24 mars 2017

Un nouveau problème ouvert sur un incendie

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Dis comme ça, le titre n’est pas top, mais je ne voyais pas quoi mettre d’autre.

L’incendie est impressionnant mais n’a pas fait de victime, c’est pourquoi je me suis permis de l’utiliser. Il a eu lieu hier en Ukraine. Un sabotage d’une usine d’armement serait à l’origine d’ailleurs de cet incendie.

Le problème reprend les même ficelle que l’éruption du TAVURVUR en 2014, vidéo que je préférerai, mais tant qu’à varier les situations autant la mettre aussi…

A destination des élèves du cycle 4!

Bon visionnage!

 

 

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Les autres épisodes sont disponibles ici

 

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22 mars 2017

Problème DUDU pendant les soldes d’hiver !

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Bon bah, je vois que mon article sur l’algo fait du débat et provoque une réflexion chez quelques profs. Cool!

Déjà j’apprécie les réponses plutôt constructives que j’ai reçues, j’ai été convaincu par certains arguments, cependant, ce que je souhaitais mettre en avant c’est la valeur pédagogique du test objectif via une machine et la modification d’un programme suivi d’un test pour « comprendre le programme » chose qu’une activité débranchée ne fait pas forcément bien. Bien entendu l’activité débranchée peut être intéressante cependant, celle fourni au brevet du sujet zéro me fait penser que le test en débranché (par exemple d’une boucle) n’est pas forcément à l’ordre du jour…. Je me trompe peut-être. (j’espère)

Bref, j’ai encore envie de réfléchir dessus avant de refaire un article ( Claire Lommé m’a proposé un barbec’ un peu comme la dernière fois chez moi et bien ça pourrait être bigrement sympa pour en parler de vive voix  🙂 )

Bon j’arrête là. Ici, dans mon article, on parle de ressources en mathématiques !  youp youp!!

Voilà un petit problème que l’on a tourné pendant les soldes. Qui reprend les ficelles d’un ancien épisode, mais plus actuel, mieux tourné (vive la caméra) et surtout le support utilisé est réel (c’est une vraie pub!).

On a tourné quand même dans des conditions rudes, 1h30 pour tourner plein de problèmes pendant les siestes de nos bambins, bim bam boum!

 

A destination des élèves de fin de cycle 4 sur les pourcentages de réductions.

J’espère qu’il vous plaira! 🙂

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18 mars 2017

Comment évaluer l’algorithmie?

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Voilà telle est la question que mon « petit » Aurélien m’a posé. J’écris « petit » car il est petit de taille, mais c’est un chouette collègue et super intéressant en plus. Avec lui, quand on part dans des discussions sur notre métier, on ouvre des « portes » de réflexions.

On prépare donc une intervention à l’ESPE, on digresse pas mal, quitte à zapper ce pourquoi on se voyait, et voilà qu’Aurélien au détour de sa présentation de ce qu’il fait en algo me dit : »Je ne sais pas comment les évaluer dessus, tu fais quoi, toi? »

« Rah j’t’aime bien, Auré avec tes foutues questions »

Et puis est venu notre discussion qui a nourrit ma réflexion (et la sienne) et ça m’a trotté pas mal dans la tête.

Pourquoi évaluer l’algorithmie, c’est difficile?

Pour répondre tout d’abord à cette question, il faut s’interroger sur comment on enseigne l’algorithmie et surtout aussi comment les programmeurs font pour coder. Et oui, parfois en se posant les bonnes questions, on en répond à d’autres.

Tout d’abord, il existe dans l’enseignement deux catégories d’activités autour de l’algorithmie :

  1. La « branchée« , on donne un programme à faire sur l’ordinateur soit à partir de rien, soit à partir d’un début de programme.
  2. La « débranchée« , on donne un programme à analyser et/ou à écrire sur papier en imaginant ce qu’il fait, généralement le programme est plus court. C’est d’ailleurs comme cela qu’on l’on procédera pour le nouveau brevet.

La réflexion qu’on doit se poser, c’est évalue-t-on la même chose dans ces deux type d’activité ?

La réponse est non, et clairement non. Dans l’activité « débranchée », on ne peut qu’évaluer la capacité des élèves à ‘lire’ un programme et le ‘modifier’ (les guillemets sont importants).

