Étiquette : IA

Triche or not triche, la webapp

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Alors pourquoi la webapp?

En fait, mon besoin c’était de le montrer en formation IA (j’en fais pas mal, et je trouve que le jeu en mode cartes et plateau c’est bien mais fastidieux quand on a 25 collègues dans une salle pour ce jeu), du coup je me suis dit que le projeter, ça serait pas mal, voir en version numérique !

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Un gros problème, je suis une chèvre pour coder, j’ai bien quelques notions certes, mais point le temps de réactiver mes connaissances. Naturellement, j’ai demandé à l’IA 😀

Quand ChatGPT code…

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Bon ce n’est pas la panacée non plus, des trucs sophistiqués, ça ne fonctionne pas.

J’ai donc du mettre les mains dedans pour que ce soit fonctionnel, et le pire c’est qu’Arnaud est passé derrière pour corriger des trucs (je pense que sur mon écran, ça fonctionnait, Arnaud a du voir que ce n’était pas responsive sur d’autres types d’écran, il rajouté les ombres sur les cartes. bref il a rendu publiable (un GROS MERCI à LUI), bref vous avez un projet DUDU.

Mon bilan est globalement positif. Certes, l’IA ne fait pas tout à ma place, mais elle m’a réellement aidé à coder, rendant le projet réalisable. Alors oui, certains diront que je n’ai pas véritablement « appris », mais je nuancerais cette critique : on est tout de même obligé de lire, de comprendre et d’adapter le code. L’un des atouts majeurs, c’est que le HTML généré reste lisible et accessible, même pour un non-spécialiste.

Triche or not Triche.

Il est accessible à cette adresse : https://mathix.org/IA-triche-or-not-triche/
Petit détail : Si on clique sur les cartes ça les agrandit afin d’améliorer la lisibilité du texte, si on reclique, elle reprend sa taille originelle.

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Déroulé de l’activité « Triche or Not Triche » version webaap avec les élèves

  • 1. Mise en situation

Présentation du jeu et de son objectif : classer différentes situations d’usage de l’IA sur la double flèche Triche or not Triche

  • 2. Lancement du jeu

Un élève volontaire prend la souris et déplace les cartes (situations) une par une.

Rappel des règles du débat : respect de la parole, écoute, argumentation, droit au désaccord.

À chaque carte, débat rapide en classe (avis, arguments).

Le professeur régule les échanges, recentre si besoin, reformule.

  • 3. Validation du classement

Une fois toutes les cartes placées, retour global sur les choix.

Le professeur acte le classement final, éventuellement en nuançant certaines positions :

→ Ce qui est clairement de la triche,

→ Ce qui dépend du contexte,

→ Ce qui est acceptable et même encouragé.

  • 4. Cadre d’usage de l’IA dans le travail personnel

Définition claire de ce qui est autorisé ou non pour les devoirs maison :

Est-ce qu’on peut utiliser ChatGPT ?

Pour quoi faire (réviser, vérifier, s’entraîner…) ?

Ce qui n’est pas accepté (copier-coller sans compréhension, générer une rédaction sans y toucher, etc.).

Attentes claires : ce qu’on attend d’un élève qui utilise l’IA intelligemment (traces de réflexion, reformulation, appropriation).

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LA RGPD, l’IA et les élèves : le prompt « Qui suis-je ? ».

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Depuis quelque temps, à chaque fois que j’aborde l’intelligence artificielle en contexte scolaire, on me rappelle — parfois avec insistance — la RGPD et les GAFAM.

Il me semble que l’on peut parler d’IA et expérimenter l’IA en classe sans être en contradiction avec ces principes (qui me sont chers).

Aujourd’hui, les élèves utilisent déjà l’IA et les GAFAM — souvent sans conscience des enjeux, des limites, ni des conséquences sur leurs données. On peut/doit les accompagner.

Un prompt simple, une prise de conscience forte : « Qui suis-je ? »

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Bon, il me connaît, mais pas totalement, je n’ai pas que des 6e et 4e, mais des 3e… Si je lui dis qu’il a faux il corrige en disant que je suis au collège.
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J’ai expérimenté ce prompt sur les élèves qui avaient déjà un compte sur une IA générative, c’est d’ailleurs en sachant que certains en avaient un que m’est venu cette idée.

En aucun cas, j’ai demandé aux élèves de se créer un compte, j’ai juste saisi l’opportunité de pouvoir faire mouche !

Le choix de « Qui suis-je ? » n’est pas anodin. Derrière ce mignon prompt, une expérience à l’enjeu pédagogique fort : observer ce que l’IA « sait » ou prétend savoir de l’élève à partir des données associées à son compte. Les retours ont été très variés.

Certains élèves ont reçu des réponses vagues ou génériques, bref sans danger mais d’autres ont été surpris par la précision des suggestions de l’IA, voire gênés…

Cela a immédiatement ouvert le débat :

  • Comment l’IA peut-elle “deviner” ?
  • Que sait-elle de moi ?
  • Est-ce que j’ai déjà donné ces infos, et à quel moment ?
  • Et surtout, qui détient ces données ?

