Auteur/autrice : Julien Durand

LLM et FlashMD

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Après avoir longtemps utilisé CartesMD, je viens de découvrir FlashMD, que je trouve plus simple et plus direct pour mon usage.

CartesMD est sans aucun doute plus complet, mais mon besoin est très orienté flashcards.
Et sur ce point, FlashMD va clairement à l’essentiel.

FlashMD, c’est :

  • un outil simple et léger,
  • disponible sur la Forge,
  • basé sur un Markdown minimaliste,
  • avec la possibilité d’attribuer une couleur aux cartes, par exemple pour repérer le niveau de difficulté ou structurer une progression.
  • immédiatement exploitable en classe ou à la maison, en version papier ou interactive (pour les projeter au tableau et pouvoir les retourner à la demande

Depuis quelque temps, je l’utilise en combinaison avec l’IA générative.
Pas pour déléguer la réflexion pédagogique, mais pour accélérer la production tout en gardant la main.

Concrètement :

  • l’IA peut générer rapidement des questions scolaires, produire un Markdown conforme, proposer des variantes ou une progression ;
  • FlashMD structure le contenu et permet une visualisation immédiate (PDF ou interactif) ;
  • le professeur valide, corrige, reformule.

Dans cette logique, j’ai rédigé un tutoriel accompagné d’un prompt (reverse prompting) montrant comment articuler concrètement les deux outils.

⚠️Point de vigilance indispensable
L’IA n’est jamais une garantie de justesse : erreurs, questions mal formulées, imprécisions…
Le fond comme la forme peuvent être discutables.

L’IA reste un outil d’aide, pas un auteur, encore moins un didacticien.
Mais utilisée avec méthode et esprit critique, elle constitue un bon brouillon de travail.

Voici un résultat qu’il faudra découper, puis plier puis insérer dans des protections de cartes pour jeux (cela évite la phase plastifieuse)

Voici le tuto :

et voici le prompt :

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IA, données « anonymes »… vraiment ?

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Nouvelle activité autour de l’IA, mais sans utiliser l’IA.

L’idée est simple : faire vivre aux élèves une expérience concrète pour comprendre ce que signifie vraiment donnée anonyme… et surtout pourquoi ce terme est souvent trompeur.

Chaque élève remplit d’abord un questionnaire anonyme (sur pronote, moui par facilité 😉 ) : lieu de naissance, ancien professeur, centre d’intérêt, information personnelle non sensible. Pris séparément, ces éléments semblent anodins. Inexploitables. Inoffensifs.

Ensuite, par groupes, les élèves reçoivent plusieurs fiches « données » et doivent répondre à une question très précise :
Peut-on retrouver l’auteur de la fiche uniquement en recoupant les informations ?
Et surtout : expliquer le raisonnement.

Et là, sans magie ni technologie, les identifications apparaissent. Non pas parce qu’une information est sensible, mais parce que leur accumulation réduit drastiquement le nombre de possibilités. Les élèves ne devinent pas : ils raisonnent, éliminent, croisent.

C’est exactement le mécanisme utilisé par les intelligences artificielles :
elles ne « connaissent » personne, mais exploitent des volumes massifs de données pour établir des liens.

La conclusion s’impose d’elle-même : ce n’est pas la donnée isolée qui pose problème, mais le recoupement.

Et c’est précisément ce que vise le RGPD : limiter les croisements non maîtrisés, pas empêcher toute donnée.

Une activité simple, sans écran, mais qui permet aux élèves de ressentir ce qu’ils entendent souvent de manière abstraite : « anonymisé » ne veut pas dire « non identifiable » et qui met du sens dans la réglementation de protection des données.(RGPD)

Cette activité sera testée la semaine prochaine avec ma collègue de Français en soutien (on se fait une semaine pleine avec les 3e sur l’IA et la sécurité.
Voici l’activité :

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Mettre des élèves de 5e dans la peau de chercheurs pour préparer l’usage de l’IA en 4e.

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VOici la 5e activité sur l’IA sans IA pour les élèves de 5e.

En fin de 5e, une question finira par émerger :
« En 4e, on pourra utiliser l’IA ? » question directement liée au cadre posé par la lettre de cadrage.

Pour cette 5e activité IA, j’ai fait un choix volontairement différent :
Ne pas commencer par des règles, mais par une expérience de recherche.

L’activité s’inspire d’une étude récente de Bastani et al. (2024) sur l’impact des assistants IA sur l’apprentissage.

Le protocole est évidemment adapté au cadre scolaire : 90 élèves au lieu de 1000, répartis en trois groupes :

  • sans IA,
  • avec IA utilisée comme « béquille »,
  • avec IA utilisée comme guide explicatif.

Les élèves analysent ensuite les résultats comme de vrais statistiens :
moyennes, pourcentages, écarts entre entraînement et évaluation finale.

Une fois les résultats établis, ils pourront les analyser comme de vrais chercheurs en herbe

C’est l’occasion d’introduire, à hauteur d’élèves de 5e :

  • le biais de confiance,
  • et l’endettement cognitif : déléguer trop tôt à l’IA et perdre la maîtrise.

L’activité se termine par une consigne simple, mais exigeante :

Quel conseil donneriez-vous aux futurs élèves de 4e sur l’usage de l’IA ?

Les réponses doivent s’appuyer sur leurs calculs et leurs analyses, pas sur un discours tout fait.

Objectif : ne pas interdire l’IA, mais former avant d’autoriser.

Vous trouverez les deux ressources : le tableau des résultats des 90 élèves (les données statistiques) ainsi que la fiche d’activité sur 2 pages.

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