Voilà j’ai mis à jour la page pour calculer son salaire.
J’ai mis à jour certains calculs (CSG-CRDS par exemple) dont les taux ont évolué.
Bon test!
J’ai mis à jour certains calculs (CSG-CRDS par exemple) dont les taux ont évolué.
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Un petit jeu de mot sur une petite polémique du travail du soir au collège.
La polémique est constante et dure et dure encore …. Doit-on mettre en place une heure en fin de journée collège pour permettre aux élèves de faire leurs devoirs du soir ou les laisser les faire comme par tradition chez eux?
J’avoue en première instance, j’étais convaincu qu’il faille garder cette tradition, pour que les élèves aient le goût du travail et assument leurs rôles d’élèves à savoir apprendre et faire des exercices. Pour moi, le danger que représentait « les devoirs du soir » au collège était, entre autres, le non-apprentissage des leçons.
Avec sourire, on imagine forcément un élève entrant chez lui, posant rapidement son sac, la maman disant « T’as fait tes devoirs? » et le gamin de répondre « oui oui j’ai fait ça au collège« , pas de vérification de la part des parents. Bref, la déresponsabilisation des parents…. Si leur enfant n’a pas appris c’est la faute au collège et plus de l’enfant.
Gardons-nous bien de cela, je ne dis pas que les devoirs du soir au collège sont la panacée. Mais…
J’avertis, je vais tomber dans le stéréotype exprès, parfois c’est en exagérant que l’on perçoit les limites et qualités d’un fonctionnement.
Je nommerais deux catégories de parents, les favorisés et les dé-favorisés.
Bien entendu, se limiter à cela, n’a pas de sens, c’est même réducteur, j’en ai conscience, mais comme je le dis, j’exagère exprès pour pousser la réflexion.
D’expérience, les élèves ayant des problèmes d’apprentissage sont soit laissés en autonomie le soir pour les devoirs, soit les parents n’arrivent plus à aider leur enfant (niveau requis trop élevé)
Nous affirmons que l’école est un ascenseur social, il permet d’élever les élèves dans la connaissance afin qu’il s’intègre dans la société, et on espère réduire l’écart des niveaux de culture au sein du groupe d’individus (dans le sens des connaissances, non des croyances) .
Les parents dits « favorisés » pourront aider les élèves alors que même les moyens offerts par la famille auront pu aider seul l’enfant.
L’enfant issu du milieu défavorisé, lui, n’aura pas d’aide de la part de ses parents, et son milieu ne permettra pas qu’il s’en sorte dans de bonnes conditions.
Faire les devoirs du soir au collège, permet de mettre les enfants dans la même posture de réussite : une école égalitaire.
Bien entendu, l’égalité des chances, ce n’est pas empêcher l’épanouissement des meilleurs pour se rallier au plus faible.
Comme disait A. Lepage
L’égalité des chances, c’est mettre un lièvre et une tortue sur la même ligne de départ.
Les élèves ayant des capacités de travail accrues s’en sortiront toujours plus que les élèves ayant des difficultés, mais au moins l’environnement ne sera pas handicapant et c’est le principal, non?
Bien entendu croire que l’on hissera au même niveau les élèves venant de tous les milieux est un leurre, 75% de l’éducation est faite par les parents, les stimuli favorisant la curiosité, la soif d’apprendre, de comprendre les choses, d’apprécier la culture, sont du fait des parents, nous, enseignants, n’agissons que sur une partie infime, déjà parce que nous les voyons moins longtemps et que nous ne sommes pas le référent principal de ces enfants.
Faire les devoirs du soir au collège c’est laisser l’opportunité aux élèves d’un même accès à la connaissance, par la présence d’un adulte érudit.
Techniquement cela suppose que les cours soient aménagés autrement, surtout pour les collèges ruraux qui sont soumis à la règle des transports,
Augmenter l’amplitude horaire, est-elle une solution? J’avoue là, que je n’en sais rien car pour des élèves de 6eme, une journée de 9h à 17h chez moi, cela correspond à partir de chez eux avant 8h et revenir après 18h.
Agrandir cette amplitude pour permettre le travail du soir au collège est-elle vraiment, dans ce cas, un choix pertinent?
Et vous? Vous en pensez quoi?
Juste avant la rentrée qui nous arrive, je vous délivre une vidéo d’un conte décalé critiquant l’éducation nationale.

Cette seconde claque porte d’abord sur la culture (1ère vidéo) et comment le ministère de la culture nuit justement à la culture, le conte s’appuie sur des données historiques notamment l’histoire de Christiane Faure.
Ensuite dans la seconde vidéo, Franck Lepage, décrit la différenciation sociale au sein de l’école.
Bien entendu Franck Lepage est connu pour exagérer ses propos, mais dans la caricature délivrée, on reconnaît les mécanismes de différenciations sociales qui pose question.
Il décrit aussi d’autres systèmes éducatifs qui avait été pensé avant la création de notre chère école.
Le ton se veut humoristique, le lien entre le parapente et la progression de l’élève est intéressante.
Bref cela reste un bon moment de détente et laisse réfléchir sur la crise que connaît l’éducation nationale par rapport aux enfants ayant des difficultés.
Ce qui peut gêner est que Franck Lepage associe les élèves en pauvreté culturelle avec les « pauvres ».