L’occasion d’aborder la RGPD autrement

Ce simple prompt a permis une entrée par l’expérience vécue, plus efficace qu’un long discours sur la RGPD ou la vie privée. On est passé d’un règlement perçu comme “technique” à une question de conscience personnelle :

  • ce qu’est une information personnelle identifiable (PII)
  • comment des outils puissants peuvent reconstruire un profil à partir de données personnelles disponibles dans les conversations et sur le net.

La RGPD et les IA : une zone floue

Soyons clairs : la RGPD est aujourd’hui difficilement conciliable avec les IA génératives grand public.
À moins d’utiliser un modèle local, open source, il est quasiment impossible de garantir un respect strict du règlement.

On pourrait se dire : « On ne peut rien faire ! ».

Je pense avoir trouvé une autre voie, pas parfaite : une voie sans doute à baliser davantage.

Un chemin périlleux mais qui en vaut la chandelle

J’ai choisi d’exposer les élèves à ces outils dans un cadre pédagogique, avec des règles strictes, avec une discussion derrière. Ce n’est pas parfait, j’ai pu le faire en co-animation, et dans un projet qui englobait l’esprit critique (faudrait d’ailleurs que je vous en parle !)
Les accompagner à expérimenter, leurs permettre de leurs faire vivre des expériences, de les confronter à l’IA, de la démystifier, de comprendre les enjeux éthiques et écologiques sont tout autant de raisons de se lancer en classe.

Parce qu’ils le feront sans nous, sinon.

Tant que l’Éducation nationale ne nous fournit pas encore d’alternative institutionnelle, tant qu’on ne disposera pas d’un modèle maison, hébergé et contrôlé par nos propres serveurs, nous sommes tous dans une forme de « bricolage encadré ».

(Je rappelle que je n’ai pour l’instant ni utilisé , ni demandé aux élèves de faire nos expériences sur des plateformes avec comptes, mais bien en mode déconnecté, et je n’ai en aucun cas demandé qu’ils saisissent des données personnelles ou production quelconque.)

Des raisons d’espérer : un modèle public possible

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Je reste cependant optimiste. Dans notre académie (Nantes), nous avons retrouvé la main sur notre ENT (E-Lyco) et on a mis en place la plateforme Éléa ( Moodle).

Il y a des outils intégrés à la forge, pour ne parler que de certains que j’utilise régulièrement :

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CAPYTALE et MathA (PhysALEA en construction)

Cela montre que nous avançons vers plus d’autonomie et de maîtrise sur nos outils numériques, notamment grâce à la forge des communs numériques : Création, mutualisation et partage de ressources éducatives libres ! et des apps.educations où institutionnalisent des outils libres !

Ce chemin est lent — c’est vrai — mais un ministère aussi vaste ne peut pas aller plus vite que son écosystème. Nous devons, à notre échelle, baliser le terrain.

Les parcours PIX prévus pour la rentrée prochaine sont un bon début, et l’IA attendue pour la rentrée 2026, nous permettra de leurs faire faire leurs premières expériences avec l’IA sans crainte, tout en rappelant les autres biais (car ils sont nombreux et ce, dans tout modèle).

Éduquer, pas interdire

Ce que j’ai voulu avec ce simple prompt “Qui suis-je ?”, ce n’est pas exposer mes élèves aux dangers des IA, mais leur permettre de les regarder en face.
Ils les utilisent déjà, alors accompagnons-les, formons-les, aidons-les à comprendre que gratuit n’est jamais sans contrepartie, et qu’une IA est un outil, pas une vérité.
Eclairons-les sur les enjeux du numérique.

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ATTENTION PEPITE EN VUE : EDUBOT. FR

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Oulala, il faut que je vous dise ça et vite !!!!

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J’ai une pépite pédagogique à partager avec vous. Vivien Mirebeau, un collègue philosophe de l’académie de Nantes, m’a glissé un message sur Matermost (notre chat maison) pour me présenter le fruit de son travail. Curieux et séduit, je vous propose de découvrir EduBot.fr, une plateforme qui permet aux enseignants de créer des chatbots sur mesure pour leurs élèves. Si vous aimez l’innovation éducative simple et puissante, cet article est pour vous !

EduBot.fr : Qu’est-ce que c’est ?

EduBot est une plateforme en ligne permettant aux enseignants de concevoir et de paramétrer leurs propres chatbots éducatifs de manière simple et conviviale. Ces assistants virtuels offrent une nouvelle dimension à l’apprentissage, rendant les interactions plus engageantes pour les élèves.

Fonctionnalités principales

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  • Partage et mutualisation des chatbots : L’une des grandes forces d’EduBot réside dans la possibilité de partager ses créations avec d’autres enseignants. Une communauté dynamique est en train de naître autour de la plateforme, favorisant les échanges de bonnes pratiques, de ressources et de chatbots prêts à l’emploi.

