Catégorie : Enseignant

« Les dys » (Mise à jour)

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blankVoilà un petit article rapide!blank

Celia Guerrieri a remis à neuf son guide de survie pour les profs, agrémenté de nouvelles réflexions, la dyscalculie y est plus présente pour notre petit bonheur de prof de maths.

Je tiens à dire que ce guide est une véritable pépite, il ne se veut pas accusateur pour ceux qui ne connaissent pas les dys, il permet de juste de « comprendre » les dys, et de se donner des ficelles pour les aider.

Pour plus présenter ce guide, je vous invite à lire mon premier article sur ce guide …

Voici  le guide. (Le document est sous licence Creative Commons)

Voir en plein écran

Je ne saurais que trop conseiller pour nos twitteurs le twit de Celia : Celia_Guerrieri.

C’est une personne accessible et qui répond facilement aux réflexions personnelles par mail.

 

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L’innumérisme

Par blank

blankRevenu d’Irlande (où le temps était beau, si si c’est possible!), je travaillais à la relecture d’une nouvelle version d’un document d’une confrère sur la dyslexie, domaine qui m’intéresse depuis quelques temps.

Et puis hasard des rencontres, j’ai revu une amie enseignante que je n’avais pas revu depuis 6 mois, et voilà qu’elle me présente une association qu’elle présidera . C’est une antenne d’une nouvelle association nationale, son nom :  API. Son but? Contrer l’innumérisme.

Avant d’aller plus loin intéressons-nous à la dyscalculie puis au concept de l’innumérisme, un néologisme qui mérite qu’on s’y arrête.

La dyscalculie

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La dyscalculie est un handicap qui chez l’individu provoque des difficultés de représentation mathématique (organisation de tableau, confusion des symboles, abstraction du mécanisme opératoire …). Cet handicap peut parfois être lié à un handicap voisin, la dyspraxie ou la dyslexie.

Chez les dys, on parle parfois de terrain génétique, il y aurait une sorte d’hérédité ( il est courant que des fratries soient dys), et malheureusement en conséquence une fatalité dans le diagnostique.

Tu es dyscalculique, tu auras « toujours » des difficultés à remplir un tableau…

En tant qu’enseignant, dans ce cas, on doit accompagner les élèves et leur fournir des outils pour justement palier ces difficultés :

  • Utilisation de la calculatrice
  • Tableau coloré

Il s’agit donc de l’acceptation de la difficulté et on contre-carre l’obstacle pour ne pas empêcher les autres apprentissages futurs.

Il suffit de donner des lunettes à un mal-voyant, ici, on donne des outils à nos dys.

Voyons maintenant ce qu’est l’innumérisme.

L’innumérisme

Si je devais résumer l’innumérisme, je dirais que c’est tout sauf de la dyscalculie. Je reprendrais les propos de l’Éducation Nationale :

L’innumérisme est à la maîtrise des nombres, du raisonnement et du calcul ce qu’est l’illettrisme à la maîtrise de la langue.

Ici, l’innumérisme est donc essentiellement un défaut d’apprentissage, plus de fatalité, on peut faire évoluer la situation.

Michel Vigier explique que seulement 1% des élèves alors que 10% souffrent de gros problèmes en mathématiques. Les 9% non concernés par la dyscalculie souffrent de l’innumérisme.

Michel Vigier propose une explication intéressante des défauts des (cours de) maths.

En faisant le parallèle avec l’histoire des maths, on s’aperçoit qu’au début on associait à un symbole, la quantité.

  • marque sur un bâton (bâtons d’Ishango)
  • Petite pierre dans un corps argileux (sumérien)
  • Chiffres Romains
  • Hiéroglyphe

Et puis les mathématiques ont évolué, les chiffres arabes (venus d’Inde) ont conquis l’Europe (Merci Fibonacci!).blank

Avec ces chiffres, un problème de taille est apparu, à un symbole, on n’associe plus une quantité, la position de celui-ci entre en jeu.

Bien entendu, ce fût un apport considérable puisque seulement 10 symboles permettent d’écrire tous les nombres, mais le positionnement est un processus d’abstraction qui génère des difficultés

Il n’y a plus d’équivalence entre un symbole et une quantité.

