Catégorie : socle commun

Rallye scientifique : un projet réussi

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Souvenez-vous, je parlais il y a quelques temps du rallye mathématique de la Sarthe. Ce fameux rallye où les élèves sont en autonomie pour résoudre des énigmes, ceux-ci doivent convenir d’une unique réponse de la classe pour chaque problème.

Ce n’est pas l’objet de l’article, ici, je vais parler d’un projet annexe basé sur l’idée du rallye mathématique, on a voulu le rendre pluridisciplinaire (physique, maths et SVT).

blankDès le début de l’année scolaire, j’en ai parlé à 2 collègues (en SVT et physique sur la faisabilité d’un tel rallye et sur la forme qu’il devrait avoir). Quelques jours plus tard 6 collègues répondirent présents.

Je vais parler de manière chronologique, ce qu’on vu les élèves.

I. Affiche , une accroche, créer l’événement.

J’en avais fait une pour le rallye maths (qui d’ailleurs a été proposée à l’ensemble des établissements), j’en ai donc fait une pour notre rallye local. Deux affiches ont été conçues et affichées.

 

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La date du 7 février a été retenue, malheureusement la neige nous a contraint à repousser au 2 avril.

L’accroche a bien fonctionné, les élèves se sont interrogés sur ce fameux rallye.

II.Le jour J.

Les élèves sont au courant que le rallye aura lieu de 14h à 17h.

Le rallye commence à 14h et il est 13h15!

Branle-bas le combat, nous avons peu de temps pour préparer les salles, c’est la course, il faut répartir le matériel nécessaire aux expériences de physique/ Chimie et SVT.

Sitôt fait, les professeurs référents des classes se positionnent dans les salles affectées aux classes.

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Les 3 enseignants restants sont affectés au couloir et sur la cour. J’étais parmi ceux-là, j’ai servi un peu aussi pour la coordination,  régler quelques problèmes pouvant survenir et surtout … prendre des photos.

 

a) La lecture des consignes.

Notre cher collègue de physique s’est attelé à la tâche de rédiger une feuille de consigne à lire avant les épreuves. L’idée tirée du Rallye Mathématique de la Sarthe offre deux avantages, le premier d’énoncer des règles clairs et les mêmes pour toutes les classes.

La seconde est d’être un appui écrit sur lequel on peut s’appuyer pour affirmer les règles. « C’est écrit ici, tu ne peux pas faire cela« .

La feuille est largement inspirée de celle fournie par le Rallye mathématique de la Sarthe.

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 b) Les sujets

Je n’indiquerais que celui de mathématiques, je n’ai à ce jour pas eu les réponses quant à la possible diffusion des sujets des autres disciplines. Il y a donc 5 énigmes dans chaque matière.

Ils ont donc 2h15 pour tout faire….

En maths :

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c) Le site internet pour suivre la progression des classes.blank

J’ai créé aussi pour l’occasion, un site :

https://mathix.org/plateau/

Il s’agit ici de suivre la progression des autres classes. L’unique but est de stimuler et pour ce qu’on a vu, cela a rudement bien marché. Rien qu’à entendre les élèves dirent d’une autre classe :  » Ils ont déjà fait 3 énigmes en maths, il faut qu’on se dépêche!! »

Ci-contre ce que voyait les élèves. (chaque classe était pourvue d’un vidéoprojecteur qui affichait le site).

Le site affichait les images correspondant aux badges que les élèves allaient avoir pour récompense. Bien entendu, ces derniers ne le savaient pas!

A chaque réponse rendue, l’enseignant référent s’identifie sur le site et indique (par le changement de couleur de rouge à vert) que la réponse a été rendue (Attention : cela ne suggère en aucun cas que la réponse est la bonne.)

d) Commencement des épreuves.

14h15, les épreuves débutent. Les élèves peuvent aller dans la cour pour les mesures nécessaires à certaines énigmes.

La restriction était qu’ils n’avaient pas le droit à la récréation. Ils devaient donc rentrer avant la sonnerie et y retourner qu’après la 2e sonnerie.

(NdR : sur toutes les photos les visages ont été floutés pour des raisons de confidentialité)

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15 minutes avant la fin des épreuves, tous les élèves présents sur la cour doivent regagner leurs salles.

L’ambiance a atteint son paroxysme, les élèves ont les yeux rivés sur le site, et regardent si les autres classes rendent leurs dernières réponses.

Des cris proviennent de la salle 107, un enseignant d’une autre salle a fait une mauvaise blague en remettant tout en rouge pour une classe alors que celle-ci à tout rendu!