Dans l’activité « branchée », on peut évaluer la capacité des élèves à lire un programme, le modifier et en créer un.

Cependant la lecture et la modification d’un programme dans l’activité « branchée » et « débranchée » ne mobilise pas les mêmes capacités.

Quelle différence alors ?

En effet, pour lire un programme sur un ordinateur, on a plusieurs choix pour y arriver. On peut découper le programme pour en tester une partie, on peut également le tester en modifiant quelques lignes pour voir l’importance des certaines lignes de codes sur d’autres et leurs utilités, leurs fonctionnements.

On peut avoir en fait un comportement scientifique pratique : on peut expérimenter pour deviner la fonction de certaines lignes de codes, comme on pourrait faire des expériences pour théoriser par exemple le fonctionnement d’un phénomène physique.

Les codeurs sont des scientifiques quasiment des physiciens.

Cela présuppose le droit à l’erreur, à des prises d’initiatives, à un temps à posséder pour l’analyse et surtout, l’accès à un ordinateur.

La lecture et la modification d’un programme sur papier, ne permet nullement le test, la découpe du programme : l’analyse est donc réduite à la théorie, le non-droit à l’erreur pour avancer seul, c’est aussi pour cela que le programme est généralement plus simple.

Exit : les prises d’initiatives, pourtant en tant qu’enseignant, c’est ce qu’on devrait attendre d’un élève, non?

L’activité « débranchée » n’est pas une fin en soi, je ne dis pas qu’elle est inutile, mais il faut avoir conscience qu’elle peut-être moins riche et elle pourrait  se limiter quasiment à la restitution de connaissances brutes de l’informatique.

Je suis nettement pour une activité « branchée », car pour moi, elle correspond parfaitement à ce qu’on fait quand on code. (et oui, je code à mes heures perdues, et j’ai passé quelques années de fac dessus également car j’ai un cursus mathématique & informatique).

Le programmeur ne réinvente certainement pas la roue à chaque instant, il s’inspire, étudie d’autres programmes, en prend d’autres parties , les intègre à son programme mais surtout, il teste pour comprendre et créer.

Ici, j’ai mélangé code et algorithme, cependant Scratch c’est un logiciel qui rend ténue la frontière entre le code (ce qui est exécutable) et l’algorithme (ce qui se lit humainement).

Quid de l’évaluation pour moi ?

Avec cette conclusion, j’ai fait le choix de ne pas les « évaluer directement». Ceci n’empêche pas de faire des activités, de proposer des projets, le dernier en date sera un jeu de voiture pour mes 3e.

Seront-ils évalués sur la production qu’ils feront ? Non.  En fait, on fera un oral pour qu’ils présentent leur projet, qu’ils le défendent, qu’ils évoquent leurs difficultés, leurs choix qu’ils auront faits en conséquence. En fait, on attendra qu’ils prennent du recul sur leur projet.

Ce sont de vraies compétences qu’ils doivent développer et qu’ils mobiliseront plus tard, la connaissance de la programmation, elle, s’étiolera et ce n’est pas grave, car il faut être honnête, on n’en fera pas tous des programmeurs, mais plutôt des personnes sachant prendre du recul sur ce qu’elles font, tout simplement.

Poursuivons donc la réflexion sur l’évaluation sur l’algorithmie car là, je n’ai fait que le choix des activités « branchées« .

Une autre question toute simple :

  • Doit-on tout évaluer? Pouvons-nous tout évaluer? Tout est évaluable?
  • Le faisons-nous pour nous, ou pour eux (les élèves) ?
    • Si c’est pour eux, une évaluation écrite sur l’algorithmie leur sert-elle vraiment ?
    • Un échange oral pendant la conception de leur projet, n’est-elle alors pas suffisante pour corriger les réflexes de codeurs en herbe?
    • Doit-on  forcément en garder trace?

Voilà l’état de mes choix pour l’instant, rien ne me dit
que je ne changerai pas d’avis, ça c’est le côté blog que j’aime bien,
je pose des réflexions à des instants « t » qui évoluent
comme notre vision du métier et notre métier  tout simplement évolue.

 

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