Auteur/autrice : Julien Durand

Quand ChatGPT et CartesMD jouent un duo parfait

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L’intelligence artificielle offre aujourd’hui de nombreux outils pour enrichir notre manière de concevoir et partager des ressources pédagogiques. Parmi ces outils, ChatGPT se distingue par sa capacité à générer rapidement du contenu structuré et personnalisé. Associé à cartesMD, un format permettant de créer facilement des cartes interactives en Markdown, ce duo devient un atout incontournable pour les enseignants et formateurs.

Je vais vous expliquer comment utiliser ChatGPT et cartesMD pour générer et partager des cartes :

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Démystifier l’IA : Une séance en VDC sur les hallucinations de l’Intelligence Artificielle

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L’intelligence artificielle fascine les élèves, intrigue mais parfois… hallucine. Cette séance n’est pas axée sur les mathématiques, mais plutôt sur l’exploration critique de l’IA, ses hallucinations et la poursuite de son appropriation par les élèves.

L’objectif ? Mettre en lumière la manière dont l’IA peut générer des informations fausses tout en les rendant crédibles. Bref parler du vrai-faux parler du faux-vrai, avec ma collègue de français. On évoquera le pouvoir des mots sur notre perception de la vérité à la sauce IA.
Pour cela, nous avons préparé 15 prompts soigneusement testés (enfin que certains) pour provoquer des réponses erronées.
On espère qu’après une heure d’expérimentations, cela soit une mission accomplie hallucinée !

Une séance en deux temps : comprendre et expérimenter

1️⃣ Débusquer les fausses autobiographies
Les élèves par groupe de deux rédigent une autobiographie mêlant événements réels et éléments fictifs ( à l’aide de l’IA). Les autres groupes ont pour mission d’identifier de qui il s’agit et d’identifier les éléments faux. Cet exercice leur permet de réaliser à quel point il est difficile de distinguer le vrai du faux, surtout quand l’IA rend tout plausible.

2️⃣ Faire halluciner l’IA

On évoque les hallucinations, le knowledge cutoff et le fact-checking rapidement.
Place ensuite à l’expérimentation ! Les élèves testent différents prompts donnés pour induire des réponses erronées de l’IA : la fameuse hallucination. Ils analysent les tendances récurrentes, comparent leurs résultats et tentent de comprendre les mécanismes en jeu.

Un cadre éthique et sécurisé

Bien sûr, la question de la protection des données personnelles est abordée : toutes les contributions restent anonymes et non reliables aux élèves (surtout sur la partie autobiographique). Cela sera une occasion de discuter de la gestion des données personnelles par les grandes entreprises d’IA, comme OpenAI.

Expérimentation en classe : retour d’expérience sur l’usage de ChatGPT

Bon… La séance ne s’est pas déroulée comme je l’avais imaginée. J’étais sans doute moins dynamique que d’habitude – en tout cas, c’est ce que m’a fait remarquer ma collègue de français

L’exercice sur l’autobiographie, bien que pertinent, a pris bien plus de temps que prévu. Je n’avais pas anticipé la longueur des réponses générées par ChatGPT : il rédige trop, et les élèves ont dû gérer cette quantité de texte importante. Pour éviter cela, nous avons ajouté une consigne à la machine pour la limiter dans ses réponses.

Autre point intéressant : les élèves ne sont pas encore à l’aise avec l’interaction avec l’IA. La distinction entre prompt primaire et prompts secondaires ne leur est pas naturelle. Beaucoup pensent qu’il faut rédiger un très long prompt dès le départ, alors qu’un échange progressif est plus efficace. J’ai pris le temps d’accompagner quelques binômes pour leur montrer comment ajuster leurs demandes et affiner leurs échanges avec la machine.

Sur la partie « prompts hallucinatoires », il y a eu du bon et du moins bon. Bonne surprise : certains prompts ont bien fonctionné. Dans certains cas, ChatGPT a reconnaissait des incohérences dans les promptes, mais une simple réinitialisation permettait de lui redemander et de la duper. et obtenir une réponse plus conforme à nos attentes. La magie (ou le mystère) du non-déterminisme…

Le regret de la séance : nous avons manqué de temps pour clore l’activité sur les hallucinations, et maintenant… nous sommes en vacances. Sentiment mitigé, donc. L’activité me semblait bien préparée, peut-être un peu trop ou… pas assez ? À affiner.

La suite après les vacances ! Nous reprendrons avec les élèves, cette fois en présence d’un chercheur en IA qui interviendra deux heures en classe. J’ai hâte de voir ce que cela donnera !Bilan mitigé

Voici le document élève et le déroulé de la séance :

EDIT : Je publierai les prompts après l’activité de jeudi, afin de vérifier qu’ils fonctionnent toujours. Les LLM ayant tendance à apprendre de nos expérimentations, il vaut mieux s’assurer de leur efficacité avant de les partager. Rendez-vous jeudi soir !

Je ferai plus tard un compte-rendu avec un regard croisé de ma collègue de français.

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Intégrer l’IA dans « Devoirs faits » : Et si on osait ?