Entre temps, les corrigés sont affichés dans la cour. Une fois cela fait, on invite les élèves à aller dans la cour consulter les réponses. La vie-scolaire les prend donc en surveillance, pendant ce temps on range les salles rapidement et on corrige les réponses données, c’est la course : dans 25 minutes c’est la fin de la journée et nombre d’élèves prennent les cars.

En 10 minutes c’est bouclé. On a un classement.

e) La remise des prix

On va dans la cour avec les badges.

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(Il manque celui de science physique avec A. Einstein qui tire la langue)

Dont voici les patrons :

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4 badges pour 4 prix différents

Suivant les classements des 4 classes :

  • Est distribué à chaque élève de la classe meilleur matheux : 1 badge  Pi
  • Est distribué à chaque élève de la classe meilleur physicien : 1 badge  Einstein
  • Est distribué à chaque élève de la classe meilleur SVTiste : 1 badge de l’évolution
  • Enfin est distribué à chaque élève de la classe qui a le meilleur classement global : 1 badge scientifique.

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III. Conclusion

Une grosse appréhension le jour du rallye sciences, nous étions nerveux à l’idée que cela ne marche pas, et pourtant cela a été un franc succès.

Les élèves se sont énormément impliqués, aucun élève n’est resté sans rien faire, la motivation était grande alors qu’aucun élève ne savait qu’ils allaient recevoir un prix!

Des élèves en totale autonomie, certains d’entre eux nous ont surpris, vous savez ces élèves qui ne fichent pas grand chose, et vous les trouvez impliqué, actif, et leader du groupe.

Chose surprenante, certains élèves ont cru que d’autres établissements participaient, ils ne croyaient pas que cela venait de nous….

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Socle commun : apprendre à lire l’actualité

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Tout d’abord l’idée d’écrire cet article m’est venue en lisant un article sur ce blog.

En introduction, je vous laisserai regarder cette fameuse information du 9 janvier.

« Le graphique fait peur, une chute vertigineuse de l’euro, de quoi bien effrayer quelques auditeurs assidus de ce journal télévisuel. »

Mais avant toute chose regardons la vidéo, positionner le curseur à 1’30 et vous verrez le fameux graphique.

Avez-vous remarqué l’échelle utilisée? Déjà on ne montre qu’une portion de l’axe des ordonnées et l’échelle est extrêmement réduite, nous parlons d’une chute de … deux millièmes d’euros. Bien sûr pour des échanges se livrant en milliard d’euros la somme peut-être substantielle, mais ne parlons pas de crise! Y-a-t-il vraiment une utilité à ce graphique?blank

I. Le socle commun

C’est sans doute cela, l’utilité du socle, se faire sa propre opinion des faits d’actualités. Être autonome, pouvoir analyser l’actualité sans dépendre de quiconque.

Depuis quelques temps,  France 2 se livre à un exercice intéressant, une analyse des faits est proposée, ce n’est pas Pujadas qui nous livre son interprétation mais un « expert« , sorti de je ne sais d’où.

On a envie de faire confiance, mais quand on sait que l’autorité experte est sans doute la plus haute autorité qui soit. Voyons l’expérience de Milgram, qui sous la simple emprise d’une autorité experte arrive à ce qu’un une personne tue un autre homme, doit-on se laisser aller?

Bien sûr, l’analyse de ce graphique requiert bien un recul mathématique, le graphique apparaît rapidement, il faut être prêt à regarder l’essentiel : « l’échelle« , alors que notre œil serait bien plus attiré par l’aspect globale de la courbe.

Préparer nos jeunes enfants à analyser l’actualité requiert bien plus qu’un bagage mathématique :

– une culture historique et géographique.

– un bagage mathématique (voir l’aspect statistique)

-un bagage culturelle scientifique (dans l’art de pratiquer les sciences)

– être autonome, prendre des dispositions pour rechercher l’information.

La société moderne s’oriente vers une politique du chiffre, bien entendu pour analyser les chiffres (et dire que chiffre vient de sifra qui a aussi donné le mot zéro et « chiffré« , dans le sens « crypté« , « qui sème la confusion« !),  ce bagage mathématique est donc très important.

 

 

II.Un exemple Russe

La semaine du 4 au 11 mars 2012, lors des élections présidentielles russes, la chaîne info pro-Poutine Russie-24 a montré que la participation dans la région de Rostov était de 146% : « Russie Unie » a récolté 58.99% des voix, le Parti communiste 32.96%, « Russie Juste » 23.74%, le Parti libéral-démocrate 19.41%, « Pomme » 9.32%, « Patriotes de Russie » 1,46% et « Juste cause » 0.59%. Total : 146.47%.

