipline.

Toutefois rien ne nous empêche de nous amuser si bien entendu les notions sont introduites avec du sens, non?

La suite?

Et bien je suis en train de programmer une interface de connexion multi-établissement afin que des profs puissent l’utiliser, ce sera sans doute prêt pour la rentrée.

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Démystifier l’IA : Une séance en VDC sur les hallucinations de l’Intelligence Artificielle

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L’intelligence artificielle fascine les élèves, intrigue mais parfois… hallucine. Cette séance n’est pas axée sur les mathématiques, mais plutôt sur l’exploration critique de l’IA, ses hallucinations et la poursuite de son appropriation par les élèves.

L’objectif ? Mettre en lumière la manière dont l’IA peut générer des informations fausses tout en les rendant crédibles. Bref parler du vrai-faux parler du faux-vrai, avec ma collègue de français. On évoquera le pouvoir des mots sur notre perception de la vérité à la sauce IA.
Pour cela, nous avons préparé 15 prompts soigneusement testés (enfin que certains) pour provoquer des réponses erronées.
On espère qu’après une heure d’expérimentations, cela soit une mission accomplie hallucinée !

Une séance en deux temps : comprendre et expérimenter

1️⃣ Débusquer les fausses autobiographies
Les élèves par groupe de deux rédigent une autobiographie mêlant événements réels et éléments fictifs ( à l’aide de l’IA). Les autres groupes ont pour mission d’identifier de qui il s’agit et d’identifier les éléments faux. Cet exercice leur permet de réaliser à quel point il est difficile de distinguer le vrai du faux, surtout quand l’IA rend tout plausible.

2️⃣ Faire halluciner l’IA

On évoque les hallucinations, le knowledge cutoff et le fact-checking rapidement.
Place ensuite à l’expérimentation ! Les élèves testent différents prompts donnés pour induire des réponses erronées de l’IA : la fameuse hallucination. Ils analysent les tendances récurrentes, comparent leurs résultats et tentent de comprendre les mécanismes en jeu.

Un cadre éthique et sécurisé

Bien sûr, la question de la protection des données personnelles est abordée : toutes les contributions restent anonymes et non reliables aux élèves (surtout sur la partie autobiographique). Cela sera une occasion de discuter de la gestion des données personnelles par les grandes entreprises d’IA, comme OpenAI.

Expérimentation en classe : retour d’expérience sur l’usage de ChatGPT

Bon… La séance ne s’est pas déroulée comme je l’avais imaginée. J’étais sans doute moins dynamique que d’habitude – en tout cas, c’est ce que m’a fait remarquer ma collègue de français

L’exercice sur l’autobiographie, bien que pertinent, a pris bien plus de temps que prévu. Je n’avais pas anticipé la longueur des réponses générées par ChatGPT : il rédige trop, et les élèves ont dû gérer cette quantité de texte importante. Pour éviter cela, nous avons ajouté une consigne à la machine pour la limiter dans ses réponses.

Autre point intéressant : les élèves ne sont pas encore à l’aise avec l’interaction avec l’IA. La distinction entre prompt primaire et prompts secondaires ne leur est pas naturelle. Beaucoup pensent qu’il faut rédiger un très long prompt dès le départ, alors qu’un échange progressif est plus efficace. J’ai pris le temps d’accompagner quelques binômes pour leur montrer comment ajuster leurs demandes et affiner leurs échanges avec la machine.

Sur la partie « prompts hallucinatoires », il y a eu du bon et du moins bon. Bonne surprise : certains prompts ont bien fonctionné. Dans certains cas, ChatGPT a reconnaissait des incohérences dans les promptes, mais une simple réinitialisation permettait de lui redemander et de la duper. et obtenir une réponse plus conforme à nos attentes. La magie (ou le mystère) du non-déterminisme…

Le regret de la séance : nous avons manqué de temps pour clore l’activité sur les hallucinations, et maintenant… nous sommes en vacances. Sentiment mitigé, donc. L’activité me semblait bien préparée, peut-être un peu trop ou… pas assez ? À affiner.

La suite après les vacances ! Nous reprendrons avec les élèves, cette fois en présence d’un chercheur en IA qui interviendra deux heures en classe. J’ai hâte de voir ce que cela donnera !Bilan mitigé

Voici le document élève et le déroulé de la séance :

EDIT : Je publierai les prompts après l’activité de jeudi, afin de vérifier qu’ils fonctionnent toujours. Les LLM ayant tendance à apprendre de nos expérimentations, il vaut mieux s’assurer de leur efficacité avant de les partager. Rendez-vous jeudi soir !

Je ferai plus tard un compte-rendu avec un regard croisé de ma collègue de français.

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