
Auteur/autrice : Arnaud Durand
Les mathématiques pour les mal-voyants, c’est possible!
Par Arnaud Durand
Bonjour à tous !
Ça faisait un moment que je souhaitais faire part de l’avancé assez récente sur l’écriture en braille des mathématiques!
En effet, le braille reste une écriture qui n’offre pas beaucoup de possibilités pour des symboles sortant de l’ordinaire. Six petits points qui n’offre que 63 signes possibles (le blanc n’étant pas un signe : \(2^6-1=63\).
Il faut donc user de stratégie pour créer de nouveaux symboles à l’aide deux ou trois signes. Cette stratégie reconnue et universelle date de 2007 seulement (ouah si récent).



Ce qui est remarquable c’est que la manière dont sont codés les symboles nouveaux. Elle est faite de sorte que les symboles utilisés fréquemment sont codés sur moins de caractères alors que les moins utilisés sur plus de signes un peu à la manière dont sont encodées les images gif (les couleurs fortement utilisés sont codés avec moins d’octet que celle utilisées rarement et cela avec un index, c’est pourquoi on parle de couleurs indexées.).
Bref c’est de la compression de Hufman !!
Ensuite, les auteurs parlent des représentations graphiques pour les mal-voyants.

Dans cet article les auteurs expliquent également la possibilité de passer du latex au braille et ça c’est une vraie avancé qui permet d’encoder en braille rapidement! Une vraie prouesse en terme d’inclusion !
Bref, cet article passionnant de Jean-Marie Favreau et Aurélie Basile est à lire là :
Et si vous voulez voir le document de référence sur l’écriture braille pour les mathématiques, c’est par ici :
Expliquer l’évolution de l’écriture des décimaux, une petite application …
Par Arnaud Durand
Bonjour à tous!
En plein dans mon chapitre sur les nombres décimaux et tiraillé par les erreurs du type \( {1 \over 4} = 1,4 \) , je me suis inspiré d’une activité que Bruno ROZANES et Stéphanie EVESQUE de l’IREM de Lyon m’ont présenté pour revenir au sens de l’écriture décimale. J’ai donc potassé l’évolution de l’écriture des nombres non entiers. Chose, je l’admets, que je ne connaissais pas ou peu.
J’ai donc fait une activité qui ressemble à la leur (l’apprenti comptable). Pour enfoncer le clou et faire découvrir du bout des doigts l’évolution de ces nombres, j‘ai concocté cet après-midi une petite application qui à partir d’un nombre décimal présente les différentes écritures qui ont existé au XVIe siècle.
C’est une première version loin d’être hyper jolie, mais fonctionnelle, je l’imaginerai plus tard comme un diaporama.
L’idée de cette utilisation est de partir d’une écriture du Moyen-Âge d’un premier nombre et de voir son évolution au fil des ans . Puis elle permet de proposer un autre nombre moyenâgeux et à eux de trouver les autres écritures.
Ici, ce qu’il y a de vraiment chouette c’est qu’on part de l’écriture en décomposition en fractions décimales pour aller vers écriture décimale, cette écriture est justifiée et retrouve son sens, une simplification de l’écriture en fractions décimales.
Pour tester l’application, c’est par ici :