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III. Un exemple de chez nous

Voici un graphique qui a été présenté par François Lenglet pendant l’émission Des paroles et des actes sur France 2 le 12 janvier 2012. Il voulait montrer les dépenses publiques en pourcentage du PIB, aux États-Unis, en Allemagne, dans la zone euro et en France.

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Tout d’abord, on remarque que la borne supérieur de 100% n’est pas visible.  La France paraît au premier abord, très en difficulté, les dépenses publiques nous paraissent équivalentes au PIB, mais il n’en est rien.

Et ce n’est pas fini! Regardons les rectangles des États-Unis et celui de la France, celui des Américains est deux fois moins grand par rapport au  notre, ce qui suggère que pour les pourcentages c’est le même rapport! 41,9% est-il deux fois moins grand que 56,2%?

Mais encore mieux, en regardant les rectangles on pense que la différence entre les États-Unis et l’Allemagne est la même qu’entre la zone Euro et la France, or pour l’un c’est 3,6% et pour l’autre c’est 7,4%…

Voilà ce qu’on aurait dû voir…

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Bref un graphique qui ne voulait rien dire… Que penser du message que l’on souhaitait nous faire passer?

 

 IV. Les médias…

Les médias de plus en plus proposent une analyse avec des schémas  à l’appui pour permettre de rapidement jauger la situation, malheureusement parfois les illustrations sont alambiquées et les explications complètement floues, ce qui ne nous donne pas d’autres choix que de croire.

Enfin pour finir, régulièrement les journalistes parlent de pourcentages d’augmentation ou de réduction sans jamais préciser la date de référence sur laquelle on s’appuie…

 

Il est primordial de créer un esprit critique chez nos élèves, il faut leur donner les moyens de se faire leurs propres opinions….

(voir aussi)

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sources utilisées :
http://images.math.cnrs.fr/Graphiques-frelates.html
http://www.apprendre-en-ligne.net/blog/index.php/2012/03/10/2012-taux-de-participation-146

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« Evaluer par compétences » = « Evaluer par Items ou objectifs » ?

Par blank

Cela fait 5 ans, maintenant que j’ai entendu parler d’évaluation par compétences : « pas de note et plus de sens! » En travaillant sur un projet (mathix à l’époque qui est devenu scolatix.org) nous avions commis l’erreur de faire la confusion entre l’évaluation par items/objectifs et l’évaluation par compétences. Bien sûr dans la pratique, elles « fonctionnent » de manière quasi-identique. La différence se tient sur ce que l’on évalue. De ce que j’ai vu comme projet « Osiris, sacoche, scolatix, Gibix » ce sont des projets tournant autour de l’évaluation par Objectif (ou items mais je préfère parler d’objectifs). Maintenant intéressons-nous d’abord à ce qu’est une compétence.

I.Compétence : sa définition.

a) Une compétence n’est pas un objectif.

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Une compétence n’est pas un objectif car en soi elle ne peut pas être atteinte. Je m’explique, une compétence se développe tout le temps suivant les situations que nous rencontrons. De plus, elle est relative à la complexité des situations. Nous mobilisons la même compétence dans une tâche simple ou complexe, c’est d’ailleurs ce qui rend difficile son évaluation.

De plus penser atteindre une compétence, c’est penser que l’on a rencontré toutes les situations possibles où mobiliser cette compétence même les situations auxquelles justement on n’a pas pensé, et aussi être sûr  que l’on sera capable de la mobiliser à tous les coups, c’est absurde par définition.

b) Une compétence se développe en situation

blankIl n’y a pas de théorie, par exemple, la compétence liée à l’utilisation du vélo, ne s’apprend pas seulement en se disant : « j’appuie sur une pédale puis l’autre et je tourne le guidon pour garder l’équilibre » . Il faut donc des situations graduelles pour développer la compétence. Elle s’appuie sur les actions que l’on mène à travers les situations.

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

c) Une compétence ne peut pas se découper.

 

C’est une différence majeure avec les objectifs! Ces derniers peuvent se détailler par micro-objectifs qui mène au résultat.Il y a un chemin vers la finalité.

Dans une compétence, c’est plus complexe, il n’y a pas de linéarité dans l’acquisition progressive de celle-ci. En effet, par exemple, la compétence liée à l’usage de la voiture, on peut très bien d’abord savoir manœuvrer une voiture sans pourtant connaître le code de la route ou le fonctionnement de la voiture.

En plus, la découper pour obtenir « Savoir passer des vitesses » ?!!! Mais quelqu’un qui n’a conduit que sur des voitures à embrayage automatique ne sait-il pas conduire?