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  • Création de chatbots personnalisés : On peut créer très simplement un chatbot à partir d’un prompt et de NOS propres ressources (documents, liens, contenus pédagogiques), selon le principe du RAG (Retrieval-Augmented Generation). On peut l’agrémenter de QCM, cartes mentales interactives (Markmap), ou encore des liens et vidéos : autant d’éléments qui transforment ce chatbot en véritable compagnon d’apprentissage pour vos élèves. Et pour le matheux que je suis, le LaTeX est pris en charge. Quand je vous dis que ce Vivien, il nous bichonne !
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  • Constitution de vos classes : On peut créer et organiser nos classes d’élèves directement sur la plateforme pour un suivi centralisé et une gestion facilitée.

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  • Suivi de la progression des élèves : Grâce à un compte enseignant, on peut suivre les avancées de nos élèves et ajuster vos contenus en conséquence. Ce suivi se fait notamment par l’accès aux conversations que les élèves choisissent de transmettre — avec leur consentement explicite, conformément au RGPD — permettant ainsi une analyse de leur compréhension et de leurs besoins. Un petit plus malin : le chatbot évalue la qualité de l’expression écrite de l’élève grâce à une pastille colorée (verte, orange ou rouge), un retour visuel simple et efficace.

Tarification

EduBot propose plusieurs plans adaptés aux besoins des enseignants et des institutions :

  • Plan gratuit : Idéal pour débuter, avec la possibilité de gérer jusqu’à 40 élèves et de créer 5 chatbots.
  • Plan enseignant : Pour 10€ par mois, gérez jusqu’à 250 élèves et créez jusqu’à 100 chatbots.

Des packs avantageux sont également disponibles pour les établissements souhaitant équiper plusieurs enseignants.

Données personnelles et sécurité

La protection des données est une priorité pour EduBot. La plateforme s’engage à être transparente sur la collecte et l’utilisation des informations personnelles, assurant ainsi une utilisation en toute confiance. Vivien veille personnellement à ce que les données soient protégées au maximum. Certes, la plateforme utilise des API de modèles américains, mais les clauses d’utilisation stipulent clairement que les données ne sont pas réutilisées à des fins externes. Un vrai plus dans le contexte actuel, même si je resterai prudent pour ma part.
Les données élèves (nom prénom) demeure en France. 

Et l’homme derrière EduBot.fr

Derrière cette belle aventure numérique se trouve Vivien Mirebeau, professeur de philosophie dans l’académie de Nantes, qui développe seul cette plateforme avec passion et une sacrée dose de persévérance depuis octobre (ça n’a même pas un an). Il a su, à lui seul, concevoir un outil puissant, intuitif et prometteur, qui mérite d’être découvert par un plus grand nombre d’établissements. C’est un véritable exemple d’innovation pédagogique portée par le terrain.

On ne peut que souhaiter que les institutions éducatives prennent la mesure de cette initiative : en accompagnant ce projet, en épaulant son développement ou même en finançant une partie des dépenses, elles contribueraient à pérenniser un outil à fort potentiel au service des enseignants et des élèves.

Quelques limites à garder en tête quoique…

Comme tout projet en développement indépendant, EduBot.fr a aussi ses petits « hics » :

  • Des modèles d’IA modestes : Les modèles utilisés ne sont pas les plus performants du marché, mais ce choix s’explique par des contraintes budgétaires — et un vrai souci de sobriété numérique. Il faut saluer l’équilibre entre accessibilité, efficacité et écologie. Vivien travaille par ailleurs à améliorer la fiabilité des réponses grâce à une option « correctif » éditable, offrant ainsi à l’enseignant un « possible contrôle » des modèles.
  • Accessibilité et ergonomie : Actuellement, l’interaction avec les chatbots se fait uniquement par écrit. Cela peut avoir son charme au début, mais devient rapidement fastidieux, surtout pour les élèves qui ne sont pas à l’aise avec un clavier. Mais en même temps sur téléphone, la dictée vocale peut dépanner (et en plus le site est responsive.)

Une piste d’avenir : intégration dans ELEA

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Pour aller encore plus loin, une intégration d’EduBot.fr dans ELEA, l’espace de e-éducation de l’académie de Nantes, serait une avancée majeure. Elle permettrait aux enseignants de tirer parti des fonctionnalités de la plateforme tout en l’inscrivant dans un environnement numérique de travail familier, sécurisé et déjà utilisé par nombre d’établissements. Un pont naturel entre innovation individuelle et écosystème institutionnel.

En résumé

Avec Edubot.fr, Vivien Mirebeau offre aux enseignants une opportunité unique d’intégrer des chatbots éducatifs dans leur pédagogie. Une manière ludique et interactive d’accompagner nos élèves et de faciliter leur apprentissage.

Alors, prêts à  enseigner en mode 2.0 ? Rendez-vous sur EduBot.fr pour découvrir cette pépite pédagogique !

À vos chatbots, prêts, innovez ! (c’est mon côté pâtissier)

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