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En tant que prof, je me suis souvent posé cette question : comment aider nos élèves dans leurs travail personnel ?

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Et maintenant qu’on a des outils comme l’IA à portée de main, je me dis qu’on a une vraie opportunité de changer les choses.

Alors, j’ai eu une idée : et si, pendant les séances de « Devoirs faits », on leur apprenait à utiliser l’IA ? Mais pas pour faire tout le boulot à leur place évidement !

L’idée, c’est de les aider à s’en servir de façon intelligente, critique et, surtout, enrichissante.

Pourquoi intégrer l’IA dans « Devoirs faits » ?

Le dispositif « Devoirs faits » est déjà une belle opportunité : une heure par semaine pour que les élèves, au collège, puissent avancer sur leurs devoirs avec un prof à leurs côtés.

Mais on sait bien qu’ils galèrent souvent : ils ne comprennent pas une consigne, ne savent pas par où commencer, ou bien ils manquent tout simplement de méthode.

C’est là que l’IA peut intervenir. Plutôt que de la voir comme une menace ou un raccourci (le fameux copier-coller…), on peut leur montrer qu’elle peut être un vrai coup de pouce pour :

  • Comprendre une notion mal assimilée : En leur donnant des explications adaptées ou des exemples clairs.
  • Trouver des pistes pour démarrer un exercice : Histoire qu’ils ne restent pas bloqués dès le début.
  • Enrichir leur travail : Avec des idées qu’ils n’auraient pas envisagés seuls.

L’IA comme outil, pas comme triche

Évidemment, pas question de les laisser utiliser l’IA sans réfléchir. C’est à nous de leur apprendre les bonnes pratiques. Concrètement, ça veut dire quoi ?

  1. On évite le copier-coller : Avant de valider une réponse, ils doivent la lire, la comprendre et la reformuler. Bref, s’assurer qu’ils se l’approprient.
  2. On développe leur esprit critique : Toutes les réponses données par l’IA ne sont pas parfaites (on le sait bien !). Ils doivent apprendre à vérifier, comparer et juger par eux-mêmes.
  3. On renforce leur autonomie : L’IA doit devenir une béquille temporaire, pas un pilier sur lequel ils s’appuient en permanence.

Déroulé d’une séance type envisagée avec l’IA

Voici comment je vois les choses pendant une séance de « Devoirs faits » :

  1. On commence par poser les bases
    Une petite intro rapide sur ce que peut faire l’IA et, surtout, ce qu’elle ne peut pas faire. On insiste sur l’importance de l’esprit critique : l’IA donne des réponses, mais pas forcément les bonnes réponses.
  2. On s’entraîne ensemble
    Par exemple :
    • Question : « Explique moi ce qu’est une fraction irréductible. »
    • Réponse de l’IA : Une définition.
    • Tâche pour l’élève : Reformuler cette définition vue qu’elle peut-être complexe, trouver un exemple concret et l’appliquer dans un exercice.
    Ou encore :
    • Exercice : « Résous cette équation : 2x+5=15. »
    • Réponse de l’IA : Une solution toute faite.
    • Tâche pour l’élève : Comprendre les étapes, les expliquer et résoudre une équation similaire. (démarche autonome, limite en processus inversé, on a un exemple, on se l’approprie et on applique)
  3. On les laisse en autonomie (mais on reste là !)
    Les élèves travaillent sur leurs propres devoirs, avec l’IA comme outil de soutien. Nous, on circule, on répond aux questions et on vérifie qu’ils ne tombent pas dans le copier-coller facile.
  4. On termine par un débrief
    Petit bilan collectif : qu’est-ce qu’ils ont trouvé utile ? Qu’est-ce qui leur a posé problème ? Comment ils pourraient encore mieux utiliser l’IA la prochaine fois ?

Les bénéfices à priori pour mes élèves :

Franchement, je crois qu’il y a du positif avec ce genre d’approche.

  • Ils deviennent plus autonomes : Ils apprennent à gérer leurs difficultés sans tout attendre de nous (ou de leurs parents) de manière passive
  • Ils développent leur esprit critique : L’IA n’est pas une vérité absolue, et c’est important qu’ils le comprennent dès maintenant (surtout dans le monde actuel)
  • Ils améliorent leurs méthodes de travail : Mieux s’organiser, mieux comprendre, ils s’enrichissent, ose poser des questions, bref ils construisent !
  • Ils se préparent au monde de demain : Parce que, qu’on le veuille ou non, l’IA fera fait partie de leur quotidien.

Et Nous, dans tout ça ?

Je vois les écueils : « Et si ça devenait une habitude de tricher ? Et si on les déresponsabilisait ?  L’effort de réflexion».

Je pense qu’un parent qui aide trop, ou un recopiage sur un camarade, c’est la même chose. En fait l’IA ne change pas ces difficultés, elle existait avant elle, cependant, si on doit à percevoir l’IA comme une aide constructive, ça peut marcher.
Bien évidement, le nœud du problème réside dans la question : « Seuls, sauront-ils l’utiliser sciemment et efficacement pour qu’ils continuent d’apprendre et de s’enrichir ? »

Aidons les, accompagnons les, formons les !

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