Bref la notion de compétence se rattache à un ensemble d’acquis, aucun n’est réellement obligatoire. Par exemple, quelqu’un qui sait tout faire sur une voiture, sauf la démarrer, dit-on qu’il sait utiliser une voiture? Je pencherais pour l’affirmation.

 

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On remarque qu’ici, tout d’abord la notion de compétences acquises s’appuie sur une appréciation subjective qui fait référence sans doute à notre expérience. En effet, je dirai, par exemple, que de ne pas savoir comment un moteur fonctionne n’est pas handicapant pour avoir la compétence car moi-même je ne le sais pas, et je pense bien conduire. Ce qui serait de même pour ceux dépassant les limites de vitesses….

d) Une compétence s’adapte à des situations différentes

Là, on voit que la conduite de voiture s’adapte à toutes les voitures automatiques ou non, à trois roues, au scooter…

Bref, l’usage d’une compétence est un ensemble d’acquis permettant d’appréhender la nouveauté. Il s’agit, en vérité, d’autonomie vis-à-vis d’une situation concrète que nos expériences permettent de gérer.

e) Une compétence n’est pas basée sur les faits passés mais sur ce que l’on peut faire dans l’avenir.

Élément plutôt parlant : Quand nous voyons sur un CV, les compétences sur les langues par exemple.

L’individu parle bien de ce qu’il peut faire et mettre à disposition de l’entreprise.

Parler d’une compétence qu’on ne peut pas utiliser dans le futur n’a pas de sens….

De plus,dans cette optique, une compétence s’acquiert sur le long terme.

f) Une compétence se (res)sent.

Difficile pour moi d’exprimer clairement cette idée, mais je vais essayer. Une compétence est dite acquise (si on peut parler de réelle acquisition comme on a vu en a)…), que si l’individu sait qu’il la possède. En effet, car cela veut dire qu’il est capable de la mobiliser en situation. Quelqu’un qui n’a pas conscience de cette compétence ne pourra donc pas la mobiliser. Il faut donc développer cette conscience pour que l’individu la confronte à ses expériences et puisse la développer.

L’enrichissement par l’expérience ne peut exister que si l’on a conscience de la compétence que l’on travaille.

II. Objectif : sa définition

a) Un objectif : une action vers un apprentissage

Un objectif est un but à atteindre, il y a donc une notion de cheminement, puis de complétude. La complétude mène à une satisfaction, satisfaction que l’on ne peut pas avoir en parlant de compétence. De plus un objectif est précis, et par conséquent, on « voit » le trajet qui mène à sa validation.

Enfin, cette validation se concrétise par des situations, le jugement, que l’on a, porte sur les faits et non sur l’avenir ou la potentialité qu’a l’apprenant à pouvoir réutiliser son savoir.

b) Une situation plus précise, qui peut rester générale : compétencialité d’un objectif.

Bien sûr un objectif peut être généralisé, ce qui d’ailleurs me tendrait parfois à parler de « compétencialité » de l’objectif. En effet, facile de rendre général un objectif. « Savoir utiliser le théorème de Pythagore dans toutes situations ».

On pourrait croire qu’ici c’est une compétence! Bien sûr, hors contexte, c’est impossible de différencier les deux.

La nuance réside, justement si on parle de cet intitulé comme compétence ou objectif. Si c’est un objectif, tant que les faits sont là, l’objectif est atteint. Alors qu’en tant que compétence, il faudra se poser la question si l’apprenant est dans une posture où il saura faire appel à cette compétence dans l’avenir.

c) Un objectif : on l’a atteint ou on ne l’a pas atteint, on se base sur les faits.

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Comme on l’a deviné dans les précédents points, l’objectif s’atteint et n’a de valeurs que sur des faits concrets.Il n’y a pas de prévisions à faire. On pourrait croire qu’il est plus simple de juger si l’objectif est atteint ou non, mais comme la plupart des objectifs que nous donnons, nous les évaluons dans des tâches complexes, il n’en reste pas moins que cela est difficile.

 

III . Évaluer par compétences : pas si simple!

Comme on l’a vu faire la différence entre compétence et objectif reste ardu.

Évaluer par compétences est extrêmement difficile, et repose uniquement sur de nombreuses mises en situation qui permettent de mettre au jour des compétences acquises (toujours si on peut parler d’acquisition).

De plus, il est plus simple d’affirmer qu’un enfant possède une compétence que de dire qu’il ne la possède pas.

Posez-vous la question si votre mère sait calculer avec des nombres…. Essayez de réellement trancher la question de manière sûre!

 

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