Les enfants en difficulté n’ont donc pas le sens de la notion de chiffres, ils l’y associent plus facilement à un nombre.

Caricaturalement : 21 et 12 c’est pareil car il y a un 1 et un 2.

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Pour retrouver du « sens » , on peut se doter d’outils comme le boulier.

Le boulier permet de ré-associer la quantité avec une autre quantité : on retrouve les équivalences.

Ensuite Michel Vigier expose comme outil le tableau, là peut-être je reste plus septique tel que c’est exposé (merci le journaliste).

Je pense que Michel Vigier veut plus parler du concept de proportionnalité (un tableau ne l’est pas forcément) et il est vrai que la proportionnalité est une vision naturelle que nous avons du monde.

Comme si on retrouvait entre deux quantités une équivalence. Si on double l’une alors l’autre est aussi doublée.

Instinctivement des élèves ont ce genre de raisonnement. (d’ailleurs par exemple il suffit de voir qu’historiquement on considérait qu’un objet mettait 2 fois plus de temps à chuter si la hauteur de chute doublait : on considérait que c’était une situation de proportionnalité. Et on a mis longtemps à casser cette vision)

Le programme du collège est axé en partie de la 6e à la 3e  sur la proportionnalité. C’est une notion importante, il s’agit donc de réactiver cet instinct que les élèves possèdent déjà. Peut-être faut-il les mettre en confiance?

Quid de l’assocation API?

C’est une association justement créée par Michel Vigier dont une antenne existe dans chaque département.

Cette association en partenariat, prendra en charge des enfants touchés par l’innumérisme, et en 3 mois, ils donneront aux enfants des outils (« Méthode des Abaques« ) pour redonner sens aux mathématiques : le tableau et … le boulier .

J’ai hâte de connaître les (futurs) responsables de la Sarthe.

J’en saurais bientôt plus connaissant la (future) responsable des Deux-Sèvres… 🙂

 

 

 sources : Ouest-France (2011) RUE89 (2011)

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La dyspraxie

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Fin d’année, la cloche retentit encore dans ma tête. Ce matin, je me suis réveillé en pleine forme à … 6h30.Grrrrr.  Au moment où je peux enfin dormir, je n’y arrive pas, alors qu’avant il fallait me tirer du lit, quelle injustice!

Bon avant de fignoler quelques bilans, j’ai pas mal pensé à un élève de notre collège qui souffre de dyspraxie. Cet élève, il s’est déjà pointé à mes cours (je l’ai sorti illico presto )… alors que je ne suis pas son prof de maths.

Bref, une maman d’élève nous avait déjà filé un document sur les dys , c’était naturel que je continue un peu cette recherche sur un moyen simple de savoir les difficultés que rencontre un dyspraxique à défaut de trouver pour un dyscalculique. J’ai trouvé une petite vidéo qui nous éclaire sur la notion de « Dys » et permet aussi de se rappeler certaines vérités sur les difficultés que rencontre un enfant « dys ».

I.La dyspraxie, c’est quoi?

Un enfant dyspraxique possède des difficultés pour faire des gestes vers un but précis. L’automatisation de ces gestes n’est pas acquise et demande en conséquence une attention et une concentration particulière.Un enfant dyspraxique consomme en conséquence beaucoup d’énergie sur des gestes simples, (écrire, manipuler des outils), il peut aussi avoir des problèmes pour se situer dans le temps, s’organiser (ne pas se tromper de salle de cours).

Bref toutes les tâches qui paraissent simples et qui en temps normal, permettent à l’élève de pouvoir effectuer une autre tâche en parallèle, accaparent toute l’attention d’un dyspraxique.

En écrivant par exemple un élève dyspraxique, ne pourra pas écouter convenablement ce que dit l’adulte… Il sera en position d’effectuer « une double tâche« , il sera en situation de lenteur d’actions et de réflexions.

II. Une petite vidéo

Voici une vidéo où le Docteur Alain Pouhet explique les dyspraxies de l’enfant et généralise aussi parfois ses propos aux « Dys » en général.

Vidéo sous licence : Creative Commons license: Attribution-NonCommercial-ShareAlike 2.0 France
source : http://archive.org/details/lesdyspraxiesdelenfant
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