
Je viens de lire Métamorphoses à l’ère de l’intelligence artificielle de S. Amarsy (qu’un ami m’a donné hier).
Je ne rentrerai pas dans une analyse détaillée de l’ouvrage : certains passages dépassent mon champ d’expertise, et d’autres m’ont paru déjà familiers si l’on a suivi les débats récents autour de l’IA.
L’ensemble comporte quelques redondances, mais l’ouvrage a le mérite de proposer une vision accessible et d’ouvrir des pistes de réflexion pour celles et ceux qui découvrent le sujet.
Le livre se veut avant tout une réflexion sur l’impact de l’IA dans la société, et j’avoue être resté sur ma faim concernant le lien entre IA et enseignement.
L’auteur soulève de belles questions, mais sans vraiment proposer de pistes concrètes. On reste davantage dans une réflexion sur l’épanouissement personnel des élèves que sur l’École comme lieu d’apprentissage.
Cependant, j’ai poursuivi la lecture et j’y ai trouvé un outil intéressant : basé sur la matrice de Staley, que l’auteur nomme Matrice des Métamorphoses (je pense qu’il s’appuie aussi sur la fenêtre d’Overton).

J’ai donc décidé d’en créer une version adaptée à l’IA et à l’école.

Cela m’a permis de visualiser les glissements qui pourraient s’opérer.
En vulgarisant, les concepts ont tendance à descendre (de l’impensable vers le populaire) et à se déplacer vers la droite (de l’exploratoire vers le déployé).
Tous ne suivront pas ce chemin, heureusement, mais cette matrice me semble être un outil utile pour observer et anticiper les transformations à venir, notamment celles que l’Éducation nationale devra nécessairement entreprendre.
J’y ai ajouté, en rouge, les quatre visions de l’IA que je dois à Arnaud, pour compléter la lecture.
Et oui, pour la première case, je me suis amusé à la compléter : on est en plein dans les concepts un peu loufoques, entre Matrix (c’est de ma génération) et les implants neuronaux qui peuplent désormais la pop culture.
Je crois qu’on pourrait d’ailleurs la remplir de bien d’autres références issues de la culture scientifique et fictionnelle… mais ça, c’est une autre histoire.
À vos retours.

